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Rubrique : Etre pro > Le quotidien

Une année-type

Mon année à moi est organisée sur la base de l'année scolaire.

La rentrée : le calme avant la tempête

Septembre est pour moi le mois le plus calme de l'année : je n'ai pas encore repris les cours de musique (comme beaucoup de musiciens, je donne des cours d'instrument et de musique d'ensemble en parallèle à mon activité de musicien), et la saison estivale (la plus chargée en concerts) est terminée.

Ce calme tombe parfaitement bien : c'est une époque de l'année où il est intéressant d'être un peu plus disponible pour la famille et la maison, les enfants reprennent le chemin de l'école...

C'est aussi une période de réflexion sur ce que sera l'année à venir. Dois-je donner plus ou moins de cours ? Quels seront mes projets privilégiés de l'année ? Quel temps respectifs consacrerais-je à chacun de mes groupes de musique ? Quels jours devront rester libres pour des obligations familiales ?Je m'organise, j'écris des sortes de plannings, on cause de tout ça avec ma femme, je refais ma copie, etc...

C'est enfin le moment durant lequel je peux calmement faire des choses qui demandent du temps et que je n'aurai plus vraiment le temps de faire à d'autres moments de l'année : composer de la musique pour moi ou pour certains des groupes dont je fais partie, rassembler des répertoires de musique pour mes cours, travailler un peu ma promotion, écrire des témoignages dans mon site web... C'est le mois de l'année durent lequel, je crois, je joue le plus de musique pour moi tout seul.

Octobre - décembre : le démarrage

Octobre : les cours démarrent. Ils m'occupent 1 journée 1/2 par semaine. ce n'est pas gigantesque, mais cela implique de l'organisation, de la régularité, cela me fait faire pas mal de voiture aussi, et suffit donc à donner tout un rythme à mes semaines. Dès lors que les cours ont commencé, j'ai le sentiment que le temps est compté. Tout le reste s'organise donc pour tenir dans les trous laissés libres.

Octobre est également le moment où commencent les répétitions des différents groupes dont je fais partie. Selon le niveau d'engagement des groupes, ces répétitions peuvent avoir lieu en journée et durer 6 heures, en soirée et durer 3 heures, toutes les semaines ou tous les mois... Cela nécessite de jongler pas mal avec l'agenda.

D'octobre à décembre, cette période de relance des répétitions est entrecoupée de quelques concerts tardifs, ce qui pose parfois problème car on est généralement en train de retravailler des morceaux, pour les faire évoluer, ou de créer de nouveaux morceaux. Il faut donc jouer dans un état intermédiaire : plus comme avant, mais sans maîtriser correctement les nouveautés... C'est pas toujours évident.

Janvier - mars : le travail musical

De janvier à mars, c'est le calme plat en ce qui concerne les concerts : ils cessent quasiment totalement. On dispose donc de 3 mois pour donner un grand coup dans la mise au point des répertoires. Cet avantage a aussi son inconvénient lié : il n'y a pas d'échéance concrète au travail en cours, c'est moins stressant et aussi moins stimulant. Au bout de 10 répets sans concerts, l'envie d'en "découdre", de revenir au contact d'un public, se fait pressante, car c'est à ces occasions là qu'on mesure réellement l'intérêt d'un morceau et de la manière dont on l'a préparé.

Durant cette période, les cours battent leur plein : les élèves ont bien pris leur rythme, ce sont les mois les plus productifs de l'année. Vers la fin de la période, la fatigue va commencer à se faire sentir, chez les élèves comme chez les profs !

Avril - Juin : la montée en pression

Ce sont peut-être les mois les plus durs de l'année. Personnellement, à cette époque je suis épuisé par mon année de cours. Il faut pourtant préparer la fin de l'année, les auditions, etc... Une sorte de fébrilité se met en place, il faut apprendre de plus en plus de morceaux de plus en plus vite. Motivant mais crevant. Fin juin, après les auditions qui se font souvent sous forme de concerts collectifs, ça s'arrête brutalement.

Dans le même temps, le travail musical dans les différents groupes touche à sa fin : on aurait encore des tonnes de choses à faire, des tas de morceaux à améliorer encore, mais il faut se rendre à l'évidence : il n'est plus temps de démarrer de nouveaux chantiers car ils ne seront pas suffisamment assimilés lors des premiers concerts. On pare donc au plus pressé, d'autant que les premiers concerts réguliers sont déjà là. Ces concerts permettent de se frotter "en avant-première" au public et de bien identifier le travail qui reste à faire sur les morceaux. On a souvent l'impression de ne pas forcément offrir une grande qualité de musique lors de ces premiers concerts, mais ça n'a jamais eu l'air de gêner les gens. Peut-être sont-ils eux aussi en reprise d'écoute de musique ?

Juillet - août : la haute saison

Ces deux mois concentrent l'essence de ce que l'on attend de notre métier de musicien. C'est, enfin, le moment de montre le résultat d'une année de travail.

On aurait envie de s'y donner à fond, mais ce n'est pas totalement possible, loin de là : ces deux mois ont également, pour moi comme chez tout le monde, une fonction familiale et sociale importante : ce sont les vacances scolaires. Coûte que coûte, je préserve au moins une ou deux semaines en famille quelque part ailleurs pour décompresser. Je place donc, généralement vers la fin de saison (dernière quinzaine d'août), une période de congés. Ca n'est pas facile, car il y a forcément de demandes de concerts, qu'il faut donc refuser. En jonglant avec le calepin, j'arrive généralement à placer cette période de telle sorte que pas plus d'un ou deux concerts ne sautent... On arrive également parfois à négocier des déplacements de dates.

Par ailleurs, l'été c'est la saison des copains. J'habite un lieu très attractif en été, il y a souvent du passage, et j'ai envie de pouvoir en profiter un peu. La période d'été est donc une sorte de parcours du combattant très irrégulier, alternant des moments de bourre phénoménales (voir les récits de journées de concerts), avec des petites pauses d'un ou deux jours de temps à autres, durant lesquelles j'essaie à la fois de me reposer, de profiter des copains et de la famille... Ce sont souvent des après-midi à la rivière, alternant lecture, baignade, causette, et sieste à l'ombre.

D'un accord tacite au sein des groupes, durant cette période toutes les répétitions cessent : on n'a absolument pas l'énergie de continuer le travail de mise au point, et d'ailleurs les concerts nous font progresser rapidement.

Souvent, les copains viennent me voir le soir à l'occasion d'un bal ou d'un concert, ça c'est un aspect vraiment très agréable de la chose.

Dans ce speed, la petite période de vacances familiales est hyper bienvenue, un vrai oasis de repos au milieu de la tempête. Il y a généralement, au retour, deux ou trois derniers concerts, puis c'est le mois de septembre, enfin.

25/05/2009
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