Le Mont Blanc par la mer de Glace

Massif : Mont-Blanc. Carte IGN TOP 25 « Saint Gervais les Bains – Massif du Mont-Blanc »  3531 ET.

Durée : 6 jours.

Cet itinéraire est à la fois très linéaire, de grande ampleur (plus de 30 km de long), mais facile et grandiose.  Le récit correspondant s’appelle « Un mont-blanc réussi« .

Accès : Aller à la gare de Chamonix (je pense que vous trouverez sans plus de précision !). Prendre le train du Montenvers.

Première journée : Montenvers (1900 m) – refuge du requin (2500 m)

Emprunter l’accès ordinaire au refuge du requin : descendre sur la mer de glace par les échelles (attention, avec beaucoup de poids sur le dos ça n’est pas si facile !), remonter la mer de glace jusqu’aux barres rocheuses situées sous le refuge, et remonter les échelles (fatigue garantie pour ce premier jour !).

La mer de glace
La mer de glace

Deuxième journée : Refuge du requin (2500 m) – Glacier du géant (3000 m)

Du refuge, traverser à l’horizontale pour prendre pied sur le glacier. Le remonter en restant bien au milieu, surtout ne pas s’approcher du gros rognon sous prétexte que « ça a l’air meilleur », au dessus c’est l’enfer (vécu !). Une fois les séracs passés, remonter à votre bon plaisir les pentes de neige peu raides et s’arrêter… quand vous en avez plein les bottes. Il est possible de monter directement jusqu’au col du midi mais je conseille de faire une petite étape et de dormir vers 3000 m pour profiter et commencer à s’acclimater tout doucement.

Dans les séracs du géant
Dans les séracs du géant

Troisième journée : Glacier du Géant (3000 m) – Col du Midi (3500 m)

Journée facile : remonter à vue les pentes de neige peu raides et s’installer ou on veut sur l’immense plateau neigeux du col du midi. Petite ascension digestive : la pointe Lachenal, toute proche et à 3650.

Au col du midi
Au col du midi

Quatrième journée : Col du midi (3500 m) – Arête du Mont-Blanc du Tacul (4100 m).

On rejoint hélas un tronçon d’itinéraire très fréquenté du massif : la voie normale du Mont-Blanc du Tacul. Monter jusqu’à l’arête ouest, puis partir en direction du sommet lui-même. Vers 4100, s’installer à l’abris de la corniche de l’arête, à l’écart de la voie normale. Tranquillité retrouvée, vue grandiose.

Au sommet du tacul
Au sommet du tacul

Cinquième journée. Arête du Tacul (4100 m) – Pointe Bayeux au dôme du goûter (4250 m).

Rejoindre la voie classique de traversée des 3 Monts. Le passage de la rimaye du Mont Maudit (pente de glace un peu raide) avec 30 kilos sur le dos n’est pas de tout repos. Monter au sommet du Mont-Blanc, y arriver largement après le départ des derniers (vers 16 heures, par exemple), et en profiter tranquilles. Redescendre l’arête des bosses. Au dôme du goûter, filer plein nord sur un petit kilomètre vers la pointe Bayeux, replat neigeux à l’écart de l’itinéraire visible au dessus d’une petite émergence de rocher. Poser le camp. Dans le récit qui suit, nous ne nous sommes pas arrêtés à la Pointe Bayeux, nous sommes directement redescendus, mais nous l’avons énormément regretté ensuite, alors je vous conseille absolument de ne pas manquer cette belle occasion de profiter une nuit de plus de la haute montagne.

Les Corniches de la Breva
Les Corniches de la Breva

Sixième journée : Pointe Bayeux au dôme du goûter (4250 m) – Redescente

RAS : emprunter l’itinéraire classique de descente de la voie normale du Mont-Blanc.

Carte de l'itinéraire
Carte de l’itinéraire