La capture du Valat de Baumoleïro

A environ 500 mètres au nord de l’Hospitalet, la route longe à main droite une dépression peu profonde. C’est le vestige d’une ancienne rivière, qui a connu un sort au nom peu enviable : la capture. Autrefois, elle coulait au pied de l’actuel point côté 1021, continuait vers le nord et finissait par rejoindre l’emplacement de l’actuel col de Solpérière pour venir se raccorder au ruisseau de Solpérière et partir vers l’Atlantique via le Tarnon.

On est certain de ce fait car sur tout le tracé décrit on trouve des galets fluviatiles typiques, et on peut encore voire le tracé, bien que très érodé, de l’ancien cours d’eau.

Pourtant, cet ancien tracé est à une altitude moyenne légèrement plus élevée (5m) que celui d’aujourd’hui, qui se raccorde avec le vallon de Baumoleïro, et envoie les eaux de la rivière temporaire vers la Méditerranée via le Gardon.

Comment cette rivière a-t-elle pu changer de mer réceptrice ?

Tout simplement, il s’est produit un phénomène d’érosion régressive : le vallon de Baumoleïro s’est progressivement approfondi sous l’action de l’érosion. Ce faisant, son point d’origine a peu à peu reculé vers le sud-ouest, jusqu’à entrer en contact avec la rivière qui coulait là à l’époque, et à « capturer » ses eaux pour lesquelles il est tout à coup devenu plus rapide de couler directement vers le bas.

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