Les camisards – Détail des scènes

Les scènes sont ici listées dans l’ordre du film. Le chiffre entre parenthèse donne le moment de début de la scène par rapport au début du film (le montage définitif). La numérotation donnée à droite de chaque titre correspond à la position de la scène dans le scénario original.

Générique d’ouverture (00:00) Non décrit dans le scénario

Lieu : plusieurs hypothèses sont avancées :

  • La vallée du Tarn filmée depuis les hauteurs de Salanson (un rocher proéminent qui apparaît sur la droite du plan pourrait être le « Rocher des fées ».
  • La montagne aux alentours de Barre des Cévennes, prise depuis le Serre de Marion, avec en fonds les hauteurs de l’Aigoual1

On retrouve d’ailleurs cette image plus loin dans le film.

F1 – Dans l’église (01:11) S07a

Lieu : église de Saint Laurent de Trèves.

Dans le scénario original, cette scène ne devait pas ouvrir le film2. Elle intervenait plus tard dans le déroulement de l’histoire. Allio a dû estimer qu’elle constituait une magnifique entrée en matière en permettant de présenter la population locale, que l’on va revoir souvent, mais toujours modestement, dans la suite du film. Peut-être, dans l’esprit d’Allio, cette entrée en matière est-elle une manière de rendre hommage aux cévenols qu’il a appréciés et qui le lui ont bien rendu.

Un certain nombre de figurants participant à cette scène sont appelés par leurs vrais prénoms, parfois même par leurs vrais noms de famille (par exemple : les demoiselles Alice et Jeanne Bernard de Saint Laurent de Trèves, Julie Bancilhon du Puychauzier), et prononcent ici leurs seuls mots de tout le film.

« La scène dans l’église de Saint-Laurent était particulièrement forte. René avait choisi avec soin chacun des paysans. Discrètement, il leur avait demandé leur nom et expliqué que quand ils l’entendraient, ils devraient se lever et dire: « Ici, Monsieur ». Au moment du tournage, nous avions tous des frissons. L’émotion, la peur mêlée à la pudeur se sentaient dans la voix des habitants, lorsqu’ils prononçaient ce : «Ici, Monsieur ». En ce lieu, tant de gens avaient vécu, dimanche après dimanche, cette situation. C’ était comme si les murs 1e savaient encore ! » (Christiane Rorato)

On imagine également l’émotion des habitants de la région, lorsqu’ils virent, à l’occasion de l’avant-première, toutes ces personnes qu’ils connaissaient, nommées comme dans la vraie vie !

F2 – Au Château (05:49) S03

Lieu : Château de Montvaillant (La Salle-Prunet)

Vue sur barre des Cévennes (07:59) Non décrit dans le scénario

Lieu : Barre des Cévennes vue depuis la piste de Terre-Rouge

F3 – Le chien tué (08:02) S05

Lieu : Deux hypothèses :

1 – Entre Ferrière et le bosc (Serre d’Ayrous), non loin de la scène d’attaque de la fin du film (Rémi Pin)

2 – Serre de Marion (Avant Barre des Cévennes, côté Florac) (Gérard Serrière)

Le chien (prêté par Robert Delpuech) n’est bien sûr pas réellement tué à coups de bâton. La scène a été astucieusement coupée en deux, et le chien endormi dans l’intervalle.3

F4 – Repas au château (08:53) S04

Lieu : Château de Montvaillant (La Salle-Prunet)

F5 – Lecture en plein-air (10:30) S02

Lieu : Le Puychauzier

René Allio avait pensé tourner cette scène dans un petit bâtiment rustique sur le bord d’une rivière. C’est finalement au cœur d’un hameau que se déroule cette assemblée très simple. Le public reste ici attentif et sage, alors que le scénario prévoyait une litanie.

Gérard Serrière estime que cette scène est peu vraisemblable, car il est peu probable que de tels mots aient été prononcés à cette époque. Le passage lu4 semble correspondre à l’esprit et la lettre du nouveau testament5, or en ces années de violence les protestants se référaient plutôt à l’ancien testament. En effet, à la différence du nouveau testament, qui interdit explicitement la violence, l’ancien testament regorge de passages légitimant celle-ci (« Oeil pour œil, dent pour dent »), ce qui arrangeait mieux les révolutionnaires qu’étaient les protestants de l’époque, bien décidés à en découdre avec les armées du Roy.

F6 – Les déserteurs (11:20) S09

Lieu : d’après Gérard Serrière, la scène est peut-être filmée à Bézuc, ou au dessus de Trabassac, ou encore en dessous des Crottes, au dessus de la Vallée Borgne

F7 – Repas dans les rochers (12:29) S10

Lieu : Rochers de l’Hospitalet (Vébron)

Allio a choisi de filmer cette scène sur le lieu des assemblées commémoratives annuelles, qui se déroulent dans ces rochers depuis des décennies.

Au cours de cette scène, dans le flot de la conversation, on entend citer un lieu géographique réel : « Et la moisson ? On va commencer sur la can ! ». La can est ce plateau calcaire sur lequel se trouvent les rochers de l’Hospitalet, et c’est effectivement en ce lieu que sera tournée la scène des moissons, un peu plus tard. C’est l’une des seules fois qu’un nom de lieu réel est cité dans le film.

F8 – L’attaque de la diligence (13:14) S06

Lieu : Brunenc, sur la route de Tardonnenche (Florac) qui n’était pas goudronnée à l’époque. La scène de fuite est tournée dans la rivière juste en dessous de la route, un peu en aval.

Dans cette scène, le cocher (joué par Jean Bouyse) qui fouette ses chevaux est en fait sur un attelage traîné par une land-rover, et secoué par des assistants pour faire croire aux cahots de la piste. Le cadrage serré cache ce qui doit l’être. Pour les plans où les chevaux sont visibles, c’est Gérard Serrière qui assure le doublage en pilotant réellement son attelage.

Cette scène a failli donner lieu au seul accident du film : après le tournage, on avait attaché le carrosse derrière la Land-Rover, et les chevaux étaient attachés derrière le carrosse. Mais la flèche a cassé et le carrosse est tombé dans un pré, plusieurs mètres en contrebas. Les chevaux ont été entraînés et ont effectué un double roulé-boulé dans la pente. Ils s’en sont sortis sans dommage, mais quelle émotion ! « Il était jeune, il était un peu fou », commente Marcel Gleize avec philosophie en parlant de Gérard Serrière, qui gérait tout ce qui avait trait aux chevaux.

F9 – Appel dans l’église et arrivée des soldats (14:20) S07b

Lieu : église de Saint Laurent de Trèves

René Allio avait initialement pensé cette scène comme la continuité directe de la scène de messe qui fait l’ouverture du film. Il a finalement choisi d’en faire deux moments différents dans le film, montrant ainsi deux cultes censés être différents (plusieurs personnes sont appelées dans les deux scènes). Ce choix résulte sans doute du bouleversement général de toutes les premières scènes du film.

On remarque que les personnages sont tous assis à la même place que dans la scène d’ouverture. Est-ce juste dû à cette concomitance de tournage, où Allio savait-il et voulait-il montrer qu’à l’époque les places étaient attitrées dans l’église.

F10 – L’enquête (15:05) S08

Lieu : Le Puychauzier.

F11 – Condoléances à la veuve (16:19) S16

Lieu : château de Vébron du bas ?

F12 – Condoléances de Vergnas au curé (17:13) S17

Lieu : château de Vébron du bas, sur la place

F13 – Les moissons (17:53) S12

Lieu : prairies au dessus de la ferme des Crottes (Le Pompidou)

« Toute la journée nous avons porté des gerbes, déjeuné avec les paysans, mais 1e soir venu, nous n’avions pas fini les scènes prévues. Il faudra très vite tourner la suite car le froment n’attend pas. Combien de fois avons-nous été convoqués, Pierre Dios et moi, sur le tournage pour « le raccord moisson » ! A l’époque, il fallait douze heures de train pour arriver à sainte Cécile d’Andorge, ensuite une voiture devait venir nous chercher et nous emmener jusqu’à Florac. Et lorsque nous arrivions le temps avait changé, on ne pouvait pas tourner et nous repartions à Paris.

Nous avons fait plusieurs fois la navette. On m’avait surnommée «La tempête » car il suffisait qu’on prévoie ce « raccord moisson » pour que le temps change, malgré les prévisions de la météo. J’ai fini par proposer de rester sur place, ce qui me fut accordé. Mais on ne tourna jamais la scène prévue dans le lieu prévu. L’automne était définitivement arrivé, le brouillard s’était installé sur la ferme de l’Hospitalet. Nous avons fini par tourner la scène dans une grange sous une pluie battante. »

Christiane Rorato

Pour tourner cette scène, de « vraies » moissons avaient été organisées dans les céréales de la famille Bazalgette. Malgré les efforts des acteurs pour couper correctement les céréales, la récole a tout de même « pris mal », d’après Gérard Serrière, présent sur les lieux pour s’occuper des chevaux. Heureusement, le propriétaire était correctement payé !

C’est Mr Berger qui conduit l’attelage de bœufs, car il savait y faire. Il est le seul figurant dans cette scène uniquement jouée par des acteurs professionnels.

F14 – Pique-nique des moissons et arrivée d’Abraham Mazel (19:33) S13

Lieu : creux de terrain au nord de la ferme des Crottes (Le Pompidou)

Tout le matériel de repas (assiettes, couverts, etc…) qui apparaît dans cette scène est (pour une fois) réellement d’époque. Il a été fourni par la mère de Gérard Serrière, qui les avait trouvés dans une panière du XVIIIème siècle retrouvé dans sa cave de la Salle-Prunet.

« Il s’est pas bien fatigué pour le texte », confie Gérard Serrière à propos du discours d’Abraham Mazel. « C’est un extrait du lévitique ! »

F15 – Reprise des moissons (21:42) S13

Lieu : creux de terrain au nord de la ferme des Crottes (Le Pompidou)

F16 – Discussion entre Marie et Abraham Mazel (22:03) S13

Lieu : creux de terrain au nord de la ferme des Crottes (Le Pompidou)

Lorsque Abraham repart, prise au sud de la ferme, vue en direction du sud (Mont Aigoual visible ?)

F17 – L’agression de Marie (22:31) S13

Lieu : creux de terrain au nord de la ferme des Crottes (Le Pompidou)

Dans ce film plutôt austère, cette scène a laissé des souvenirs particuliers. Marie, jouée par Dominique Labourier, échappe de peu à un viol et on voit ses seins. Mr Berger, figurant de 63 ans, n’a pas hésité à avouer qu’il trouvait l’actrice très belle.

Le photographe de plateau avait pris des photos de cette scène. René Allio, en regardant les photos plus tard, avait montré l’une de celles ou l’on voit l’actrice seins nus en expliquant qu’il pensait la choisir pour l’affiche du film, pour que ça attire plus de monde. C’était sans doute une plaisanterie car il ne se faisait guère d’illusion sur l’audience de son film.

Un peu après dans la scène, on aperçoit deux soldats arriver à cheval. L’un des acteurs de cette séquence, François Marthouret, n’arrivait pas à diriger son cheval qui partait sans cesse en direction de la ferme des Crottes (où étaient stationnés les autres chevaux) au lieu de descendre la combe vers Marie. Après plusieurs essais Allio s’est mis en colère, il a dit à Gérard Serrière, le propriétaire des chevaux : « Mets toi vite en costume, amène moi ce cheval en bas, qu’on n’en parle plus ».

F18 – L’enterrement de la femme de Combassous (22:39) S11

Lieu : Différents endroits dans Barre des Cévennes (église, escalier entre la rue Sur Barre et la rue principale, fontaine du Théron)

Soldats sur l’aire à battre Non décrit dans le scénario

Lieu : Le Puychauzier

Les soldats sont là pour prendre la quote-part de moisson destinées au curé et au seigneur.

F19 – « Prévenez Monsieur le curé » (25:14) ???

Lieu : Cabanis ???

F20 – La nouvelle de l’assemblée se répand (25:24) Non décrit dans le scénario

Lieu : Carlèques ou le mas Cabanis ?

« Ce soir, au clos du Viala ». Quelle idée à poussé Allio à rajouter cette scène, non prévue dans le scénario initial ? Sans doute voulait-il illustrer la rusticité et l’efficacité du processus de propagation des informations.

F21 – Le curé prend congé, l’arrivée du traître (25:43) S14

Lieu : Cabanis ???

F22 – L’assemblée secrète (26:18) S15a

Lieu : censée se dérouler dans un lieu nommé « Clos du Viala », cette scène a été tournée au bord du Tarnon, à environ 500 mètres en aval de Grattegals (Saint laurent de Trèves). Alain Argenson se rappelle que la scène de la crise de Mazel a également été tournée ici, dans la foulée de cette assemblée (info à confirmer)

Cette scène a été très remaniée. Dans le scénario d’origine, le prêche était beaucoup plus court, et n’intégrait pas toute la première partie durant laquelle Mazel raconte son songe de jeunesse. Des soldats surprenaient l’assemblée pendant ce prêche et faisaient plusieurs morts. Il semble qu’Allio ait finalement souhaité se donner plus de temps pour décrire l’ambiance d’un prêche, pour montrer la ferveur des prêcheurs et de l’assemblée. L’assemblée se déroule donc normalement, sans être surprise.

D’après Gérard Serrière, la seconde partie du prêche de Mazel est reprise, avec modification, de la harangue de Machabée au peuple (ancien testament). Cela illustre bien le fait que les prophètes cévenols apprenaient généralement par cœur des sermons qui leur étaient envoyés par les pasteurs de Lausanne. Entendant cela, les gens du peuple pouvaient croire que ces textes leur étaient inspirés par l’esprit. « Il y avait quelque part une petite mystification […] Ils n’étaient pas plus prophètes que moi !»

F23 – L’attaque des soldats (28:26) S15b

Lieu : un petit chemin sous le Puychauzier

C’est donc sur le retour de l’assemblée que les participants sont surpris. Ils s’enfuient avec des blessés.

F24 – Combassous prend la décision de rejoindre le désert (28:43) S18

Lieu : dans une maison sous l’église de Saint Laurent de Trèves

Dans cette scène on voit Combassous manger avec son frère. A un moment Combassous a le regard qui se dirige vers la croisée de la fenêtre. Il voit là un petit pot avec une plante, une croix et une bible. On sent que son regard est chargé de sens, mais rien n’est dit ni expliqué.

Ce plan est interprété de manières différentes par deux participants au tournage :

D’après Pierre Saltel, qui joue le rôle du frère de Combassous, la plante est présente uniquement dans les foyers catholiques, ce qui permet à Combassous de comprendre que son frère est en train de trahir. Il le foudroie du regard.

D’après Gérard Serrière, c’est la bible qui est la cible du regard : les catholiques n’ayant pas le droit d’avoir une bible (que d’ailleurs ils n’auraient pas su lire), la présence du livre dans un foyer trahit la religion protestante des habitants, ce qui les met en danger.

Quelle était l’intention d’Allio avec ce plan que sans doute l’immense majorité des spectateurs n’ont sans doute pas compris, ni même remarqué ?

F25 – Le soin aux blessés dans les rochers, crise de Mazel (29:11) S19

Lieu : Rochers de l’Hospitalet (Vébron). Sur la première image, on aperçoit au loin le Mont Bougès et encore au delà le Mont Lozère. Le plan de coupe suivant montre la vallée française et la longue arête herbeuse qui descend de la can de l’Hospitalet au dessus du Masbonnet.

Dans les souvenirs d’Alain Argenson, la crise d’Abraham Mazel n’a pas été filmée ici mais sur le bord de la rivière, à l’occasion de la même prise que l’assemblée secrète (F22). Pourtant, les images montrent bien, même dans les gros plans, des fragments de calcaire qui correspondent aux rochers de l’Hospitalet et pas à la rive schisteuse du Tarnon… Y aurait-il eu deux prises ? Un petit mystère à élucider.

Marcel Gleize se rappelle un figurant nommé Puel qui jouait un blessé. Les maquilleurs avaient fait un tel travail, avec de la crème, du produit violet, que Marcel avait cru qu’il était réellement blessé. « C’était vachement bien fait ! »

Un peu plus tard a lieu la crise d’épilepsie de Mazel. Voilà comment Gérard Desarthe raconte la scène :

René m’avait seulement expliqué qu’Abraham Mazel était un ancien berger, épileptique et autodidacte, qui apprenait les choses comme ça, qui agissait. de manière un peu brute. Juste avant de tourner, il me dit: « Comment tu te sens, tu te sens bien pour faire la scène ? » Je lui réponds: « Oui, bien sûr. Mais laisse-moi me préparer! » À ce moment-là, deux choses m’ont étonné. D’abord, je l’ai senti surpris qu’un acteur lui demande de se préparer pour se mettre en état de jouer une crise d’hystérie. Ensuite, je l’ai vu déplacer deux caméras, j’ai donc compris qu’il avait en tête de ne faire qu’une prise. Je me suis concentré puis je me suis mis à hurler: « Babylone… » J’ai commencé à baver, à m’agiter, à être pris de convulsions. Tant est si bien que j’ai impressionné le sympathique Berger allemand du maquilleur, qui est venu m’attaquer. René m’a dit : « Gérard, c’est une catastrophe! » Dans l’état second qui était le mien, j’avais vaguement vu et senti la présence d’un chien. Je lui ai proposé : « René, c’est un exercice, laisse-moi me reconcentrer et je le refais.»

Mais il a conclu, effrayé: « Non, non. » Je me souviens d’avoir été un peu déçu. J’avais fait le travail, j’étais prêt à le recommencer. Bien sûr, il y avait des problèmes d’argent qui gangrenaient le tournage. Mais si on ne veut pas refaire la prise, alors il ne faut pas écrire dans le scénario que Mazel a une crise d’hystérie. J’ai surtout pris conscience, à ce moment-là, que René n’avait pas compris ce que je cherchais à faire, plus exactement que ce n’était pas ce qu’il voulait. Mais alors, il aurait fallu que nous en parlions. J’ai eu l’impression de perdre un peu mon réalisateur, qui se débattait dans ses problèmes d’argent, pour payer les techniciens, pour acheter de la pellicule, pour tout.

F26 – Combassous quitte Vergnas pour rejoindre les protestants (32:02) S20

Lieu : Le Puychauzier

On aperçoit, au dessus du toit de la maison, une sorte de petite tourelle carrée. Elle a été construite pour le film (Gérard Serrière a aidé à la monter). On s’interroge sur sa présence car elle n’a pas d’utilité dans l’histoire.

Quatre plans de coupe s’insèrent dans cette scène de marche et de monologue de Combassous.

Le plan introductif de la scène démarre un panoramique qui montre le col des Faïsses et la can noire, avec le Bougès et le Mont Lozère en toile de fond. Les plans de coupe suivants prolongent le même panoramique vers l’est. Le village de Barre des Cévennes entre dans le champ sur le troisième, puis au quatrième et dernier plan la vallée française commence à apparaître. Ces quatre plans sont probablement un découpage d’un unique panoramique initial, pris depuis les rochers de l’Hospitalet, au même endroit donc que la scène précédente. Les paysages calcaire et granitique ne correspondent pas à l’ambiance schisteuse du village que traverse Combassous, mais sont filmés depuis tout près du site de la scène précédente, la crise de Mazel dans les rochers de l’Hospitalet. Allio a-t-il eu une intention particulière en procédant à ce montage infidèle, ou s’agit-il juste d’un manque d’images ou d’une erreur de raccord ?

F27 – Le curé et le baron au jardin (32:48) S21

Lieu : château de Montvaillant (La Salle Prunet)

F28 – Le baron de Vergnas ouvre sa bible (33:50) S22

Lieu : ???

D’après Gérard Serrière, la reliure de la bible qu’ouvre le baron trahit son origine plus récente que le XVIIème siècle. Sans doute est elle plus jeune d’un siècle, voire deux.

F29 – Attaque de Vergnas par les camisards (34:46) S23, S24, S25, S26, S27

Lieu : un petit chemin sous le Puychauzier

« Cette scène a été très compliquée à tourner. C’était la technique qui ne suivait pas. Il y avait plusieurs caméras, elles n’étaient pas bien synchronisées, Allio avait piqué une colère. Raoul Billerey râlait parce qu’il avait bien organisé toute la scène»6

Toute la scène est censée se dérouler de nuit. D’après Gérard Serrière elle a été tournée en « nuit américaine », une technique qui permet de simuler un effet de nuit en tournant de jour. Mais l’effet de nuit n’est que très peu visible à l’écran, et sans doute beaucoup de spectateurs ne l’auront pas remarqué.

F30 – Battage du foin et pillage de l’église (39:01) S28

Lieu : Le Puychauzier

Les assaillants battent le blé avant de l’emporter.

F31 – Départ de Vergnas (39:24) S30

Lieu : Le Puychauzier

La scène a été très simplifiée par Allio, se résumant à un simple plan des camisards quittant le village avec des sacs sur le dos.

F32 – Repas au château (39:38) S31

Lieu : château de Montvaillant (La Salle Prunet)

F33 – Préparation de l’attaque du traitre au bord de la rivière (41:40) S32

Lieu : Sur le bord du Tarnon, à environ 500 mètres au dessous de Grattegals.

F34 – Attaque du traître qui avait dénoncé l’assemblée S33

Lieu : Mas Cabanis, à l’époque chez Melle Broussous (maintenant chez Capelier). Les extérieurs du bâtiment sont-ils tournés au même endroit que les intérieurs ?

« Lorsqu’on est arrivé à ma scène, le film était pratiquement fini, l’essentiel de l’ équipe était remonté à Paris. Il n ‘y avait plus d’argent. René avait obtenu une semaine supplémentaire pour tourner des raccords de paysages et cette scène. Il n’y avait plus de maquilleuse, plus d’habilleuse et René s’était décidé à m ‘annoncer qu’il n’y aurait pas non plus d’enfant, il n’y aurait pas de petit Brunet comme prévu car l’autorisation n’était pas arrivée. J’étais très déçue parce que ce qui faisait l’intérêt de la scène, c’était 1’image de ce petit qui jouait, indifférent, dans la cour de la ferme.

Pendant le tournage,on se levait très tôt. Le lendemain, j’arrive donc au café vers 5h30 et je vois, juché sur le gros poste de télévision, un baigneur en celluloïd, aux cheveux roux et peints, avec attaché à son cou une pancarte en carton sur laquelle était écrit « Petit Brunet ». Je me mets à rire… C’était Nicolas Philibert, qui, acteur et accessoiriste sur le film, avait pris le temps de me faire cette blague salutaire. […]

On s’installe. Pierre Dios et Raoul Billerey répètent leur combat. Lorsque René s’aperçoit que la maquilleuse n’a pas laissé l’hémoglobine, il s’approche de Billerey et lui demande quel effet ça fait un fusil qui tire à bout portant sur un visage. Billerey répond : « Comme de la confiture de groseille !». René, triomphant, obtient de la paysanne un pot de confiture de groseille et en barbouille le visage de Pierre Dios. C’est un jour très spécial. Gabriel Gascon qui joue 1e capitaine des dragons, était un Canadien. Dans son pays, il était une star. Il avait fait beaucoup de théâtre et une série télévisée l’avait rendu célèbre; ce jour-là, i1 avait vu arriver deux de ses admiratrices canadiennes, étrangement habillée de feutrine colorée, bizarres dans ce décor cévenol. Pendant le repas, Gabriel nous dit qu’il vient de se faire piquelpar une abeille sur la lèvre, sous les moustaches. Ça enflait ça enflait… il ne pouvait rien avaler. Et s’il était allergique ? On le descendit à Florac, voir d’urgence un médecin. Voilà pourquoi l’hémoglobine est très utile et moins dangereuse que la confiture de groseille!

Nous attendons le retour de Gabriel. Il revient, le danger est écarté mais il a une joue énorme toute enflée, et doit jouer de profil. Un jeune dragon me met en joue. C’est un figurant de Montpellier, que nous voyons pour la première fois. Il est étudiant en sociologie. C’est André Engel, qui deviendra plus tard un metteur en scène et qui a rencontré ses futurs compagnons de théâtre sur ce tournage.

Nous sommes en place, mais il se met à pleuvoir. Les lampes des projecteurs pètent les unes après les autres. Rufus pour garder le moral, mime la scène en comique. Le soir arrive, il pleut toujours, on remplace difficilement les lampes des projecteurs. Dans cette tourmente, nous arrivons finalement à tourner une prise. Nous nous en contenterons car la pluie redouble. La journaliste de Ciné-Monde, présente sur le tournage, écrira qu’on tourna au moins vingt fois la même scène. » (Christiane Rorato7)

F35 – Marche des camisards (43:53) Non décrit dans le scénario

Lieu : ???

La troupe marche dans les bois, à peine visible

F36 – Poul interroge la veuve (44:03) S34

Lieu : Mas Cabanis

F37 – Marche des Camisards, suite (45:00) S35

Lieu : ???

F38 – Accrochage dans la pente (45:15) S36

Lieu : ??? (entre Ferrière et le Bosc?)

F39 – Retour à l’abri, et arrivée du messager de Cavalier (48:12) S37

Lieu : ???

F40 – Le messager de Cavalier (49:14) S38

Lieu : ???

F41 – Marie et Lafleur (49:41) S40

Lieu : ???

Dans le scénario d’origine, Lafleur embrasse Marie « chastement ». Dans le film il s’agit bien d’un baiser d’amoureux.

F42 – Soirée calme chez les camisards (49:50) S41

Lieu : ???

Cette courte scène d’ambiance a été filmée avec liberté par rapport au scénario d’origine.

F43 – Conversation déplacée au château (50:08) S56

Lieu : château de Montvaillant (La Salle Prunet)

F44 – Baignade surprise par les soldats (50:46) S43, S44

Lieu : deux hypothèses contradictoires

1 – Tarnon, sous la route de Vébron (info Marcel Gleize, qui précise : on se garait sur un virage de l’ancienne route, qui fait maintenant un parking)

2 – On distingue en arrière pan, lors de la fuite, des rochers qui font penser à du granite, alors que Vébron est dans le schiste. D’où l’hypothèse d’un tournage dans le haut Tarn ?

Allio a ici simplifié le scénario en regroupant les scènes 43 et 44, renonçant à montrer le départ de Gédéon et Mazel partant à la rencontre de Cavalier.

F45 – Combassous rencontre Lafleur (54:06) S45

Lieu : route de Bougès ?

F46 – Interception du courrier (54:27) S46

Lieu : route de Bougès ?

Gérard Serrière, qui joue le rôle du postier, raconte que la scène a été écourtée au montage car au tournage la séquence du déshabillage était filmée et il terminait « à poil sur la route »

F47 – La lecture du courrier (55:29) S38, S47

Lieu : bergerie de Mr Berger, à Carlèque.

Il n’y avait rien dans la pièce, pas même la cheminée, qui a dû être reconstituée (par Alain Argenson). Il aurait sans doute été facile de trouver un bâtiment présentant un aspect intérieur proche du souhait de Mr Allio, peut-être faut-il voir dans ce choix plus compliqué une conséquence de l’amitié qui le liait depuis longtemps à Mr Berger ? Peut-être aussi que ce lieu était gratuit ?

Allio a condensé les scènes 38 et 47 en une scène unique : le courrier est lu alors que Gédéon et Mazel sont de retour avec Cavalier.

Une « Voix off » a été rajoutée par rapport au scénario original, pour faciliter la compréhension de l’écriture de la fausse lettre à Mr de Cabrière (annonce d’une assemblée fictive). La fin de la scène a été un peu écourtée.

F48 – Attaque du Collet de Dèze (58:59) S48

Lieu : ??? (on aperçoit au fond un flanc de montagne qui semble granitique : haute vallée du Tarn?)

F49 – Le prèche au temple du Collet (1:00:44) S48

Lieu : ???

F50 – Le retour de la garnison (1:01:21) S49

Lieu : ???

F51 – Le retour des camisards (1:03:40) S49

Lieu : ???

F52 – L’embuscade (1:04:34) S50

Lieu : prairies au dessus de Trabassac haut (Molezon)

L’équipe de tournage n’avait pas demandé la permission au propriétaire, Mr Lauriol, mais comme ils ne faisaient rien de mal, Mr Lauriol ne s’était pas fâché. Il avait même été intéressé, et suivi un peu le tournage, mais il avait dû abandonner à cause d’une méningite ! Après le tournage, il avait retrouvé quelques traces : des sabres en bois coupés…

F53 – Les armées se mettent en place (1:06:44) S51

Lieu : Les combes de la can de Trabassac (Molezon)

F54 – Discours de Poul à ses soldats (1:07:20) S52

Lieu : Les combes de la can de Trabassac (Molezon)

F55 – La bataille de Champdomergue (1:08:45) S53

Lieu : Les combes de la can de Barre, au dessus de Trabassac-haut (Molezon)

Cette scène aura donné bien du mal à Allio. C’est celle qui regroupe le plus grand nombre de figurants, et ils ne furent manifestement pas facile à gérer, comme en témoignent ces quelques témoignages.

« En fait on s’amusait franchement, et on ne pouvait pas s’empêcher de se payer des fou-rires : la caméra était très éloignée, on pensait que ça ne se verrait pas. Manque de bol, l’un des membres de l’équipe de réalisation est venu nous voir pour nous dire « Vous croyez que la guerre ça se fait en rigolant ? ». Alors on a ravalé nos rires ». (D. Soula)

« Il y avait des micros très sensibles dispersés dans la montagne, et parmi les figurants il y en avait toujours qui causaient entre eux en croyant que ça ne s’entendrait pas, alors Allio il arrêtait la prise de vue en criant « Qui c’est qui a parlé ? On recommence !» (J.L. Boutonnet)

« On a joué en fin d’après-midi, vers 17 heures. C’était long, alors pour passer le temps on lisait une BD de l’époque qui parlait d’un personnage qui se battait au Canada, au XVIIIème siècle. Dans l’histoire ils étaient en costume comme nous, et au campement ils rangeaient leurs fusils en les appuyant les uns contre les autres, en forme de tipi. Ca nous donnait des idées. » (J.L.Boutonnet)

Dans le groupe des figurants, il y en avait quelques-uns qui étaient un peu âgés, ils avaient parfois du mal à suivre le rythme des cavalcades, ils soufflaient un peu. L’un des figurants, Bernard Marchelidon avait pris un coup de bayonnette dans le derrière pendant la première bataille, ça aurait pu être grave ! Il a tout de même pu faire la seconde prise quelques jours après.

« Entre deux scènes, ils m’ont dit Il faut que tu monte un groupe électrogène là-haut, alors je suis passé dans le champ [en land rover] sur la pelouse, et ça a laissé des traces de roues. On a brossé pendant deux heures ! » (G. Serrière)

Pour couronner le tout, une fois le tournage péniblement terminé, le laboratoire qui s’occupait du développement a « cramé » la pellicule. Il a fallu tout recommencer quelques jours plus tard, les acteurs et figurants ont été payés deux fois ! (G.Serrière)

F56 – Toilette au château (1:13:42) S54

Lieu : Montvaillant ?

F57 – Adieu de Cavalier au bord de la rivière (1:16:06) S55

Lieu : ??? (demander à Alain)

Le visage barbu qui apparaît entre Cavalier et mazel se donnant l’accolade, puis entre cavalier et Laporte, est celui de Alain Argenson, de Rousses, figurant qui a également contribué aux décors du film.

F58 – L’arrestation de Marie (1:16:56) S57

Lieu : ???

F59 – La prisonnière est ramenée au village (1:17:26) S58

Lieu : Ferme des Crottes (Bassurels)

F60 – Enlèvement de Mme de Villeneuve (1:18:42) S59

Lieu : ???

F61- Convocation de Poul par le nouveau chef du Roy (1:19:56) S60

Lieu : ???

F62 – Le retour de Mme de Villeneuve (1:24:12) S61

Lieu : ???

F63 – Dans le brouillard, préparation des soldats (1:25:05) S62

Lieu : ???

Les monologues de Poul ne figuraient pas dans le scénario d’origine. Ils ont sans doute été écrits durant le tournage.

F64 – Marche des camisards dans la montagne (1:26:25) S63

Lieu : ???

F65 – Attaque du curé de Saint-martin de Boubaux (1:26:49) S63

Lieu : Les Vanels (Vébron)

L’église qui brûle est en fait une simple maison en ruine dans laquelle un feu a été allumé. Le curé arrêté est joué par Marcel Serrière.

F66 – Retour du château des plantiers (1:27:12) S63

Lieu : Les Vanels, passage sous le pont des Vanels

F67 – Combats dans les ruelles d’un village (1:27:27) S63

Lieu : ???

Dans le scénario d’origine, le combat durant lequel Bouzanquet trouve la mort devait se dérouler dans une chataîgneraie.

F68 – Colonne de camisards dans la « savane » (1:28:09) S63

Lieu : ???

F69 – Les victuailles (1:28:42) S63

Lieu : Le Puychauzier ?

F70 – Arrivée à Vergnas (1:29:00) Non écrit

Lieu : Le Puychauzier

F71 – Arrivée du baron de Vergnas (1:29 :28) S64

Lieu : Le puychauzier

F72 – Les camisards repartent (1:30:54) Non écrit

Lieu : ??? Paysages de plateau calcaire. La can ?

F73 – Pendaison du (1:31:03) S65

Lieu : Le puychauzier

F74 – Paysages de pluie (1:32:39) S66

Lieu : Col de l’Agulharon (sur la route de Bougès) depuis le Malhautier ou le Maillautard ???

F75 – Dans la bergerie (1:32:50) S66

Lieu : Bergerie de Marcel Afflatet, sur la can de Balazuègnes (Saint Julien d’Arpaon).

La scène était initialement écrite pour se dérouler dans une grotte.

F76 – Arrestation du collecteur (1:33:10) S66

Lieu : Artigues (Saint Laurent de Trèves)

Le collecteur est joué par Tony Serrière

F77 – Pendaison sur les bœufs (1:33:23) S67

Lieu : Au fageas, près de Saint Laurent de Trèves village ?

F78 – Fuite sur la can de l’Hospitalet dans le brouillard (1:33:59) S68

Lieu : ???

F79 – Une vallée cévenole sous l’orage (1:34:50) S68

Lieu : ??? Ce plan est tourné du même endroit que le générique d’ouverture du film : on y reconnaît un arbre au profil caractéristique. Est-ce le même plan réutilisé deux fois, ou le plan a-t-il été tourné une nouvelle fois, par des conditions météo et d’éclairage différentes ?

F80 – Repos à Témélac (1:35:06) S69

Lieu : prairie sous la route, à mi-chemin entre Ferrière et le Bosc (Saint Laurent de Trèves).

Le lieu choisi pour le tournage n’est pas « raccord » avec celui des événements réels : Témelac es en pleine zone schisteuse, alors qu’ici on aperçoit les hauteurs calcaires de la can de Ferrières.

F81 – Attaque des camisards à Témélac (1:35:58) S69

Lieu : prairie sous la route, à mi-chemin entre Ferrière et le Bosc (Saint Laurent de Trèves).

Rémi Pin se souvient : « Il y avait des cordons détonnants partout dans le versant, pour faire des explosions. »

F82 – Fuite sur le plateau (1:38:00) S69

Lieu : Au dessus de ferrière, sur l’ancien chemin de Ferrière à Florac, qui longe le Cros de Saint-Julhan et se dirige vers le col de vache. On voit le Ségala à gauche de l’image. (info Michel Bancilhon)

F83 – La fuite de Combassous – 1 (1:38:10) S70

Lieu : prairie sous la route, à mi-chemin entre Ferrière et le Bosc (Saint Laurent de Trèves) ?

La scène est assez profondément remaniée, et divisée en plusieurs parties au montage. Combassous croise ici des soldats. Il était prévu que Combassous arrive jusqu’aux abords d’un hameau, ce qui n’est pas le cas.

F84 – Retour de Marie, « Repentance » (1:38:18) S73

Lieu : Le début de la scène serait filmé aux Vanels, et la fin à Artigues, dans le passage couvert. Pourquoi pas tout sur le même site ? Le scénario précise que la scène se passe dans le hameau ou Gédéon Laporte avait surpris le collecteur, ce qui correspond donc à Artigues.

La scène a été découpée en plusieurs parties au montage, pour alterner avec les images de la fuite de Combassous.

F85 – Combassous est accueilli chez un paysan (1:40:04) S74

Lieu : L’oultre (commune de Saint Laurent de Trèves). Le mur est celui de la grange de Fernand Bancilhon, les deux héros passent devant la porte de cette grange et devant un petit bassin en pierre, ils s’engagent dans une porte qui mène à une habitation ruinée dont il subsiste le pignon qui est orienté vers le ruisseau du cor, ensuite ils pénètrent par une porte basse dans une écurie à moutons, peut-être filmée dans l’écurie de Fernand Bancilhon, dans laquelle on aurait placé au préalable des genêts. (info Michel Bancilhon)

F86 – Repas de famille (1:40:39) S74

Lieu : Ferme des Crottes (Bassurels)

Le petit garçon qui mange est Guy Bazalgette, aujourd’hui encore agriculteur à la ferme des Crottes.

F87 – Au château, annonce de la fin des troubles (1:40:55) S75

Lieu : Château de Montvaillant (La Salle-Prunet)

F88 – Sur le pont d’Anduze (1:41:42) S76

Lieu : ???

Générique de fin (1:43:05)

Lieu : ???

1Gérard Serrière

2La scène initialement prévue pour ouvrir le film, par contre, n’a pas été filmée, ou coupée au montage !

3Gérard Serrière

4Les textes étaient souvent envoyés par les pasteurs de Lausanne, du fait du manque de pasteurs « locaux »

5En effet, le texte fait référence au Saint Esprit, qui n’est que très peu présent dans l’ancien testament puisque la Sainte Trinité n’est formalisée qu’au concile de Nicée en 325

6Gérard Serrière

7Extrait de « Les histoires de René Allio », P 248

2 thoughts on “Les camisards – Détail des scènes”

  1. Une petite erreur concerne la scène F18, l’enterrement, la fontaine n’est pas à Vebron mais à Barre des Cévennes.
    Un grand bravo pour votre site que je ne me lasse pas de consulter régulièrement.

    1. Merci Richard pour votre précision. En fait j’avais écrit une nouvelle version de cette page, largement enrichie et corrigée, mais je ne l’avais pas publiée, c’est maintenant chose faite, vous y trouverez beaucoup de nouveautés si le sujet vous intéresse toujours.

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