
{"id":688,"date":"2021-11-28T14:05:09","date_gmt":"2021-11-28T14:05:09","guid":{"rendered":"http:\/\/reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/?p=688"},"modified":"2024-02-26T16:55:29","modified_gmt":"2024-02-26T16:55:29","slug":"preparer-litineraire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/preparer-litineraire\/","title":{"rendered":"Pr\u00e9parer l&rsquo;itin\u00e9raire"},"content":{"rendered":"\n<p>La bonne pr\u00e9paration de l&rsquo;itin\u00e9raire d&rsquo;une vir\u00e9e de plusieurs jours en haute montagne est d&rsquo;une importance fondamentale.<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>D&rsquo;abord parce que c&rsquo;est d&rsquo;elle que d\u00e9pendra l&rsquo;ad\u00e9quation de la balade avec les possibilit\u00e9s de l&rsquo;\u00e9quipe, et donc la r\u00e9ussite&#8230; et l&rsquo;ambiance.<\/li>\n\n\n\n<li>Ensuite, parce que la s\u00e9curit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9quipe d\u00e9pend du soin que vous y aurez consacr\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Pour ces raisons, je vous conseille de proc\u00e9der en deux \u00e9tapes :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>La pr\u00e9paration de l&rsquo;itin\u00e9raire g\u00e9n\u00e9ral<\/li>\n\n\n\n<li>L&rsquo;\u00e9tude des itin\u00e9raires de s\u00e9curit\u00e9, et de la feuille de route<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Un conseil : pensez bien aux probl\u00e8mes sp\u00e9cifiques \u00e0 l&rsquo;acclimatation \u00e0 l&rsquo;altitude pour pr\u00e9parer l&rsquo;itin\u00e9raire.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2002\/0915_mont_blanc\/20020915_mont_blanc_etude_carte.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00c9tude des cartes<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;itin\u00e9raire principal<\/h2>\n\n\n\n<p>Voici quelques conseils pour que le raid corresponde aux possibilit\u00e9s et aux envies des participants.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Adaptez l&rsquo;itin\u00e9raire aux conditions du raid<\/h3>\n\n\n\n<p>Une balade de type \u00ab\u00a0raid\u00a0\u00bb avec 30 kilos sur le dos ne doit pas \u00eatre aussi difficile techniquement et physiquement qu&rsquo;un autre type de balade. Voici quelques \u00e9l\u00e9ments pour bien la pr\u00e9parer :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Programmez peu de d\u00e9nivel\u00e9 montant par jour<\/strong>. 500 m c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 bien, 1000 m c&rsquo;est beaucoup, il est probable que vous ne pourrez pas tenir le choc beaucoup de jours d&rsquo;affil\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><b>Si vous n&rsquo;\u00eates pas acclimat\u00e9 au d\u00e9part, programmez une prise d&rsquo;altitude graduelle<\/b>. Si votre itin\u00e9raire monte haut, ne d\u00e9passez pas 500 m de prise d&rsquo;altitude quotidienne, cela vous permettra de vous acclimater doucement sans qu&rsquo;il y ait de malades. Au del\u00e0 de 4000 m il peut \u00eatre indispensable de faire des dents de scie (monter le plus haut possible et redescendre dormir peu de d\u00e9nivel\u00e9 au dessus de la nuit pr\u00e9c\u00e9dente. Si vous d\u00e9butez la balade par une mont\u00e9e en t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique, n&rsquo;allez pas au del\u00e0 de 3000 m. Pour en savoir plus sur les questions d&rsquo;altitude, lisez les pages \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/index.php\/laltitude-et-ses-effets\/\">Les effets de l&rsquo;altitude<\/a>\u00ab\u00a0.<\/p>\n\n\n\n<p><b>Choisissez des itin\u00e9raires peu technique<\/b>. Aucune vraie escalade n&rsquo;est possible avec 30 kg sur le dos, <u>m\u00eame si vous \u00eates techniquement fort<\/u>. Niveau II sur rocher, 50\u00b0 dans une bonne neige, 35 \u00b0 dans la glace, c&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 beaucoup. Eventuellement, l&rsquo;itin\u00e9raire peut \u00eatre technique sur de tr\u00e8s courts passages (quelques m \u00e0 quelques dizaines de m), dans ce cas vous pourrez faire des allers-retours, ou treuiller les sacs. Par contre, une fois le camp pos\u00e9, rien n&#8217;emp\u00eache de faire, les mains dans les poches, une ascension technique \u00e0 proximit\u00e9, c&rsquo;est l\u00e0 tout le plaisir !<\/p>\n\n\n\n<p><b>Essayez d&rsquo;imaginer des endroits o\u00f9 poser le camp<\/b>. Si vous \u00eates sur rocher ou sur glace, il faut \u00e9videmment imp\u00e9rativement un endroit plat, ce qui n&rsquo;est pas assur\u00e9 partout. Sur neige pas trop dure on peut facilement installer une plateforme sur une pente jusqu&rsquo;\u00e0 20\u00b0, au del\u00e0 il y aura rapidement beaucoup de travail. A r\u00e9fl\u00e9chir avant le d\u00e9part.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Faites connaissance avec votre itin\u00e9raire<\/h3>\n\n\n\n<p>Une fois l&rsquo;itin\u00e9raire choisi, vous devez penser aux aspects concernant la s\u00e9curit\u00e9 sur cet itin\u00e9raire. Cela passe par deux choses principales :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Potassez les cartes, les topos. Apprenez-les \u00ab\u00a0par c\u0153ur\u00a0\u00bb. Cela ne devrait pas \u00eatre trop difficile vu le plaisir que nous avons tous \u00e0 r\u00eaver des heures durant&nbsp; devant ces documents.<\/li>\n\n\n\n<li>Rep\u00e9rez clairement o\u00f9 sont situ\u00e9es les difficult\u00e9s. De quelle nature sont-elles ? Physiques ? Techniques ? Psychologiques ? Dues \u00e0 l&rsquo;exposition aux conditions m\u00e9t\u00e9orologiques ?<\/li>\n\n\n\n<li>Identifiez s&rsquo;il y a des points de non-retour (c&rsquo;est \u00e0 dire des passages au del\u00e0 desquels il est plus simple ou plus rapide de continuer vers l&rsquo;avant pour redescendre que de revenir en arri\u00e8re).<\/li>\n\n\n\n<li>Identifiez tous les itin\u00e9raires de repli possibles et \u00e9valuez leur difficult\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est la parfaite connaissance de tous ces \u00e9l\u00e9ments qui vous permettra si besoin de prendre rapidement les bonnes d\u00e9cisions dans l&rsquo;action (en fonction du temps, de l&rsquo;\u00e9tat des troupes, etc&#8230;) : continuer ? rebrousser chemin ? changer d&rsquo;itin\u00e9raire ? prendre une \u00ab\u00a0sortie de secours\u00a0\u00bb ? poser le camp et se reposer ? etc&#8230;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Pourquoi&nbsp;un itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 ?<\/h3>\n\n\n\n<p>Il est g\u00e9n\u00e9ralement impossible d&#8217;emprunter le m\u00eame itin\u00e9raire lorsque la visibilit\u00e9 est bonne et que l&rsquo;on progresse \u00ab\u00a0\u00e0 vue\u00a0\u00bb, et lorsqu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de visibilit\u00e9 (brouillard, forte neige&#8230;)<\/p>\n\n\n\n<p>La progression \u00e0 vue permet de prendre l&rsquo;itin\u00e9raire le plus simple, le plus rapide, selon les obstacles que l&rsquo;on d\u00e9tecte en progressant. Lorsque la visibilit\u00e9 est r\u00e9duite, on n&rsquo;a pas de moyens visuels de savoir si la trajectoire qu&rsquo;on emprunte est entrecoup\u00e9e d&rsquo;obstacles (barres rocheuses&#8230;), si l&rsquo;on se dirige bien vers le col \u00e0 franchir ou l&rsquo;\u00e9paulement qui donne acc\u00e8s \u00e0 la sortie du glacier&#8230; Il faut trouver un moyen de progresser qui permette d&rsquo;\u00eatre <b>certain<\/b> de l&rsquo;endroit ou l&rsquo;on se trouve sur la carte, et ce \u00e0 tout moment, en utilisant la carte, la boussole et l&rsquo;altim\u00e8tre.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 permet cela. Il est sp\u00e9cialement con\u00e7u pour permettre de continuer \u00e0 progresser ou de rebrousser chemin si vous n&rsquo;avez plus de visibilit\u00e9. Il conduit aux m\u00eames endroits que l&rsquo;itin\u00e9raire d&rsquo;origine, mais est g\u00e9n\u00e9ralement plus long pour s&rsquo;appuyer sur les particularit\u00e9s du terrain et \u00eatre praticable en rempla\u00e7ant la vision directe par l&rsquo;utilisation de la carte, la boussole et l&rsquo;altim\u00e8tre.<\/p>\n\n\n\n<p>Si la visibilit\u00e9 reste bonne, l&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 ne sera pas emprunt\u00e9, c&rsquo;est simplement une s\u00e9curit\u00e9 \u00e0 pr\u00e9parer avant de partir.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Qu&rsquo;attend-t-on d&rsquo;un itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>L&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 doit apporter des solutions aux limites techniques de nos appareils. Si la carte au 25.000\u00e8me donne une vision globale fid\u00e8le du terrain, l&rsquo;altim\u00e8tre et la boussole, eux, sont des instruments peu pr\u00e9cis :<\/p>\n\n\n\n<p><b>La boussole<\/b> donne un azimuth approximatif, on le suit tout aussi approximativement, et l&rsquo;erreur d&rsquo;angle que l&rsquo;on commet donne lieu, apr\u00e8s de grandes distances, \u00e0 des erreurs de plusieurs dizaines ou centaines de m\u00e8tres qui peuvent se r\u00e9v\u00e9ler catastrophiques en terrain accident\u00e9. L&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 devra donc r\u00e9guli\u00e8rement passer par des points remarquables (col, cairn, point haut, pied de barre rocheuse&#8230;) indiqu\u00e9s sur la carte, permettant de confirmer sa situation.<\/p>\n\n\n\n<p><b>L&rsquo;altim\u00e8tre<\/b> peut \u00eatre relativement pr\u00e9cis (moins de 10 m pour les bons appareils), mais le chiffre qu&rsquo;il donne d\u00e9pend de la pression atmosph\u00e9rique qui varie sans cesse, d&rsquo;autant plus vite que le temps se d\u00e9grade rapidement. L&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 devra r\u00e9guli\u00e8rement passer par des points cot\u00e9s, qui permettront de r\u00e9\u00e9talonner l&rsquo;altim\u00e8tre selon les indications apport\u00e9es par la carte.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, il nous manque, dans ces circonstances, un appareil qui permette de mesurer la <b>distance parcourue<\/b>. L&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 doit permettre, lorsque l&rsquo;on se d\u00e9place le long d&rsquo;une trajectoire donn\u00e9e, de savoir ou l&rsquo;on en est.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutes ces r\u00e9flexions sont naturellement consid\u00e9rablement remises en cause avec la d\u00e9mocratisation des GPS, et notamment des GPS cartographiques. En poss\u00e9der un ne doit pas dispenser de savoir lire une carte et un terrain. J&rsquo;y reviens ailleurs.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Les caract\u00e9ristiques de l&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>L&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 est compos\u00e9 de segments de trajets pens\u00e9s pour solutionner les limites techniques \u00e9voqu\u00e9es ci-dessus. Ces segments sont de 3 types :<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Des segments de droites.<\/h4>\n\n\n\n<p>Leur int\u00e9r\u00eat est que l&rsquo;on peut les suivre \u00e0 la boussole.<\/p>\n\n\n\n<p>Si ces segments sont fortement montants ou descendants, on notera les altitudes des extr\u00e9mit\u00e9s. On saura ainsi o\u00f9 s&rsquo;arr\u00eater en progressant jusqu&rsquo;\u00e0 ce que l&rsquo;altim\u00e8tre indique l&rsquo;altitude d\u00e9sir\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>Si ces segments sont horizontaux ou peu pentus, l&rsquo;altim\u00e8tre ne sera d&rsquo;aucun secours pour savoir quand s&rsquo;arr\u00eater. Il faudra donc penser ces segments pour qu&rsquo;ils prennent fin sur un accident remarquable du terrain indiqu\u00e9 sur la carte (un col, un point haut, un point bas, une barre rocheuse, un cairn), permettant de savoir o\u00f9 s&rsquo;arr\u00eater.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Des segments de courbes de niveau<\/h4>\n\n\n\n<p>Ce sont des bouts de trajectoire d&rsquo;altitude constante, qui suivent donc exactement, sur la carte, une courbe de niveau. Sur le terrain on peut les suivre gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;altim\u00e8tre qui doit rester \u00e0 une altitude constante. Ils doivent forc\u00e9ment se terminer sur un point remarquable du terrain pour savoir o\u00f9 s&rsquo;arr\u00eater.<\/p>\n\n\n\n<h4 class=\"wp-block-heading\">Des segments de \u00ab\u00a0ligne de plus grande pente\u00a0\u00bb<\/h4>\n\n\n\n<p>Ce sont des lignes qui coupent perpendiculairement les courbes de niveau. Leur int\u00e9r\u00eat est qu&rsquo;ils sont faciles \u00e0 suivre intuitivement sur le terrain, sans boussole ni altim\u00e8tre : il suffit de se laisser descendre en veillant \u00e0 ne pas d\u00e9river. Ils doivent soit se terminer sur un point remarquable, ou \u00e0 une altitude calcul\u00e9e d&rsquo;avance que l&rsquo;on pourra guetter \u00e0 l&rsquo;altim\u00e8tre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Pr\u00e9parer une feuille de route<\/h2>\n\n\n\n<p>La feuille de route est le document que vous aurez sur vous et que vous pourrez sortir si la visibilit\u00e9 tombe. Elle donne tous les \u00e9l\u00e9ments pour suivre l&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 que vous aurez pr\u00e9alablement d\u00e9fini.<\/p>\n\n\n\n<p>Voici la marche \u00e0 suivre pour la pr\u00e9parer :<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">1 &#8211; D\u00e9finir l&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>D\u00e9composez l&rsquo;itin\u00e9raire g\u00e9n\u00e9ral de votre ballade en segments de trajets r\u00e9pondant aux crit\u00e8res de l&rsquo;itin\u00e9raire de s\u00e9curit\u00e9 (segments de droites se terminant sur un point remarquable ou \u00e0 une altitude donn\u00e9e, segments de courbes de niveau, segments de lignes de plus grande pente se terminant \u00e0 une altitude donn\u00e9e ou sur un point remarquable).<\/p>\n\n\n\n<p>Il doit y avoir, tous les 2 segments au maximum, arriv\u00e9e sur un point remarquable qui vous permettra de valider \u00e0 coup s\u00fbr votre position sur la carte et de re-r\u00e9gler l&rsquo;altim\u00e8tre. Cette r\u00e8gle est importante car si vous ne le faites pas les erreurs d&rsquo;appr\u00e9ciation s&rsquo;accumuleront rapidement et vous perdrez toute pr\u00e9cision quant \u00e0 votre localisation. S&rsquo;il le faut, faites de larges d\u00e9tours.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">2 &#8211; Tracer l&rsquo;itin\u00e9raire sur la carte<\/h3>\n\n\n\n<p>Chaque segment est trac\u00e9 au crayon directement sur la carte. R\u00e9fl\u00e9chissez bien aux erreurs que vous pourrez subir avant de tracer. Quelques exemples :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Si vous devez passer au dessus d&rsquo;une barre rocheuse et que votre altim\u00e8tre est d\u00e9r\u00e9gl\u00e9, vous risquez de trop vous en approcher, remontez donc votre trajectoire pour voue en \u00e9loigner.<\/li>\n\n\n\n<li>Si au contraire l&rsquo;un de vos segments de trajet doit venir buter sur le point bas d&rsquo;une base de barre rocheuse, si l&rsquo;altim\u00e8tre est d\u00e9r\u00e9gl\u00e9 vous pouvez passer plus bas sans la voir : remontez alors votre trajectoire, pour venir buter plus haut sur la barre rocheuse et la suivre ensuite en descente.<\/li>\n\n\n\n<li>Mieux vaut de m\u00eame tracer un azimut \u00e0 gauche ou \u00e0 droite du point pr\u00e9cis \u00e0 atteindre si une particularit\u00e9 du relief permet ensuite de s&rsquo;y rendre en la suivant, alors que viser directement le point pr\u00e9cis pour vous faire passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">3 &#8211; Calculer les caract\u00e9ristiques de chaque segment et \u00e9tablir la feuille de route.<\/h3>\n\n\n\n<p>Une fois tous les trac\u00e9s effectu\u00e9s, prenez chacun d&rsquo;entre eux, et notez dans un tableau la position et l&rsquo;altitude de son d\u00e9part et de son arriv\u00e9e, la caract\u00e9ristique du trajet \u00e0 effectuer (azimuth, longueur approximative, particularit\u00e9 \u00e0 rep\u00e9rer pour savoir quand s&rsquo;arr\u00eater).<\/p>\n\n\n\n<p>Ce tableau constituera votre feuille de route. Il peut vous sauver la vie dans la temp\u00eate, alors faites gaffe !<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">R\u00e9ussir son acclimatation<\/h2>\n\n\n\n<p>Les conseils donn\u00e9s dans cette page doivent vous guider dans la mani\u00e8re dont vous programmez votre itin\u00e9raire, ils sont donc \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir <b>avant le d\u00e9part en balade<\/b>. Ils ne vous seront pas d&rsquo;un grand secours lorsque vous serez engag\u00e9s&#8230; et d\u00e9j\u00e0 malades. Pour ce genre de situation, reportez-vous plut\u00f4t \u00e0 <i><a href=\"http:\/\/reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/index.php\/laltitude-et-ses-effets\/\">L&rsquo;altitude et ses effets<\/a>,&nbsp;<\/i> dont la lecture est d&rsquo;ailleurs conseill\u00e9e pour comprendre ce qui suit.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Faire vite !<\/h3>\n\n\n\n<p>Il est possible de jouer avec le \u00ab\u00a0d\u00e9lai de gr\u00e2ce\u00a0\u00bb (voir \u00ab\u00a0L&rsquo;altitude et ses effets\u00a0\u00bb pour comprendre cette notion) :<\/p>\n\n\n\n<p>Si vous montez au del\u00e0 de votre niveau d&rsquo;acclimatation, mais que vous redescendez en dessous de ce niveau avant d&rsquo;avoir d\u00e9pass\u00e9 la fin le d\u00e9lai de gr\u00e2ce, c&rsquo;est gagn\u00e9, vous ne ressentirez pas (ou pas trop) les effets du mal de l&rsquo;altitude. C&rsquo;est grosso-modo comme \u00e7a que proc\u00e8dent tous ceux qui gravissent des sommets de quelque importance. Gravir le Mont-Blanc ne n\u00e9cessite nullement d&rsquo;\u00eatre acclimat\u00e9 \u00e0 4800m, il suffit de dormir \u00e0 une altitude raisonnable compte-tenu de son niveau d&rsquo;acclimatation (par exemple 3000 m\u00e8tres, au refuge des grands mulets), puis de foncer au sommet et de redescendre avant d&rsquo;\u00eatre malades.<\/p>\n\n\n\n<p>Par contre une chose est s\u00fbre, si 100 personnes qui arrivent en forme au sommet y dorment, une grosse majorit\u00e9 risque de se r\u00e9veiller malade le lendemain, ce qui prouve bien qu&rsquo;ils ne sont pas acclimat\u00e9s \u00e0 4800 m.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S&rsquo;acclimater sur place<\/h3>\n\n\n\n<p>La mani\u00e8re la plus raisonnable (mais peut-on toujours \u00eatre raisonnables ?) d&rsquo;\u00e9viter le mal de l&rsquo;altitude est de s&rsquo;acclimater correctement. Disons qu&rsquo;\u00e0 partir de 2500 m d&rsquo;altitude, le corps a besoin d&rsquo;une journ\u00e9e pour gagner 500 m d&rsquo;altitude dans de bonnes conditions. Selon ce calcul, il faudrait donc 4 journ\u00e9es de mont\u00e9es progressives pour atteindre 4500 m sans \u00eatre (trop) incommod\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e9cennies apr\u00e8s d\u00e9cennies, la compr\u00e9hension du ph\u00e9nom\u00e8ne d&rsquo;acclimatation de l&rsquo;organisme et la prise de conscience de l&rsquo;existence du \u00ab\u00a0d\u00e9lai de gr\u00e2ce\u00a0\u00bb ont amen\u00e9 \u00e0 mettre au point une technique qui a fait ses preuves : la progression en \u00ab\u00a0dents de scie\u00a0\u00bb. Cette technique, surtout utilis\u00e9e en exp\u00e9dition sur des sommets tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9s, peut parfaitement et avec profit \u00eatre mise en \u0153uvre sur des sommets bien d&rsquo;chez nous et pas si hauts que \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle consiste \u00e0 monter chaque jour plusieurs centaines de m\u00e8tres au dessus de son altitude d&rsquo;acclimatation, mais de redescendre avant la fin du d\u00e9lai de gr\u00e2ce. On s&rsquo;\u00e9vite ainsi les sympt\u00f4mes du mal de l&rsquo;altitude, mais l&rsquo;organisme, lui, en profite tout de m\u00eame pour s&rsquo;acclimater. Il suffit donc de monter chaque jour un peu plus haut (maxi 500 m).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Exemple de progression \u00ab\u00a0en dents de scie\u00a0\u00bb pour s&rsquo;acclimater en vue de l&rsquo;ascension du Mont-Blanc<\/h3>\n\n\n\n<p>Si vous suivez la progression suivante, je peux vous promettre que vous ne vomirez pas vos p\u00e2tes sur les marches du refuge du go\u00fbter (que vous \u00e9viterez d&rsquo;ailleurs soigneusement puisque vous serez sous tente quelque part dans les immensit\u00e9s tranquilles)<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Jour 1 : Mont\u00e9e \u00e0 3000 m, nuit \u00e0 2500 m<\/li>\n\n\n\n<li>Jour 2 : Mont\u00e9e \u00e0 3500 m, nuit \u00e0 3000 m<\/li>\n\n\n\n<li>Jour 3 : Mont\u00e9e \u00e0 4000 m, nuit \u00e0 3500 m<\/li>\n\n\n\n<li>Jour 4 : Mont\u00e9e \u00e0 4800 m, nuit \u00e0 3500 m ou redescente<\/li>\n\n\n\n<li>Jour 5 : Redescente peinard<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>\u00c9videmment, il faut du temps, mais c&rsquo;est \u00e7a le raid en montagne.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">S&rsquo;acclimater avant<\/h3>\n\n\n\n<p>Vous pouvez aussi, dans les semaines pr\u00e9c\u00e9dant l&rsquo;ascension, et si vous avez des montagnes \u00e0 proximit\u00e9, monter le plus souvent possible en altitude, et y rester le plus longtemps possible, m\u00eame si vous ne faites pas d&rsquo;efforts particulier. Mais il faut comprendre que l&rsquo;acclimatation \u00e0 l&rsquo;altitude ne peut en aucun cas se faire en dessous de 2000 m\u00e8tres car la pression partielle d&rsquo;oxyg\u00e8ne y est encore trop importante pour g\u00e9n\u00e9rer un r\u00e9el manque dans l&rsquo;organisme. Faire un footing \u00e0 2000 m\u00e8tres vous permettra d&rsquo;am\u00e9liorer votre condition physique mais n&rsquo;apportera rien \u00e0 votre acclimatation. Inversement,&nbsp; faire une s\u00e9ance de chaise longue au sommet de l&rsquo;aiguille du midi (3800 m\u00e8tres) n&rsquo;am\u00e9liorera pas votre condition physique mais vous acclimatera&#8230; c&rsquo;est comme \u00e7a !<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;id\u00e9al est bien \u00e9videmment de faire les deux : haut et fort&#8230; vous serez comme des rois une fois sur place !<\/p>\n\n\n\n<p>Vous trouverez ailleurs dans ce site <a href=\"https:\/\/www.reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/index.php\/des-balades-pour-sacclimater-a-laltitude\/\" data-type=\"post\" data-id=\"1624\">quelques propositions de balades bien pratiques pour pr\u00e9parer son acclimatation<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Et en tr\u00e8s haute altitude ?<\/h2>\n\n\n\n<p>Par \u00ab\u00a0Tr\u00e8s haute altitude\u00a0\u00bb, j&rsquo;entends&#8230; 5, 6, voire 7000 m\u00e8tres. On sort des Alpes, et m\u00eame \u00e0 priori d&rsquo;Europe (\u00e0 part l&rsquo;Elbrouz), pour se tourner vers les Andes, l&rsquo;Himalaya, ou quelques autres sommets du monde. Quelle pr\u00e9paration demande un raid dans ce genre d&rsquo;endroits ?<\/p>\n\n\n\n<p>Je dois pr\u00e9ciser que j&rsquo;\u00e9cris ces lignes sur la base d&rsquo;une exp\u00e9rience r\u00e9elle mais assez limit\u00e9e : deux voyages au <a href=\"http:\/\/reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/index.php\/drole-de-huascaran\/\">P\u00e9rou<\/a> et en <a href=\"http:\/\/reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/index.php\/huayna-potosi-cimetiere-des-illusions\/\">Bolivie<\/a>, pendant lesquels je fus en haute montagne durant environ 12 semaines.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;altitude<\/h3>\n\n\n\n<p>J&rsquo;ai cru constater que jusqu&rsquo;\u00e0 6500 m\u00e8tres elle ne constitue pas encore un obstacle insurmontable si on proc\u00e8de comme il faut, en soignant son <a href=\"http:\/\/reveeveille.net\/lamontagnetranquille\/index.php\/preparer-litineraire\/\">acclimatation<\/a> qui devra \u00e9videmment \u00eatre \u00e9tal\u00e9e sur une plus longue dur\u00e9e que pour un 4000.<\/p>\n\n\n\n<p>Pr\u00e9parer son acclimatation avant le d\u00e9part sur des montagnes de moindre altitude (genre : aller faire un p&rsquo;tit Mont Blanc avant de partir) n&rsquo;est jamais inutile, mais je ne suis pas s\u00fbr que \u00e7a apporte \u00e9norm\u00e9ment : on reste assez \u00e9loign\u00e9s des altitudes finales \u00e0 atteindre, et sur place, l&rsquo;altitude moyenne des r\u00e9gions entourant les grands sommets est souvent \u00e9lev\u00e9e (exemple : l&rsquo;altiplano \u00e0 4000 m\u00e8tres, les plateaux himalayens \u00e0 4500m). On s&rsquo;y acclimatera donc rapidement et facilement, en se contentant de vivre normalement.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9nivel\u00e9<\/h3>\n\n\n\n<p>Au P\u00e9rou, les d\u00e9nivel\u00e9s \u00e0 parcourir pour atteindre des sommets de 6000 m\u00e8tres sont comparables au d\u00e9nivel\u00e9 de la voie des grands Mulets (\u00e0 pieds depuis en bas, sans utiliser le t\u00e9l\u00e9ph\u00e9rique) au Mont Blanc.<\/p>\n\n\n\n<div align=\"center\">\n<table width=\"504\" border=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"113\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"76\">D\u00e9part<\/td>\n<td width=\"85\">Sommet<\/td>\n<td>D\u00e9nivel\u00e9<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"113\">Mont Blanc<\/td>\n<td width=\"76\">1000<\/td>\n<td width=\"85\">4800<\/td>\n<td>3800<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"113\">Huascaran<\/td>\n<td width=\"76\">3000<\/td>\n<td width=\"85\">6800<\/td>\n<td>3800<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n\n\n\n<p>Donc : si vous \u00eates parfaitement acclimat\u00e9 \u00e0 6000 m\u00e8tres, vous ne peinerez pas plus pour le Huascaran que pour le Mont Blanc.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;approche<\/h3>\n\n\n\n<p>PAR CONTRE, les approches sont souvent beaucoup plus longues. Les sommets alpins ne n\u00e9cessitent jamais plus d&rsquo;une journ\u00e9e d&rsquo;approche, et il s&rsquo;agit le plus souvent de quelques heures. Dans les Andes, l&rsquo;approche commence \u00e0 la route la plus proche, qui est parfois \u00e0 30 ou 40 km du sommet en question. Il y a donc une dimension horizontale \u00e0 ajouter, qui demande facilement 1 ou 2 jours avent d&rsquo;entrer dans le vif du sujet.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">Le ph\u00e9nom\u00e8ne glaciaire<\/h3>\n\n\n\n<p>Tant qu&rsquo;on n&rsquo;est pas sur un terrain glaciaire, on n&rsquo;a pas toujours l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre en haute montagne, et effectivement si le terrain n&rsquo;est pas trop inclin\u00e9, en l&rsquo;absence de glacier les risques objectifs sont moins marqu\u00e9s. Il est donc int\u00e9ressant d&rsquo;estimer le temps et le d\u00e9nivel\u00e9 durant lequel on est en terrain glaciaire.<\/p>\n\n\n\n<p>En ce qui concerne les Andes, les grands sommets sont situ\u00e9s \u00e0 proximit\u00e9 de l&rsquo;\u00e9quateur (donc relativement chauds), ou dans des r\u00e9gions \u00e0 tr\u00e8s faible pluviom\u00e9trie. A part l&rsquo;exception du sud chilien, le ph\u00e9nom\u00e8ne glaciaire est donc relativement limit\u00e9. Disons que par exemple, en cordill\u00e8re blanche, les glaciers des sommets de 6000 m\u00e8tres ne sont pas plus vastes et ne descendent pas plus bas (en valeur relative) que pour les grands sommets alpins. On peut ainsi avoir des itin\u00e9raires glaciaires plus courts sur des grands sommets andins que dans les Alpes.<\/p>\n\n\n\n<div align=\"center\">\n<table width=\"569\" border=\"1\">\n<tbody>\n<tr>\n<td width=\"277\">&nbsp;<\/td>\n<td width=\"220\">Altitude d&rsquo;arriv\u00e9e sur glacier<\/td>\n<td width=\"78\">Sommet<\/td>\n<td>D\u00e9nivel\u00e9 glaciaire<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"277\">Mont Blanc par grands Mulets<\/td>\n<td width=\"120\">2500 (jonction)<\/td>\n<td width=\"78\">4800<\/td>\n<td>2300<\/td>\n<\/tr>\n<tr>\n<td width=\"277\">Huascaran<\/td>\n<td width=\"120\">5000<\/td>\n<td width=\"78\">6800<\/td>\n<td>1800<\/td>\n<\/tr>\n<\/tbody>\n<\/table>\n<\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\">L&rsquo;engagement<\/h3>\n\n\n\n<p>On pourrait r\u00e9sumer toutes les donn\u00e9es pr\u00e9c\u00e9dentes en parlant de l&rsquo;engagement. Cette notion prend en compte d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 les risques et la difficult\u00e9 de l&rsquo;ascension, et de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 la facilit\u00e9 \u00e0 quitter la montagne en cas de probl\u00e8me (par ses propres moyens ou aid\u00e9).<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est probablement l&rsquo;engagement qui fait la plus grande diff\u00e9rence entre un raid andin ou himalayen et un raid dans les Alpes. Dans les Andes, dans l&rsquo;Himalaya, il n&rsquo;y a pas de logistique sur place (refuges&#8230;), pas de service de sauvetage organis\u00e9, pas beaucoup de monde qui passe. On est tr\u00e8s loin de tout, seuls face au risque et \u00e0 ses responsabilit\u00e9s, d&rsquo;autant plus que les approches sont longues. En cas de probl\u00e8me il ne faudra souvent attendre d&rsquo;aide que de soi-m\u00eame. Cela n\u00e9cessite parfois un certain courage physique, mais le probl\u00e8me est plus phantasm\u00e9 que r\u00e9el.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La bonne pr\u00e9paration de l&rsquo;itin\u00e9raire d&rsquo;une vir\u00e9e de plusieurs jours en haute montagne est d&rsquo;une importance fondamentale. 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