{"id":1370,"date":"2021-09-09T14:35:06","date_gmt":"2021-09-09T12:35:06","guid":{"rendered":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/?p=1370"},"modified":"2021-09-09T14:35:08","modified_gmt":"2021-09-09T12:35:08","slug":"accueil-critique-du-film-les-camisards-de-rene-allio","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/accueil-critique-du-film-les-camisards-de-rene-allio\/","title":{"rendered":"Accueil critique du film \u00ab\u00a0Les camisards\u00a0\u00bb de ren\u00e9 Allio"},"content":{"rendered":"\n<p>Les critiques propos\u00e9es ci-dessous ont \u00e9t\u00e9 compil\u00e9es par la biblioth\u00e8que de la cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise \u00e0 partir de revues nationales. Elles sont \u00e9galement disponibles \u00e0 l&rsquo;adresse suivante : <a href=\"http:\/\/www.cinematheque.fr\/fr\/dans-salles\/hommages-retrospectives\/revues-presse\/rene_allio\/camisards.html\">http:\/\/www.cinematheque.fr\/fr\/dans-salles\/hommages-retrospectives\/revues-presse\/rene_allio\/camisards.html<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Combat<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;On ne peut \u00e0 la fois plonger dans le pass\u00e9 en restituant le v\u00e9ritable climat de l\u2019\u00e9poque, et avoir en t\u00eate le sch\u00e9ma un peu simpliste de la contestation actuelle. Ce qui \u00e9tait complexe, subtil, et un peu myst\u00e9rieux devient \u2013 du coup \u2013 caricatural (\u2026). De belles intentions, une sinc\u00e9rit\u00e9 \u00e9vidente, mais un \u00e9tonnant manque de fermet\u00e9 dans le propos et l\u2019\u00e9criture. Pour une fresque, il aurait fallu une palette moins d\u00e9lav\u00e9e, et un ton peut-\u00eatre plus viril. Quand pourra-t-on \u2013 dans le cin\u00e9ma fran\u00e7ais \u2013 faire un film intelligent sans montrer qu\u2019on reste un intellectuel&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Henry Chapier, 19.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Carrefour<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;On peut dire que toutes les sc\u00e8nes qui se passent dans le camp du roi sont ridicules (&#8230;). En face de ces piteuses troupes, les religionnaires sont admirables de dignit\u00e9, d\u2019efficacit\u00e9, de noblesse, de courage. Ren\u00e9 Allio a eu l\u2019id\u00e9e excellente de faire commenter leurs exploits, leurs marches et leurs combats par le r\u00e9cit de l\u2019un d\u2019entre eux (Rufus), r\u00e9cit authentique tir\u00e9 d\u2019un <em>journal de marche<\/em> qui a \u00e9t\u00e9 retrouv\u00e9, plus \u00e9loquent dans sa simplicit\u00e9, sa droiture, que n\u2019importe quel dialogue \u00e9difiant. L\u00e0 est la r\u00e9ussite du film. Quel dommage, je le r\u00e9p\u00e8te, que ces sc\u00e8nes excellentes qui se d\u00e9roulent dans l\u2019admirable paysage des C\u00e9vennes, soient coup\u00e9es par ce vaudeville militaire et mondain dont je parle plus haut&nbsp;!&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Michel Mohrt, 23.02.1972&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Croix<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Dans son genre, au regard de la probit\u00e9 historique, <em>Les Camisards<\/em> est une \u0153uvre aussi importante que, de Rossellini, <em>La Prise du pouvoir par Louis XIV<\/em>. Car s\u2019y manifeste un identique souci de l\u2019exactitude de l\u2019environnement (\u2026), de la v\u00e9rit\u00e9 des d\u00e9tails comme les virent Callot, Le Nain (\u2026) et, cons\u00e9quemment, de l\u2019insertion dans la v\u00e9ritable Histoire \u2013 celle des civilisations (\u2026). On pouvait imaginer dix autres styles pour cette \u00e9vocation des Camisards. Celui de Ren\u00e9 Allio &#8211; compte tenu de mes <em>b\u00e9mols<\/em> d\u2019historien \u2013 manifeste une prise de conscience qui rejoint, tout brechtisme \u00e0 part, la <em>modernit\u00e9<\/em> des ma\u00eetres actuels de la science historique.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Jean Rochereau, 27.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Echos<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Grave (\u2026) et sans complaisance, le film de Ren\u00e9 Allio est beau (\u2026). C\u2019est le d\u00e9but de cette r\u00e9volte que Ren\u00e9 Allio a reconstitu\u00e9. Son film est le contraire d\u2019une fresque historique. Tourn\u00e9 avec de petits moyens, il raconte moins les batailles c\u00e9venoles que la prise de conscience, chez les paysans, de la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9sister, de se battre, de se venger. Peu de com\u00e9diens connus (hors Rufus), mais une distribution homog\u00e8ne. Peu de morceaux de bravoure, mais un tableau fid\u00e8le, r\u00e9aliste et vigoureux d\u2019une r\u00e9sistance qui peut pour le spectateur d\u2019aujourd\u2019hui \u00e9voquer des exemples contemporains.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Annie Coppermann, 25.02.1972&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019Express<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Des premiers sursauts de ce qui allait devenir <em>la guerre des camisards<\/em>, Ren\u00e9 Allio (\u2026) a fait un beau film un peu froid, peut-\u00eatre <em>distanc\u00e9<\/em> \u00e0 l\u2019exc\u00e8s. Bien que le c\u0153ur et la raison penchent en faveur des r\u00e9volt\u00e9s, Allio essaie de ne pas trop solliciter notre indignation. Il montre des royaux presque sympathiques&nbsp;: il ne cache pas les crises de fr\u00e9n\u00e9sie mystique des <em>Enfants de l\u2019Eternel<\/em>, les illuminations douteuses des proph\u00e8tes, leurs querelles, ni certaines de leurs d\u00e9faillances (\u2026). Peu expert aux vastes mouvements de figurants, Allio a bien fait de ne mettre en sc\u00e8ne, dans le paysage intact et grandiose des hautes C\u00e9vennes, que les premiers feux de la r\u00e9bellion. Son film y gagne une belle qualit\u00e9 de r\u00e9alisme, de proximit\u00e9. Les lieux o\u00f9 il a \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9 sont encore tout impr\u00e9gn\u00e9s de la l\u00e9gende sanglante des <em>attroup\u00e9s du d\u00e9sert<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Nourissier, 14.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Figaro<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;On attendait mieux et plus de (\u2026) Ren\u00e9 Allio. Mais peut-\u00eatre l\u2019intimisme lui convient-il mieux que l\u2019\u00e9pop\u00e9e (\u2026)&nbsp;? Je regrette que l\u2019\u0153uvre n\u2019aboutisse pas \u00e0 la r\u00e9ussite que le th\u00e8me exigeait. J\u2019ai ressenti surtout un faux lyrisme, une absence d\u2019\u00e2me.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Louis Chauvet, 18.02.1972&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>France-Soir<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;<em>Les Camisards<\/em> est (\u2026) autant la reconstitution fid\u00e8le d\u2019un moment de la r\u00e9volte des protestants opprim\u00e9s apr\u00e8s la r\u00e9vocation de l\u2019Edit de Nantes que l\u2019explication d\u2019une prise de conscience. Ce film donne \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir autant qu\u2019\u00e0 voir. C\u2019est (\u2026) pourquoi ceux qui demandent au cin\u00e9ma d\u2019\u00eatre autre chose qu\u2019une simple distraction ne voudront pas manquer.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Robert Chazal, 17.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L\u2019Humanit\u00e9 Dimanche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Un film d\u2019une prodigieuse rigueur &#8211; quasiment jans\u00e9niste &#8211; et d\u2019une beaut\u00e9 incomparable. [Ren\u00e9 Allio] s\u2019est content\u00e9 de la v\u00e9rit\u00e9 reconstitu\u00e9e, plus convaincante et plus violente, plus prenante aussi.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Samuel Lachize, 21.02.1972&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Journal du Dimanche<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ren\u00e9 Allio ne s\u2019int\u00e9resse gu\u00e8re au pittoresque des reconstitutions historiques, ni aux kermesses historiques des combats de cin\u00e9ma. Il se contente au passage de r\u00e9ussir les unes et les autres sans insister (\u2026). Jamais un tel vent d\u2019intelligence n\u2019avait souffl\u00e9 sur le mont Aigoual.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>[S.N.], 20.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Lettres fran\u00e7aises<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;La r\u00e9ussite remarquable du film d\u2019Allio tient (\u2026) \u00e0 l\u2019extr\u00eame coh\u00e9rence de tous ces \u00e9l\u00e9ments, \u00e0 leur articulation dans un r\u00e9cit sans bavures et sans abus d\u2019effets faciles. Si la lutte farouche des Camisards prend aujourd\u2019hui, par le truchement de ces images, une nouvelle dimension et fait \u00e9cho \u00e0 d\u2019autres combats de lib\u00e9ration (\u2026), Allio montre les limites historiques et id\u00e9ologiques (\u2026). C\u2019est d\u2019abord un hommage aux combats des opprim\u00e9s, ceux de 1702 et ceux de tous les temps&nbsp;; et une le\u00e7on qui vaut toujours d\u2019\u00eatre m\u00e9dit\u00e9e. Ren\u00e9 Allio est fid\u00e8le en cela \u00e0 sa vision personnelle o\u00f9 la recherche des chemins de la prise de conscience tient une place d\u00e9cisive de <em>La Vieille dame indigne<\/em> \u00e0 <em>Pierre et Paul<\/em>. Mais par des moyens renouvel\u00e9s, une lucidit\u00e9 plus aig\u00fce encore, une constante qualit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution. <em>Les Camisards<\/em> portent cette r\u00e9flexion depuis longtemps entreprise \u00e0 un degr\u00e9 exceptionnel d\u2019accomplissement.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Michel Capdenac, 23.02.1972&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Monde<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Il serait vain de chercher dans ce film ce qui ne s\u2019y trouve pas&nbsp;: les fariboles ordinaires du divertissement historique. Les personnages d\u2019Allio appartiennent \u00e0 un monde dur et grave, celui qu\u2019illustr\u00e8rent Callot et Le Nain. Il arrive \u00e9galement que le regard <em>brechtien<\/em> du r\u00e9alisateur et son intransigeance imposent au r\u00e9cit une froideur apparente, voire m\u00eame une grisaille, qui risquent de d\u00e9concentrer des spectateurs plus \u00e9pris d\u2019aventures que de r\u00e9flexion morale et politique. Mais l\u2019\u0153uvre est pure et noble, et, apr\u00e8s le stupide <em>bannissement <\/em>dont elle fut victime, elle devrait trouver son public.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Jean de Baroncelli, 19.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La Nation<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ren\u00e9 Allio, sp\u00e9cialiste du film intimiste (\u2026) se risque ici dans le genre historique. Il y transpose ses points de force, et aussi ses faiblesses et ses limites (&#8230;). Ren\u00e9 Allio a, comme on dit, fait avec ce qu\u2019il avait. Et c\u2019est tr\u00e8s beau.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Jean-Michel Bernard, 13.03.1972&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le Nouvel Observateur<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ren\u00e9 Allio aime \u00e0 dire que nous n\u2019avons pas, en histoire comme ailleurs, de films <em>fran\u00e7ais <\/em>qui nous parlent de la masse nationale, c\u2019est-\u00e0-dire des provinces. Nous avons seulement, dit-il, des films parisiens. Allio, lui, a su porter son regard tr\u00e8s au-del\u00e0 des rideaux de b\u00e9ton du boulevard p\u00e9riph\u00e9rique&nbsp;; il a plant\u00e9 sa cam\u00e9ra dans le granit bleu des C\u00e9vennes. Il a inscrit sur sa bande sonore les psaumes de Cl\u00e9ment Marot. Est-ce \u00e0 dire qu\u2019il a r\u00e9alis\u00e9 sur un sujet <em>fran\u00e7ais<\/em> un v\u00e9ritable <em>film fran\u00e7ais<\/em>&nbsp;? S\u00fbrement pas, et Dieu merci (\u2026). Pour le b\u00e9n\u00e9fice de tous, Occitans et hommes du Nord, et dans le plus stricte respect des textes, sans cet expressionnisme gratuit qu\u2019on trouve dans <em>Les Diables<\/em> de Ken Russell, Allio a r\u00e9alis\u00e9 en fait le meilleur, le plus tragique de nos films languedociens en langue d\u2019o\u00efl. Un film qui, pour le C\u00e9venol que chacun d\u2019entre nous porte en son c\u0153ur, donne envie tour \u00e0 tour de pleurer, d\u2019aimer, de tuer, ou tout simplement de marcher dans la montagne et de se baigner dans les torrents. L\u2019exploit d\u2019Allio n\u2019est pas mince, et je souhaite \u00e0 ces <em>Camisards<\/em> des spectateurs et des fans plus nombreux encore et plus hyst\u00e9riquement admiratifs que ceux qui, jadis, acclamaient les C\u00e9venols, en 1703, dans leurs assembl\u00e9es ou travers\u00e9es du <em>D\u00e9sert<\/em>.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Emmanuel Le Roy Ladurie, 14.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Les Nouvelles litt\u00e9raires<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Tout le d\u00e9but du film est remarquable et, dans un registre tout diff\u00e9rent, nous avons plaisir \u00e0 retrouver le Ren\u00e9 Allio de <em>La Vieille dame indigne<\/em> (\u2026). Travaillant dans un genre nouveau pour lui, la reconstitution historique, il manifeste une incontestable ma\u00eetrise, encore qu\u2019il soit moins habile \u00e0 faire agir les nobles que les paysans. Quelques all\u00e9gements dans la partie centrale, confuse, et qui sacrifie parfois au spectaculaire, auraient permis aux <em>Camisards<\/em> d\u2019\u00eatre une des meilleures productions du jeune cin\u00e9ma fran\u00e7ais.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Georges Charensol, 27.02.1972&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>T\u00e9l\u00e9rama<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Ce qui frappe dans ce film, d\u00e8s les premi\u00e8res images, c\u2019est son extr\u00eame sobri\u00e9t\u00e9. Nous sommes loin du film dit historique \u00e0 grand spectacle. Ren\u00e9 Allio traite l\u2019Histoire avec d\u2019autant plus de respect qu\u2019il en refuse l\u2019habituelle convention th\u00e9\u00e2trale. On croit \u00e0 ses paysans mis\u00e9rables, qui portent des habits d\u00e9pareill\u00e9s, ramass\u00e9s ici ou l\u00e0, souvent sur leurs ennemis d\u00e9faits, les soldats du roi (\u2026). Cette insurrection, Ren\u00e9 Allio nous en montre la mont\u00e9e et l\u2019organisation progressive, \u00e0 coups de petits d\u00e9tails pris sur le vif. Nous sommes \u00e9tonnamment proches de cette poign\u00e9e d\u2019hommes qui arpentent la montagne c\u00e9venole, revenant \u00e0 une vie libre pour d\u00e9fendre leur libert\u00e9. On croit \u00e0 ces paysans, \u00e0 chacun de leurs gestes, comme on croit aux pierres, aux torrents, \u00e0 cette nature sauvage et belle avec laquelle font corps les insurg\u00e9s (\u2026). <em>Les Camisards<\/em> est peut-\u00eatre le premier film historique fran\u00e7ais qui ne ressemble pas \u00e0 un album d\u2019images d\u2019Epinal.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Claude-Marie Tr\u00e9mois, 19.2.1972<\/p>\n\n\n\n<p><strong>T\u00e9moignage chr\u00e9tien<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Le film de Ren\u00e9 Allio, nous restitue une tranche de cette histoire protestante trop oubli\u00e9e avec un souci constant de fid\u00e9lit\u00e9 historique qui ne m\u00e9nage ni les uns ni les autres (\u2026). Dans son film, malgr\u00e9 des images un peu trop <em>l\u00e9ch\u00e9e<\/em>s, l\u2019auteur nous pr\u00e9sente ces fous de Dieu tels qu\u2019ils furent (\u2026). Le film m\u2019a plu (\u2026). Certainement parce qu\u2019il est actuel.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Marcel Henriet, 17.02.1972<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Des ant\u00e9c\u00e9dents heureux (\u2026) nous disposaient volontiers en sa faveur. Mais sur le plan du style <em>Les Camisards<\/em> serait plut\u00f4t en r\u00e9gression. Il est difficile de nier la qualit\u00e9 de l\u2019interpr\u00e9tation (\u2026). La qualit\u00e9 de la photo contribue aussi \u00e0 ce que le film se laisse voir avec plaisir. On sera sensible au souci <em>documentaire<\/em> (m\u0153urs, costumes) qui aboutit parfois \u00e0 son humour plus ou moins volontaire. Mais cette addition de qualit\u00e9s certaines ne fait curieusement pas un grand film, s\u2019il en r\u00e9sulte une \u0153uvre toutefois respectable. L\u2019intelligence et la sensibilit\u00e9 d\u2019Allio ne font aucun doute. Les promesses d\u2019auteurs contenues dans ses premiers films, par contre, ne s\u2019\u00e9panouissent pas totalement ici.&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>Gaston Haustrate, 17.02.1972<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les critiques propos\u00e9es ci-dessous ont \u00e9t\u00e9 compil\u00e9es par la biblioth\u00e8que de la cin\u00e9math\u00e8que fran\u00e7aise \u00e0 partir de revues nationales. 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