Le Kaval, le Naï

Le Kaval et le Naï sont deux flûtes d’origine bulgare et roumaine qui fonctionnent sur le même principe.

Voici sans doute les flûtes les plus simples à fabriquer, jugez-en plus tôt. Il s’agit, ni plus ni moins, de se procurer un tube creux ouvert aux deux bouts, d’un diamètre intérieur d’environ 1,5 à 2 cm, et d’une longueur de 20 à 50 centimètres. Deux entre-nœuds de Renouée du Japon feront par exemple l’affaire, mais cela est également possible avec du bambou…

Une fois que vous avez le tube, que reste-t-il à faire ? Hé bien, rien du tout. Euh… si : il reste à apprendre à en sortir un son. Et ça, croyez-moi, ça va vous prendre du temps. Des heures, des jours, des années, que sais-je ? Peut-être bien que vous n’y arriverez jamais, allez savoir.

Pour sortir un son de ce truc, il faut le tenir orienté vers le bas, le rond de l’une des extrémités plaqué contre les deux lèvres, celles-ci formant approximativement la forme du cul d’une poule. Et puis il faut souffler, assez fort, en cherchant votre son.

Si un jour celui-ci apparaît, il restera à percer les trous de votre flûte. La perce standard du Kaval fait monter les notes par demi-tons, mais il sera plus simple de réaliser une perce plus « occidentale » pour commencer.