Rêve éveillé Si vous voulez m'aider, achetez mon livre :
"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
La can de l'Hospitalet
Recherche sur le siteNouveau sur le site
Skip Navigation Links
Accueil
Nouveau
Territoire
Histoire
Lieux-dits
Routes
GrottesExpand Grottes
Vestiges
Mystères
SourcesExpand Sources
Rubrique : Les grottes
Visible au travers des branches, l'entrée inférieure
Julien devant l'entrée supérieure
Derrière l'entrée, une petite salle et une galerie bien sèches
La galerie et le front de dézob en juin 2010
L'entrée, vue de l'intérieur

Grotte de Solpérière

Depuis des années j'entendais parler de la "grotte de Solpérière", mais d'une manière floue, faisant apparaître des informations contradictoires. Selon un ancien de Solpérière, elle aurait abrité une source, la source de Solpérière. Ils allaient y jouer quand ils étaient petits. Selon une autre dame, elle se serait effondrée et serait depuis cette époque entourée de barbelés. Selon une troisième personne, elle aurait été accessible par une piste partant de la route, à quelques centaines de mètres de l'embranchement de la petite route... Dans tous les cas, elle se situait à l'applomb du village (hélas, il y a 2 hameaux, ce qui ne facilite pas la précision du repérage) et "pas loin" (c'est à dire, entre 0 mètres et l'infini, selon les personnes). Méthodiquement, j'exploitais chacune de ces informations pour lancer de régulières campagnes de prospection qui se soldaient toutes par des échecs. Pas de piste. Pas de barbelés. Pas de source. Pas d'effondrement notoire... Pas de grotte de Solpérière.

Je m'interrogeai longuement sur le sens que pouvait avoir cette mésaventure. Mes informateurs avaient-ils repris à leur compte une simple légende locale, comme il en existe partout, et imaginé le reste ? Y avait-il un fonds de vérité ? Peut-être un minuscule trou grandi par une imagination de jeunesse, et depuis longtemps rebouché ?

J'avais depuis longtemps cessé toute recherche, découragé, lorsqu'un soir d'automne, à la tombée du jour, passant par là pour autre chose, je décidais de jeter un dernier coup d'oeil, rien que pour la gloire. A l'inverse des autres fois, j'ai oublié toutes les infos que j'avais collectées, et je suis parti à l'instinct, au plus proche de la route et du village, vers une microscopique falaise bien effritée et embroussaillée à quelques mètres à peine de la route. Evidemment, la grotte était là.

Certes, pas une source, certes pas un palace, mais une réelle galerie, effectivement presque refermée par la chute, des années durant, de débris rocheux et petite taille amoncelés en un bourrelet devant l'entrée.

Ce fût un grand plaisir pour moi de redécouvrir ce lieu sans doute autrefois connu et fréquenté par les enfants du hameau, avant qu'il ne sombre définitivement dans l'oubli, ce qui n'aurait pas manqué d'arriver en quelques années au vu de l'état de l'entrée. Alors je me suis glissé dedans.
Les premiers mètres sont constitués par une petite poche qui permet de se tenir (serrés) à 2 ou 3 personnes, avec un sol en poudre d'argile et de calcaire parfaitement sèche. Une galerie plus étroite part vers l'est. L'argile y devient plus humide. Au bout d'une quinzaine de mètres, la galerie s'amenuise progressivement puis devient trop étroite pour continuer à progresser, mais l'histoire de cette petite cavité ne s'arrête pas forcément là car plusieurs dézob pourraient être intéressantes à mener : l'une au fonds de la galerie, qui fait un coude et semble s'élargir à nouveau, et l'autre plus proche de la poche d'entrée, près de la quelle un effondrement du sol laisse entrevoir une ramification vers le bas. Elle pourrait mener vers une seconde entrée, visible quelques mètres plus bas au pied de la falaise mais à ce jour trop colmatée pour pouvoir être pénétrable.

En avril 2010, sous la direction décidée de Guillaume du TNT (spéléo-club local), plusieurs enfants des environ ont engagé un travail de dézob de la galerie supérieure pour voir où tout ça peut mener. Ces travaux ont rendu la progression plus facile, sans allonger la partie pénétrable. Avis aux amateurs.

10/10/2007
11/07/2010
12/04/2010
Grotte du col des Faïsses Grotte des fées de Bassurels
A lire dans cette rubrique
Grotte de Solpérière.
Grotte de Solpérière
Grotte du col des Faïsses.
La grotte du col des Faïsses s'ouvre à une centaine de mètres du col en question.
L'aven de Pommaret.
L'aven de Pommaret est indiqué sur la carte IGN. Il est situé au sommet du versant nord du vallon du Pommaret dont il tire son nom, non loin des grottes de Nozière et des Faroux.
La grotte de Nozière.
Il semble y avoir une confusion entre la grotte de Nozière et la grotte des Faroux, situées à seulement 300 mètres l'une de l'autre. La proximité de ces deux grottes donne d'ailleurs assez naturellement à penser qu'elles pourraient être reliées.
La grotte des Farous.
Lorsqu'on observe la Terre depuis la Lune, par une nuit sans nuages, on aperçoit une immense masse continentale hérissée de caps et de péninsules. C'est le vaste ensemble afro-asiato-européen.
La grotte des Farous 2.
A une quarantaine de mètres de la grotte des Farous, en direction du sud-est, à la même altitude et grosso-modo au pied de la même petite barre rocheuse, une petite grotte m'a été signalée plusieurs fois
Le col de Solpérière.
Le col de Solpérière est un lambeau de calcaire très étroit qui fait le lien entre la can de l'Hospitalet proprement dite et les cans situées plus au nord (Fau Florit, Terre Rouge, Ferrière, Tardonnenche...).
Le col des Faïsses.
Le col des Faïsses est, avec 1004 mètres, le point à l'altitude la plus basse de la ligne de partage des eaux qui court sur la can de l'Hospitalet.
Le four à chaux de Solpérière.
Ce four est situé à un peu plus d'un kilomètre du hameau de Solpérière, juste sur le bord de la route Cardinale
Le jardin de Dieu.
"L'hort de Dieu"... le jardin de dieu en occitan, hortus dei en latin. Ne pas confondre cet Hort de Dieu là avec celui, beaucoup plus célèbre, de l'Aigoual.
Le menhir brisé du vallon de l'hort de Dieu.
Deux pierres de grès a grosses cupules, sur sol de schiste, qui pourraient résulter du bris d'un menhir
Le Trescol de Solpérière.
Je ne sais pas exactement ou se situe le Trescol de SOlpérière, ou Trescot selon les sources. Sans doute tout près du col de Solpérière. Peut-être même ce nom désigne-t-il le col lui même (voir l'étymologie du terme, ci-dessous).]
Skip Navigation Links
A propos du site "Rêve éveillé"
Si ce site vous a été utile
Toutes les pages