Rêve éveillé Si vous voulez m'aider, achetez mon livre :
"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
La can de l'Hospitalet
Recherche sur le siteNouveau sur le site
Skip Navigation Links
Accueil
Nouveau
Territoire
Histoire
Lieux-dits
Routes
GrottesExpand Grottes
Vestiges
Mystères
SourcesExpand Sources

Les traces de dinosaure de Saint Laurent

Les premiers utilisateurs connus du castelas de Saint Laurent de Trèves sont des petits dinosaures de l'espèce "grallator minusculus" dont on peut voir les traces sur le plateau (notamment grâce à un sentier de découverte créé par le Parc National des Cévennes).

A l'époque le castelas ne ressemblait pas à ce qu'il est aujourd'hui : il n'était qu'une petite partie d'un vaste rivage entourant une mer peu profonde. Les grallators ont laissé leurs empruntes une boue calcaire qui, grâce à un certain nombre de conditions rares, ont été recouvertes par des couches ultérieures sans être abimées, ce qui les a protégées de la destruction. L'érosion, en décapant les couches qui les recouvraient, les a rendues à nouveau visibles à la surface du castellas. L'essentiel du plateau est enherbé, mais les trois zones distinctes où la roche est visible laissent apparaître un ensemble de 24 traces très nettes, d'une longueur de 15 à 25 centimètres. Elles sont gravées sur deux niveaux distincts situés environ 35 centimètres l'un en dessous de l'autre. Des polygones de dessication apparaissent sur la surface de la roche. Certaines sont alignées et permettent de reconstituer un tronçon de trajectoire de leur propriétaire, qui devait avancer tranquillement, en faisant des enjambées de 1 mètre 20 à 1 mètre 40.

Ces fameuses traces ont peut-être contribué à renforcer la singularité du site aux yeux de ses utilisateurs successifs... Comment ne pas croire qu'un homme de la fin du néolithique ait pu être frappé par ces signes gravés dans la pierre, signes qu'il n'a probablement pas correctement interprétés car de dinosaures, il n'en a jamais vus ! Je fais l'hypothèse que ces empreintes ont à quelque chose à voir dans l'utilisation cultuelle du site.

D'après un article de Mr Bernardsky, géologue du BRGM à Florac, au début du XXème siècle, seule une trace est visible, "sur une plaque érodée et noircie par les intempéries". Ce seraient "des curieux et des géologues" qui, par curiosité, auraient dégagé des zones voisines et trouvé de nouvelles empreintes. Il est tout de même probable qu'à l'époque de la construction du château (au XIIIème siècle ou avant) la surface du plateau ait été nettoyée jusqu'à la roche pour disposer d'une surface plane et pratique, et que de nombreuses traces aient été visibles. Elles ont probablement ensuite été recouvertes par les gravats de la destruction de l'édifice, puis la terre et l'herbe qui se sont accumulées avec le temps.

Ces curieuses formes gravées dans la roche étaient connues de tous temps par les habitants de Saint Laurent, mais de nombreux témoignages racontent qu'elles étaient interprétées comme des fleurs de lys gravées dans la roche autour du château médiéval qui a existé à cet endroit jusqu'au XVIIème siècle.

Il faut attendre 1935 pour rencontrer la première mention écrite de l'existence de traces de dinosaures à Saint Laurent de Trèves. Un certain Mr. Monod publie dans la revue du Club Cévenol de cette année des photos montrant des gens en train de mouler les empreintes avec une légende explicite : "Moulage de traces de dinosaures". Mr Monod était sans doute un amateur très éclairés, car à cette époque les scientifiques ne semblent pas avoir connaissance de ces traces, ou du moins ne les interprètent pas encore comme telles. Les premières traces de grallator identifiées comme telles furent découvertes en 1960 près de Lodève au lieu-dit "l'oppidum de Grézac". Louis Thaler, ayant relaté cette découverte dans un quotidien régional, est alors contacté par le fameux Mr Monod qui lui signale l'existence d'empreintes similaires à Saint Laurent de Trèves. Louis Thaler entreprend alors une étude détaillée des empreintes, ce qui aboutit à une première publication scientifique en 1966 dans le "Compte rendu sommaire des séances de la société géologique de France" n°7 du 18 juin 1962, page 90.

Les traces existent !

Enfin... plus ou moins. En ce début de XXIème siècle, il m'arrive de croiser des anciens qui disent "Des traces de dinosaures ? C'est ce qu'on dit, oui. Mais moi, j'y ai jamais cru !".

Inversement, plusieurs personnes qui m'ont affirmé que le découvreur des traces était leur grand-père (ou leur cousin, ou leur marraine selon le cas...). Ceci semble montrer que les traces sont maintenant considérées comme faisant bien partie de ce pays.

11/08/2008
14/03/2013
Saint Laurent de Trèves à l'heure gallo-romaine Saint Laurent de Trèves
A lire dans cette rubrique
Saint Laurent de Trèves.
Saint Laurent de Trèves est une commune de Lozère situé au sud de Florac, sur la Corniche des Cévennes, au pied du plateau appellé "can de l'Hospitalet".
Saint Laurent de Trèves village.
Saint Laurent village est le hameau central de la commune de Saint Laurent.
Le castelas de Saint Laurent.
Le castelas de Saint Laurent
Grallator minusculus.
Les grallators étaient des dinosaures bipèdes carnivores qui faisait partie de l'ordre des Saurischiens, sous-ordre des Théropodes.
La côte 1034 de la can de Saint Laurent.
La côte 1034 de la can de Saint Laurent est un léger bombement visible à gauche de la route qui mène du col du Rey à Ferrière.
La ferme de Carlèque.
La ferme de Carlèque
La peyro de la pendulho.
La peyro de la pendulho est une pierre très anciennement retouchée par l'homme, sur la can de Ferrière.
La source de Saint Laurent.
A quelques dizaines de mètres au nord du castelas de Saint Laurent, sous les pentes d'herbe raides entrecoupées de barres rocheuses qui mènent au site des traces de dinosaures, on peut remarquer, juste au dessus de la route, au milieu d'un pré, une maçonnerie qui émerge, laissant apercevoir un segment de voute.
Le chemin muletier Col du Rey - Florac.
Au col du Rey convergent les chemins muletiers venant d'Anduze et d'Alais.
Le replat sous Suquet.
Sous le Suquet, en versant sud de la can de Saint Laurent, à l'ouest du point côté 883, un vaste replat court sur plusieurs centaines de mètres.
Le Suquet.
Le Suquet est un petit plateau situé à l'extrémité ouest de la can de Saint Laurent de Trèves, au sommet de la crête qui monte du village.
Les cupules de Grattegals.
Au dessus de grattegals, sur un rocher surplombant la rivière, la plus grosse cupule des environs
Les étranges tâches noires de la can de Saint Laurent.
Sur une photo aérienne de l'IGN, campagne 1947, on aperçoit, à la surface de l'une des prairies de la can de Saint Laurent de Trèves, 4 alignements de taches noires bien mystérieux.
Les traces de dinosaure de Saint Laurent.
Les premiers utilisateurs connus du castelas de Saint Laurent de Trèves sont des dinosaures de l'espèce "grallator minusculus" dont on peut voir les traces sur le plateau.
Mars la rouge.
Attention, dans 5 secondes, insertion sur orbite martienne... 4, 3, 2, 1... capture.
Saint Laurent de Trèves à l'heure gallo-romaine.
Dès l'époque gallo-romaine, un groupe de maisons a probablement existé sur le castellas, soit sur le sommet, soit sur le versant exposé au midi, à l'abri du vent du nord.
Tumuli sur la can de Saint Laurent.
Deux tumulus côte à côte sur la can de Saint Laurent.
Skip Navigation Links
A propos du site "Rêve éveillé"
Si ce site vous a été utile
Toutes les pages