{"id":421,"date":"2022-10-07T12:16:57","date_gmt":"2022-10-07T10:16:57","guid":{"rendered":"http:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wordpress\/?p=421"},"modified":"2022-10-07T12:16:59","modified_gmt":"2022-10-07T10:16:59","slug":"la-montagne-qui-coule","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/la-montagne-qui-coule\/","title":{"rendered":"La montagne qui coule"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a rien, l\u00e0-haut, rien d&rsquo;int\u00e9ressant !\u00a0\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Le vieil homme contemple le versant d\u00e9nud\u00e9 de ses yeux bleu froid. L&rsquo;intensit\u00e9 de son regard, la concentration avec laquelle il explore m\u00e9thodiquement les replis de la montagne, semblent contredire ses propos. Il cherche \u00e0 apercevoir quelque chose qu&rsquo;il conna\u00eet, j&rsquo;en mettrai ma main au feu.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Que des cailloux !\u00a0\u00bb, ajoute-t-il enfin d&rsquo;un ton d\u00e9finitif en&nbsp;d\u00e9tournant les yeux. M&rsquo;abandonnant l\u00e0, il s&rsquo;\u00e9loigne dans la ruelle du village en marmonnant.<\/p>\n\n\n\n<p>Plusieurs habitants du village ont fait devant moi allusion \u00e0 \u00ab\u00a0quelque chose\u00a0\u00bb. L\u00e0-haut, au pied de la falaise, il y aurait des \u00ab\u00a0trous\u00a0\u00bb. De simples&nbsp;terriers de renard, selon certains,&nbsp;un \u00ab\u00a0aven\u00a0\u00bb&nbsp;selon d&rsquo;autres. Comme c&rsquo;est bizarre. Les gens savent quelque chose, mais en m\u00eame temps ils ne savent pas. Ils rapportent ce que les anciens leur ont dit, mais ils n&rsquo;y vont pas voir. Ils n&rsquo;y sont jamais mont\u00e9s, et n&rsquo;y monteront jamais.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2007\/0615_avens_ruas\/20070615_avens_ruas_au_dessus_des_toits.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption>Le versant, au dessus des toits<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Je contemple \u00e0 nouveau le versant au dessus des toits. Quelque chose, ici,&nbsp;m&rsquo;intrigue depuis longtemps. De part et d&rsquo;autre du village, s\u00e9par\u00e9s par un vallon \u00e9rod\u00e9, deux puissants \u00e9paulements descendent de la cr\u00eate. Ils ondulent de droite et de gauche avant de s&rsquo;\u00e9vaser sur le replat. Il y a dans ces formes comme&#8230; une sorte de mouvement, oui. Qui \u00e9voque la vie, mais quelque chose d&rsquo;un peu malfaisant, aussi. Quelque chose de potentiellement dangereux. Une impression de \u00ab\u00a0d\u00e9j\u00e0 vu\u00a0\u00bb&nbsp;s&rsquo;installe en moi. Dans quel genre de circonstances ais-je d\u00e9j\u00e0&nbsp;rencontr\u00e9 de telles formes ? Tout en r\u00e9fl\u00e9chissant, je plisse les yeux, pour effacer les d\u00e9tails et ne garder que la forme g\u00e9n\u00e9rale des lignes&#8230; Oui oui oui, bien s\u00fbr&#8230; cet ensemble ressemble diablement \u00e0 la langue terminale d&rsquo;un glacier alpin, qui fait le dos rond en altitude, se laisse guider par la vall\u00e9e, puis finit par s&rsquo;\u00e9taler&nbsp;en un \u00e9ventail crevass\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussit\u00f4t, les d\u00e9tails du paysage s&rsquo;assemblent pour former un tout coh\u00e9rent. Ce versant est en mouvement. Comme un glacier, il coule vers la vall\u00e9e. A son rythme, mais in\u00e9luctablement. Et alors, les \u00ab\u00a0trous\u00a0\u00bb l\u00e0-haut ? Comment les rattacher \u00e0 l&rsquo;ensemble ? Je prends le chemin des hauteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les derni\u00e8res centaines de m\u00e8tres,&nbsp;la pente se redresse, et m&rsquo;oblige \u00e0 adopter un mode de progression que je connais bien. Mont\u00e9e en diagonale, de profil, une main pos\u00e9e sur la pente, les&nbsp;chevilles l\u00e9g\u00e8rement tordues pour que le plat du pied repose le plus largement possible sur le sol. Comme dans la travers\u00e9e d&rsquo;une pente de neige dure, les crampons aux pieds. 2000 m\u00e8tres plus bas, je retrouve les sensations de la haute montagne. Le lien entre mes minuscules C\u00e9vennes et les g\u00e9ants des Alpes. Un pas long, un pas court, pause appuy\u00e9 sur le bras. Un pas long, un pas court&#8230; le rythme s&rsquo;installe. Plong\u00e9 dans l&rsquo;ambiance, c&rsquo;est presque sans surprise qu&rsquo;au d\u00e9tour d&rsquo;un ressaut rocheux&nbsp;je d\u00e9couvre une crevasse. Ce n&rsquo;est pas une image :&nbsp;il s&rsquo;agit bel et bien d&rsquo;une vraie crevasse. L&rsquo;ouverture de forme allong\u00e9e mesure une dizaine de m\u00e8tres de long,&nbsp;elle est&nbsp;perpendiculaire \u00e0 la ligne de pente.&nbsp;Tous les signes d&rsquo;une fracturation de d\u00e9compression, comme sur un glacier. Rien \u00e0 voir avec un aven. Instantan\u00e9ment mes r\u00e9flexes d&rsquo;alpiniste prennent le dessus. M\u00e9fiance dans le prolongement de l&rsquo;axe de la crevasse, un pont de neige pourrait cacher un ab\u00eeme. Par contre, rien \u00e0 craindre sur la l\u00e8vre inf\u00e9rieure. Un regard vers le fond.&nbsp;Juste du&nbsp;noir. Retour \u00e0 la lumi\u00e8re, regard circulaire. Autour de moi, des ondulations courent \u00e0 la surface, d\u00e9non\u00e7ant la pr\u00e9sence d&rsquo;autres crevasses ici et l\u00e0. Un peu plus haut, la falaise domine un chaos monstrueux de rochers en \u00e9quilibre&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>A pas r\u00e9fl\u00e9chis, je fais ma trace sinueuse entre les crevasses. Je repense au vieil homme. Pourquoi a t-il r\u00e9agi comme cela. Qu&rsquo;a-t-il voulu me cacher ?<\/p>\n\n\n\n<p>Entre des rochers grands comme des maisons, des passages \u00e9troits et sombres sont emplis d&rsquo;\u00e9boulis instables. Je progresse prudemment entre deux falaises. Des ramifications partent de tous c\u00f4t\u00e9s, contournant des blocs entass\u00e9s en vrac. \u00c7\u00e0 et l\u00e0, cern\u00e9 par des empilements fragiles,&nbsp;je dois rebrousser chemin. Parfois, il me semble entendre des chocs sourds provenant du&nbsp;c\u0153ur de la masse rocheuse, comme r\u00e9sultant de la chute de pierres&nbsp;au fond&nbsp;de puits lointains. Je ne&nbsp;sais que trop bien o\u00f9 je suis, en cet instant&nbsp;: au c\u0153ur m\u00eame d&rsquo;une barre de s\u00e9racs. Sous mes pieds, la montagne doit pr\u00e9senter un verrou rocheux.&nbsp;Le&nbsp;versant-glacier, trop rigide, se fracture pour le franchir. Un peu plus bas dans la pente, les failles se refermeront, les blocs se recolleront, et le versant reprendra l&rsquo;allure plus calme que je lui ai vue en montant.<\/p>\n\n\n\n<p>Les alpinistes le savent, rien de plus fourbe qu&rsquo;une barre de s\u00e9racs. A tout instant, une \u00e9caille de glace grosse comme un piano \u00e0 queue peut vous tomber dessus. Ou bien, presque doucement, un bloc va basculer et venir fermer la crevasse au fond de laquelle vous \u00eates en train de progresser&#8230; M\u00e9fiance. Faire vite. Sortir de l\u00e0&#8230; J&rsquo;encha\u00eene les passages \u00e9troits, les carrefours rocheux, m&rsquo;\u00e9l\u00e8ve progressivement le long d&rsquo;une pente de cailloutis broy\u00e9 par les chocs. Enfin, j&rsquo;\u00e9merge&nbsp;au sommet de la barre de s\u00e9racs. La vue s&rsquo;\u00e9largit \u00e0 nouveau, les toits du&nbsp;village r\u00e9apparaissent au dessus de mon horizon de glace tout proche. \u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a rien\u00a0\u00bb, qu&rsquo;il disait le vieux. Mais pourquoi, nom de Dieu ?<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container is-layout-flow wp-block-group-is-layout-flow\">\n<div class=\"wp-block-columns is-layout-flex wp-container-core-columns-is-layout-9d6595d7 wp-block-columns-is-layout-flex\">\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2007\/0615_avens_ruas\/20070615_avens_ruas_crevasse.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption>Une crevasse de pierre<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-column is-layout-flow wp-block-column-is-layout-flow\">\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2007\/0615_avens_ruas\/20070615_avens_ruas_un_abime_insondable.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption>Un ab\u00eeme insondable<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Sur une dizaine de m\u00e8tres, le sol est presque horizontal, \u00e0 peine marqu\u00e9 par quelques crevasses de second ordre, Il&nbsp;vient&nbsp;finalement s&rsquo;appuyer contre une falaise courte et massive, qui semble bien solide. Au dessus, le versant reprend, indemne, tranquille, indiff\u00e9rent au d\u00e9sordre indescriptible qui r\u00e8gne plus bas. C&rsquo;est donc ici que tout commence. Ici, j&rsquo;en suis certain, que je trouverai la r\u00e9ponse \u00e0 mes questions. Au pied de la falaise,&nbsp;\u00e0 perte de vue,&nbsp;court une faille sombre, irr\u00e9guli\u00e8re. Large de quelques d\u00e9cim\u00e8tres, en certains endroits elle se ferme totalement, parfois elle s&rsquo;\u00e9largit jusqu&rsquo;\u00e0 deux \u00e0 trois m\u00e8tres. C&rsquo;est la&nbsp;\u00ab\u00a0rimaye\u00a0\u00bb, la crevasse sup\u00e9rieure du glacier, celle qui se forme entre la glace et la roche. La rimaye n&rsquo;est pas une crevasse ordinaire. C&rsquo;est une zone de frottement entre le monde de la solidit\u00e9 rocheuse et celui de la mouvance glaciaire. Il faut ma\u00eetriser les deux univers pour y \u00eatre \u00e0 l&rsquo;aise. Lors d&rsquo;une course en haute montagne, franchir la rimaye est toujours une \u00e9tape&nbsp;significative : selon le type d&rsquo;itin\u00e9raire, elle marque&nbsp;le d\u00e9but des difficult\u00e9s, ou bien au contraire l&rsquo;arriv\u00e9e tr\u00e8s prochaine au sommet.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2007\/0615_avens_ruas\/20070615_avens_ruas_la_montange_descend.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption>La montagne descend tout doucement<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Accroupi au bord du vide, j&rsquo;essaie de sonder les profondeurs de celle-ci. Je lance un petit caillou. Il rebondit de loin en loin&#8230; c&rsquo;est profond. Et puis \u00e7a semble vaste, aussi. Les longues r\u00e9sonances t\u00e9moignent d&rsquo;une cavit\u00e9 ample, qui s&rsquo;\u00e9tend un peu partout sous mes pieds. Sans doute les crevasses des alentours sont elles reli\u00e9es \u00e0 ce vide. Je me sens&nbsp;suspendu au dessus d&rsquo;une sorte de gruy\u00e8re, de labyrinthe g\u00e9ant.&nbsp;Je n&rsquo;ai encore jamais essay\u00e9 de p\u00e9n\u00e9trer dans une rimaye,&nbsp;et je me sens soudain effray\u00e9. Mais attir\u00e9. Il n&rsquo;est pas possible d&rsquo;y descendre sans \u00e9quipement, mais il doit y avoir quelque part une entr\u00e9e praticable.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2007\/0615_avens_ruas\/20070615_avens_ruas_une_entree_du_labyrinthe.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption>Une des nombreuses entr\u00e9es du labyrinthe<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;ouverture,&nbsp;de sa&nbsp;forme g\u00e9om\u00e9trique biscornue, me lance un regard sombre.&nbsp;Cach\u00e9e un peu plus bas, \u00e0 la limite sup\u00e9rieure de la barre de s\u00e9racs, elle avait \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 mon attention lors de la mont\u00e9e. Un l\u00e9ger courant d&rsquo;air en sort, apportant avec lui une vague odeur de charogne. Voil\u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du monde souterrain. Sous glaciaire, devrais-je dire. Je vais entrer l\u00e0-dedans comme les glacionautes&nbsp;descendent dans les \u00ab\u00a0moulins\u00a0\u00bb du Gro\u00ebnland. A la diff\u00e9rence qu&rsquo;ici la lumi\u00e8re du jour ne p\u00e9n\u00e8tre pas. Tout est si noir&#8230;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2007\/0615_avens_ruas\/20070615_avens_ruas_blocs_dechiquetes.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption>Dans les blocs d\u00e9chiquet\u00e9s<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La descente est \u00e9troite mais facile. Se laisser glisser d&rsquo;un rocher \u00e0 l&rsquo;autre, en entra\u00eenant quelques cailloux qui me devancent en rebondissant&nbsp;dans&nbsp;le noir&nbsp;et finissent par s&rsquo;immobiliser sur le sol encore lointain. Peu \u00e0 peu le passage s&rsquo;\u00e9largit, et je progresse bient\u00f4t dans un grand volume, que ma pauvre petite lampe ne suffit plus \u00e0 \u00e9clairer. Je n&rsquo;aper\u00e7oit que ce qui est \u00e9clair\u00e9 par la&nbsp;minuscule bulle de lumi\u00e8re que je transporte autour de moi. Au del\u00e0, j&rsquo;entends des r\u00e9sonances, des bruits de gouttes, des crissements. Quelque chose bouge tout doucement. Quelque chose d&rsquo;\u00e9norme, qui glisserait infiniment lentement. J&rsquo;ai un peu peur.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, me voici sur un sol horizontal. Je reste un long moment immobile \u00e0 \u00e9couter les bruits de la nuit pendant que mes yeux s&rsquo;habituent \u00e0 l&rsquo;obscurit\u00e9. En quelques minutes, je vois appara\u00eetre tout doucement les formes de la salle dans laquelle je me trouve. Et soudain je comprends tout. Devant moi, la falaise forme la paroi terminale. Verticale, solide. Au dessus de ma t\u00eate, des blocs de rochers hauts comme des immeubles sont inclin\u00e9s, le sommet appuy\u00e9 contre la falaise, et forment une sorte de toit. Je devine qu&rsquo;en arri\u00e8re, d&rsquo;autres rochers sont \u00e0 leur tour appuy\u00e9s&nbsp;sur ceux-ci.&nbsp;Je comprends que&nbsp;cette falaise s&rsquo;ouvre&nbsp;et lib\u00e8re&nbsp;des strates successives de roches. Cette falaise&nbsp;est l&rsquo;endroit par lequel la montagne se d\u00e9sagr\u00e8ge et donne naissance \u00e0 ce versant-glacier qui coule lentement vers le village.<\/p>\n\n\n\n<p>Quelques minutes plus tard, lorsque mes yeux peuvent voir dans le noir, je comprends quel secret le vieil homme voulait pr\u00e9server.&nbsp; Le sol de la salle, \u00e0 perte de vue, n&rsquo;est constitu\u00e9 que de d\u00e9bris. Des&nbsp;lauzes de&nbsp;calcaire. Des fragments de poutres. Des pierres. Des ferrures&nbsp;tordues. Un village ancien. Un village qui a exist\u00e9 en cet endroit il y a des si\u00e8cles, et qui a&nbsp;\u00e9t\u00e9 englouti par les crevasses du glacier. Le village d&rsquo;avant.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gens du village d&rsquo;aujourd&rsquo;hui savent-ils, ou sentent-ils seulement, que leurs anc\u00eatres vivaient plus haut sur le versant, et qu&rsquo;ils ont connu un cataclysme terrible ? Sentent-ils, ou savent-ils que la montagne continue \u00e0 descendre, et qu&rsquo;un jour ou l&rsquo;autre ils conna\u00eetront le m\u00eame sort ? Ils ne veulent pas savoir, voil\u00e0 la v\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Oh, j&rsquo;ai entendu un bruit par l\u00e0&#8230; je crois que le sol tremble. Vite !<\/p>\n\n\n\n<iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.reveeveille.net\/geoportail\/cartepublique.aspx?idecrit=446\" width=\"100%\" height=\"400\"><\/iframe>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Il n&rsquo;y a rien, l\u00e0-haut, rien d&rsquo;int\u00e9ressant !\u00a0\u00bb Le vieil homme contemple le versant d\u00e9nud\u00e9 de ses yeux bleu froid. 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