Le chemin d’estive de racoules

Comme tous hameau de la vallée du Tarnon qui se respecte, Racoules a son chemin d’estive. Celui-ci est particulièrement impressionnant. La première partie de la montée est malheureusement très abimée. Le chemin disparaît parfois presque sous les ronces, à tel point que des « raccourcis » montant tout droit ont été aménagés pour s’embêter le moins longtemps possible. Les choses s’améliorent un peu lorsque le chemin se lance à l’assaut de la falaise, au dessus du ressès. Il est alors intégralement empierré, souvent soutenu par des murs de bonne hauteur. Les lacets s’enchaînent à un rythme extrêmement serrés, chaque court virage permettant de gagner quelques mètres sur la pesanteur.

Lorsque le chemin atteint enfin les sommet des piliers de dolomie, les choses se calment, les courbes se font plus molles, et on pénètre peu à peu dans le vallon supérieur du « ravin du bègue ». Après quelques centaines de mètres d’un chemin à la pente douce, on pénètre dans une sorte de petit paradis oublié. Autour de quelques bâtiments d’estive en ruine qui racontent encore la vie active qui régnait ici, des arbres fruitiers abandonnés depuis longtemps donnent encore (quelques) fruits à moitié ensauvagés. Les couleurs d’automne prennent ici des teintes particulièrement nostalgiques, âmes sensibles s’abstenir.

Si vous avez le courage de monter encore d’une centaine de mètre, le vallon intime laissera brutalement place aux immensités désertiques et venteuses du Causse, ces espaces que les habitant du lieu s’occupaient  justement d’exploiter. Un contraste saisissant.

Sur le bord du chemin, quelques centaines de mètres avant d’arriver aux maisons, une belle petite grotte à double entrée complètera l’intérêt de la longue marche que nécessite l’accès à ces lieux. Il est aussi possible de redescendre par le chemin de Salgas, à quelques centaines de mètre plus au nord.

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