{"id":1333,"date":"2023-11-21T15:06:19","date_gmt":"2023-11-21T14:06:19","guid":{"rendered":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/?p=1333"},"modified":"2023-11-21T15:06:20","modified_gmt":"2023-11-21T14:06:20","slug":"la-cascade-de-rune","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/la-cascade-de-rune\/","title":{"rendered":"De la cascade de Runes aux runes de la Cascade"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab\u00a0<em>Un ruisseau qui descend de la montagne de la Loz\u00e8re et se perd dans le Tarn pr\u00e8s de Miral, forme tout pr\u00e8s de Runes une magnifique cascade que le voyageur qui passe pr\u00e8s de Florac ne manque jamais d&rsquo;aller visiter. Dans les eaux ordinaires, elle offre deux chutes : l&rsquo;une de 46 m\u00e8tres, au pied de laquelle se trouve un gouffre de 7 m\u00e8tres de profondeur,&nbsp; et l&rsquo;autre de 24 m\u00e8tres de hauteur, tombant aussi dans un gouffre de 12 m\u00e8tres de profondeur, o\u00f9 l&rsquo;on trouve la truite. Dans les crues un peu fortes, ces deux chutes se confondent et ne forment plus qu&rsquo;une seule cascade de 68 m\u00e8tres de hauteur qui pr\u00e9sente le plus beau coup d&rsquo;oeil.<\/em>\u00ab\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Voil\u00e0 comment Bourret d\u00e9crit la cascade de Runes dans son \u00ab\u00a0Dictionnaire g\u00e9ographique de la Loz\u00e8re\u00a0\u00bb en 1852. Il semble appr\u00e9cier le lieu. D&rsquo;autres auteurs des m\u00eames \u00e9poques signalent pourtant que la cascade, si elle vaut peut-\u00eatre le d\u00e9placement dans les petites montagnes de la Loz\u00e8re, serait consid\u00e9r\u00e9e comme de troisi\u00e8me cat\u00e9gorie dans les grandes montagnes des Alpes. Mais il faut bien faire avec ce qu&rsquo;on a sous la main, alors depuis des d\u00e9cennies la cascade est signal\u00e9e \u00e0 l&rsquo;attention du touriste, le long de la route reliant Runes \u00e0 Fraissinet de Loz\u00e8re. La notori\u00e9t\u00e9 du lieu allant croissant, les visites se sont multipli\u00e9es. Le sentier \u00e9tait mauvais, les rochers raides et glissants&#8230; il semble qu&rsquo;il y ait eu quelques accidents tragiques. Le Parc National des C\u00e9vennes a pris la d\u00e9cision raisonnable d&rsquo;am\u00e9nager le site : barri\u00e8res, panneaux, escaliers&#8230; belv\u00e9d\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p>J&rsquo;aime pr\u00e9tendre \u00e0 l&rsquo;entour ne pas fr\u00e9quenter les belv\u00e9d\u00e8res. Je me r\u00e9gale \u00e0 expliquer d&rsquo;un air faussement d\u00e9tach\u00e9 et vaguement m\u00e9prisant que ma libert\u00e9 d&rsquo;esprit m&rsquo;\u00e9loigne des sentiers balis\u00e9s dans lesquels se presse le monde ordinaire&#8230; En r\u00e9alit\u00e9, je suis toujours le premier \u00e0 me pr\u00e9cipiter sur les sites am\u00e9nag\u00e9s, attir\u00e9 comme le papillon par la flamme. Immanquablement il y a, depuis les belv\u00e9d\u00e8res de tout poil, toujours quelque chose de chouette \u00e0 d\u00e9couvrir. Celui de Runes ne fait pas exception.<\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;approche est progressive, mettant intelligemment chacun des sens \u00e0 contribution. D&rsquo;abord, on marche au grand soleil sur un sentier horizontal et d\u00e9gag\u00e9 d&rsquo;o\u00f9 aucune rivi\u00e8re ni cascade ne se laisse deviner. Puis on p\u00e9n\u00e8tre dans un sous-bois l\u00e9g\u00e8rement plus humide&#8230; Bient\u00f4t, un bruit sourd grandit et l&rsquo;on y reconna\u00eet le bruit caract\u00e9ristique d&rsquo;une chute d&rsquo;eau importante. De petites trou\u00e9es dans le feuillage permettent d&rsquo;apercevoir l&rsquo;objet de notre convoitise, mais de mani\u00e8re partielle, jamais dans son ensemble, afin que se justifie l&rsquo;effort d&rsquo;avancer encore.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, quelques m\u00e8tres seulement avant le belv\u00e9d\u00e8re, la cascade se d\u00e9voile dans son int\u00e9gralit\u00e9. La famille s&rsquo;accoude \u00e0 la barri\u00e8re et la contemple en silence. C&rsquo;est vrai qu&rsquo;elle est belle, avec ses deux tron\u00e7ons d&rsquo;in\u00e9gale longueur et ses chevelures fr\u00e9missantes. Je cherche des yeux les gouffres de Bouret, sans \u00eatre certain qu&rsquo;il s&rsquo;agit des deux flaques dans lesquelles tombent \u00e0 grand bruit les filets d&rsquo;eau iridescents.<\/p>\n\n\n\n<p>Un court moment passe.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2006\/1008_cascade_de_runes\/20061008_cascade_de_runes_brunelle_robin_et_cascade_6.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Jeux d&rsquo;enfants \u00e0 la cascade<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Un couple de jeunes motards en cuir, casque au bras, descend le sentier. Au sortir de la for\u00eat, avant m\u00eame d&rsquo;atteindre le belv\u00e9d\u00e8re, il s&rsquo;arr\u00eatent quelques secondes, jettent un rapide coup d&rsquo;oeil \u00e0 la cascade et font demi-tour, estimant sans doute en avoir assez vu. Sans que je comprenne pourquoi, leur comportement m&rsquo;\u00e9nerve. Je les trouve superficiels, pas motiv\u00e9s, consommateurs. Ou bien est-ce parce que, moi aussi, je suis un peu d\u00e9\u00e7u ?<\/p>\n\n\n\n<p>Heureusement, pass\u00e9 le premier coup d&rsquo;oeil standardis\u00e9, les belv\u00e9d\u00e8res peuvent apporter un autre plaisir, plus durable et profond : celui du d\u00e9passement. Car leurs barri\u00e8res ne sont pas dress\u00e9es dans le seul but d&rsquo;assurer la s\u00e9curit\u00e9 des visiteurs. Elles ont \u00e9galement pour mission de mettre en garde : \u00ab\u00a0Interdiction d&rsquo;aller plus loin\u00a0\u00bb, ce qui signifie implicitement qu&rsquo;au del\u00e0 d\u00e9bute monde sauvage, dangereux, inaccessible au plus grand nombre.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est donc l\u00e0 qu&rsquo;il faut aller.<\/p>\n\n\n\n<p>Avec des airs de brigands en maraude,\u00a0nous enjambons la barri\u00e8re et descendons prudemment\u00a0vers les vasques. Et c&rsquo;est l\u00e0 que se fait finalement la vraie rencontre avec le lieu et les \u00e9l\u00e9ments. Celle qui n\u00e9cessite de tracer son chemin au travers des racines et des feuilles mortes, d&rsquo;enlever les chaussures pour traverser pieds nus l&rsquo;eau glac\u00e9e&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Passe un long moment occup\u00e9 \u00e0 ne rien faire d&rsquo;autre que ressentir les choses.<\/p>\n\n\n\n<p>Saoul\u00e9s par le bruit et tremp\u00e9s par les embruns fr\u00e9missants, nous prenons finalement le chemin du retour. Pr\u00e8s du sommet de la cascade, le grondement s&rsquo;estompe. Quittant le chemin, nous faisons un petit d\u00e9tour pour rendre visite \u00e0 une autre curiosit\u00e9, non balis\u00e9e celle-l\u00e0. Au bord de la rivi\u00e8re, dans la p\u00e9nombre des frondaisons, repose un singulier rocher de granit. Mesurant environ deux m\u00e8tres de haut, il pr\u00e9sente une belle face plane sur laquelle est grav\u00e9e d&rsquo;un \u00ab\u00a0Ouroboros\u00a0\u00bb. Cette repr\u00e9sentation d&rsquo;un serpent qui se mord la queue, symbolisant l&rsquo;infini du temps dans le cycle de la vie, se retrouve dans de nombreuses civilisations de par le monde. Celui-ci pr\u00e9sente une particularit\u00e9 suppl\u00e9mentaire : il est accompagn\u00e9 d&rsquo;une inscription en runes, un alphabet utilis\u00e9 dans l&rsquo;antiquit\u00e9 et au moyen-\u00e2ge pour noter les langues proto-germaniques, et en particulier les langues scandinaves. La langue utilis\u00e9e ici est une forme de vieux norrois (langue m\u00e9di\u00e9vale scandinave), m\u00e2tin\u00e9 de fautes grammaticales et de mots d&rsquo;origine plus lointaine (voir l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.archaeometry.org\/runes.html\">analyse d\u00e9taill\u00e9e<\/a>). Le message d\u00e9livr\u00e9 peut se traduire par : <em>Tu va du ciel vers la terre, j&rsquo;irais de la terre vers le ciel<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En silence, les enfants caressent les gravures du bout des doigts. Face au rocher, les questions affluent. De quand date cette inscription ? Qui l&rsquo;a grav\u00e9e ? Pourquoi ?<\/p>\n\n\n\n<p>D\u00e8s la d\u00e9couverte de l&rsquo;inscription en 1994 par un arch\u00e9ologue fran\u00e7ais du nom d&rsquo;Alain Lagrue, les hypoth\u00e8ses sont all\u00e9es bon train et circulent all\u00e8grement en se diversifiant suite \u00e0 mutations, enrichissements, r\u00eaveries additionnelles. Elles sont toutes passionnantes, \u00e9rudites&#8230; mais incompatibles entre elles.<\/p>\n\n\n\n<p>Selon Daniel Andr\u00e9, sp\u00e9l\u00e9ologue loz\u00e9rien passionn\u00e9 d&rsquo;histoire et de patrimoine local, la gravure pourrait tout simplement avoir \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9e par un viking, \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 ceux-ci sont venus jusque dans la r\u00e9gion (ils ont pouss\u00e9 des raids de pillage jusqu&rsquo;\u00e0 Clermont-Ferrand au IX\u00e8 si\u00e8cle). Un conte local connu depuis toujours (collect\u00e9 aupr\u00e8s de Mr Marcel Volpilli\u00e8re, habitant du mont Loz\u00e8re) \u00e9voque d&rsquo;ailleurs une \u00ab\u00a0barque qui allait sur la terre comme sur la mer\u00a0\u00bb. Il pourrait bien s&rsquo;agir l\u00e0 d&rsquo;un souvenir romanc\u00e9 des drakkars que les vikings tiraient sur le sol pour les faire passer d&rsquo;une rivi\u00e8re \u00e0 une autre. Il y aurait donc eu un sculpteur po\u00e8te parmi les vikings, qui aurait pris le temps d&rsquo;effectuer la gravure lors d&rsquo;un week-end \u00e0 la montagne.<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois-Hubert Forestier, autre passionn\u00e9 d&rsquo;histoire originaire de Haute-Loire, propose une origine plus r\u00e9cente. Selon lui, la phrase d\u00e9livr\u00e9e par l&rsquo;ouroboros est une maxime extraite de la \u00ab\u00a0table d&rsquo;\u00e9meraude d&rsquo;Herm\u00e9s Trism\u00e9gistel\u00a0\u00bb, signant sans aucun doute la gravure de la main d&rsquo;un alchimiste et non d&rsquo;un scandinave. Elle aurait pu \u00eatre \u00eatre r\u00e9alis\u00e9e entre le XIVe et le XIXe si\u00e8cles, \u00e0 partir d&rsquo;un mod\u00e8le restant \u00e0 d\u00e9couvrir, ou cr\u00e9\u00e9e de toutes pi\u00e8ces.<\/p>\n\n\n\n<p>Plus classiquement, une autre version qui circule parmi les habitants des environs mais dont je n&rsquo;ai pas identifi\u00e9 l&rsquo;origine \u00e9voque un \u00e9rudit du XIX\u00e8me si\u00e8cle, auquel le nom du hameau proche (R\u00fbnes) aurait inspir\u00e9 l&rsquo;envie d&rsquo;exercer sa connaissance des runes m\u00e9di\u00e9vales pour r\u00e9aliser cette oeuvre po\u00e9tique, connue de lui seul. <em>Tu vas du ciel vers la terre<\/em> \u00e9voquerait alors la cascade proche, en contrepoint de la mont\u00e9e aux cieux des morts&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>N&rsquo;oublions pas bien s\u00fbr les nombreuses interpr\u00e9tations sacr\u00e9es ou mystiques du site, qui selon les versions est \u00ab\u00a0une belle chemin\u00e9e cosmo-tellurique\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0marqu\u00e9 et identifi\u00e9 par des hommes sensibles aux forces de la nature et qui ont voulu indiquer aux g\u00e9n\u00e9rations suivantes l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de cet endroit\u00a0\u00bb&#8230;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.reveeveille.net\/photos\/2006\/1008_cascade_de_runes\/20061008_cascade_de_runes_rune_2.jpg\" alt=\"\"\/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;une des runes de la cascade du m\u00eame nom<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>L&rsquo;explication la plus plausible est sans doute encore ailleurs. Yvan Vidal, fils d&rsquo;une famille originaire de Runes, raconte (novembre 2022) : p\u00eacheur, il a depuis son enfance arpent\u00e9 le ruisseau de Runes pour assouvir sa passion. Lorsque les eaux sont hautes, le seul endroit permettant de traverser celui-ci en s\u00e9curit\u00e9 se trouve au pied du rocher \u00e0 l&rsquo;Ouroboros. Autant dire qu&rsquo;Yvan le conna\u00eet par coeur pour y \u00eatre pass\u00e9 tr\u00e8s souvent. C&rsquo;est autour des ann\u00e9es 80 que, passant par l\u00e0 une fois de plus, il aper\u00e7oit cette gravure. Et il en est certain : elle n&rsquo;\u00e9tait pas l\u00e0 quelques jours auparavant. D&rsquo;ailleurs, elle a un aspect tout frais, comme si elle avait \u00e9t\u00e9 grav\u00e9e le matin m\u00eame ! Il en parle autour de lui, dans le village. Les gens s&rsquo;\u00e9tonnent, un peu, puis oublient. Quinze ou vingt ans plus tard, l&rsquo;Ouroboros est red\u00e9couvert (bien qu&rsquo;il n&rsquo;ait jamais disparu de ses souvenirs), et cette fois m\u00e9diatis\u00e9, \u00e9tudi\u00e9, recopi\u00e9, v\u00e9n\u00e9r\u00e9&#8230; pour donner naissance a toutes les hypoth\u00e8ses que l&rsquo;on conna\u00eet&#8230; et qui sont souvent consid\u00e9r\u00e9es comme des r\u00e9alit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce processus est classique. Nous sommes nombreux \u00e0 r\u00eaver volontiers et pr\u00e9f\u00e9rer les histoires \u00e9piques ou po\u00e9tiques aux anecdotes ordinaires. Les C\u00e9vennes et leurs environs regorgent de sites dont l&rsquo;histoire cont\u00e9e est diff\u00e9rente de l&rsquo;Histoire av\u00e9r\u00e9e. Il y a par exemple le <a href=\"https:\/\/www.reveeveille.net\/candelhospitalet\/le-petit-cheval-de-la-baume-dolente\/\">petit cheval de baume dolente<\/a>, ou la <a href=\"https:\/\/www.reveeveille.net\/candelhospitalet\/la-baume-de-giral\/\">baume de giral<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>Et moi ? Je suis le pire des r\u00eaveurs. J&rsquo;a-do-re <a href=\"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/recits-et-histoires\/\">inventer des histoires<\/a> sur la base d&rsquo;une observation, en esp\u00e9rant que ma version sera la meilleure, celle que l&rsquo;Histoire retiendra. A ce jour, c&rsquo;est rat\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<iframe loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.reveeveille.net\/geoportail\/cartepublique.aspx?idecrit=271\" width=\"100%\" height=\"400\"><\/iframe>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00ab\u00a0Un ruisseau qui descend de la montagne de la Loz\u00e8re et se perd dans le Tarn pr\u00e8s de Miral, forme tout pr\u00e8s de Runes une magnifique cascade que le voyageur&hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":1334,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[6,15],"tags":[],"class_list":["post-1333","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-balades","category-mont-lozere"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-content\/uploads\/2021\/09\/20061008_cascade_de_runes_entre_feuillages.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1333","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1333"}],"version-history":[{"count":20,"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1333\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2536,"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1333\/revisions\/2536"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1334"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1333"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1333"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.reveeveille.net\/cevennevivante\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1333"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}