Du Tarnon au Gargo

Passer du causse à la vallée ou inversement est toujours un choc. Au moment de franchir le rebord, en quelques mètres, en quelques secondes les paysages changent brutalement, les perspectives s’allongent ou se raccourcissent au tournant d’un virage. Cette balade en est une bonne illustration.

Le départ peut se faire de Vernagues, petit hameau situé sur la rive gauche du Tarnon, à environ 8 km au sud de Florac en direction de Meyrueis. La montée (350 m de dénivelée environs) se fait par un ancien chemin muletier bien tracé. Sur le haut de l’itinéraire, plusieurs chemins s’entrecroisent, à chacun de choisir celui qui lui convient, ils mènent tous en haut.

Les alpes vues depuis le sommet du Mont Gargo, sur le Causse Méjean, par dessus la can de l’Hospitalet et les Cévennes

Dans la montée, progressivement, la vue se dégage. En face, de l’autre côté de la vallée du Tarnon, apparaît nettement un autre petit Causse, la can de Tardonnenche, qui faisait autrefois bloc avec le causse, avant que la rivière ne fasse son passage, les séparant pour toujours. Vue d’ici, la can penche curieusement vers la gauche, semblant basculer vers Florac.

Lorsque l’on a pris pied sur le plateau, le Gargo apparaît au loin. Point n’est besoin de chercher de chemin, ici tout est chemin. Il suffit de viser le sommet et d’avancer, rien ne viendra entraver la marche. Il reste tout de même plus de 150 m de dénivelée à grimper, malgré l’allure débonnaire des courbes douces.

Saint Laurent de Trèves vu depuis le rebord du Causse Méjean, par dessus la vallée du Tarnon

Du sommet, la vue porte dans toutes les directions. Bougès, Mont Lozère, Aigoual

Par temps clair, on aperçoit même les sommets enneigés du massif de l’Oisan, à plus de 200 km de là dans les Alpes, par dessus la vallée du Tarnon, par dessus la Can de l’Hospitalet, par dessus les dernières crêtes des Cévennes schisteuses

Circuit de 3 heures environ, dénivelée 500 m.

Bisous de rochers

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