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"Sacré mont Blanc"
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Marc Lemonnier
La can de l'Hospitalet
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Rubrique : Les routes

Les grands itinéraires naturels autour de la can de l'Hospitalet

La can de l'Hospitalet relie entre eux trois grands itinéraires naturels, orientés nord / sud, nord / sud-est, et est. Par ces itinéraires on rejoint facilement des lieux éloignés : plaine du Languedoc, basses Cévennes, Haut-Gévaudan, Auvergne. Pour cette raison, un certain nombre d'itinéraires de grande ampleur ont de tous temps traversé la can. Ils permettaient la communication entre des régions éloignées de plusieurs centaines de kilomètres, toujours pour une raison bien précise (lien entre capitales, transit économique précis...). Ils étaient en grande partie fréquentés par des voyageurs, étrangers à la région, qui ne faisaient que passer pour aller ailleurs.

Voici le détail de ces grandes directions naturelles et des itinéraires qui les empruntaient :

Vers le sud : crête du Marquairès vers l'Aigoual et les basses Cévennes

Du lieu dit Peyre-agude, promontoire rocheux à l'extrême sud de la can de l'Hospitalet, part une longue arête de schiste qui rejoint, presque sans dénivelé, et sans aucune difficulté technique, le massif de l'Aigoual en passant par le col du Marquairès, Aire de côte. De là, il est facile de rejoindre les basses Cévennes par plusieurs itinéraires. Les itinéraires qui ont utilisé cet axe sont :

Vers le sud-est : crête de la "corniche des Cévennes" vers Anduze

De l'extrême est de la can de l'Hospitalet, près du lieu-dit Les crottes, un épaulement peu pentu permet de rejoindre en contrebas le village du Pompidou. De là part une arête de schiste longue de près de 25 kilomètres qui fait la séparation entre la vallée française et la vallée borgne. On y trouve Saint Roman de Tousque, le col de l'Exil, le col Saint Pierre, et enfin une descente permet de rejoindre Saint Jean du Gard et Anduze. Cette arête présente des dénivelés non négligeables (près de 300 mètres entre les points extrêmes), son profil parfois acéré ne facilite pas en tous points la circulation, et la montée qui permet de la rejoindre côté Saint Jean du Gard est longue et raide. Mais y circuler est tout de même beaucoup plus aisé que dans le fonds des vallées environnantes. Elle a donc de tous temps été utilisée afin de relier les plaines du Languedoc au haut Gévaudan, au travers de grands itinéraires prestigieux :

  • La draille de Margeride (dans une autre branche que ci-dessus) qui permettait de conduire les troupeaux d'ovins des plaines du Bas-Languedoc à la Margeride

  • La route des Gabales, qui reliait Javols à Nîmes à l'époque gallo-romaine.

  • Le çhemin de croisade, d'Aubrac à Saint-Gilles sur le petit Rhône

  • La Corniche des Cévennes, itinéraire touristique de Saint Laurent de Trèves à Saint Jean du Gard, mais qui s'est créé sur la base d'un grand nombre d'itinéraires antérieurs.

Vers l'est : can de Barre vers le col de Jalcreste

Du col du Rey, un vallon agréable et facile à parcourir rejoint Barre des Cévennes. De là part une longue arête très arrondie et pratique : la can de Barre. Elle permet de rejoindre le plan de Fontmort, puis en traversant le massif du même nom, le col de Jalcreste, qui donne soit accès à la descente vers Alès et la vallée du Rhône, soit aux massifs du Bougès et du Mont Lozère. Les voies qui ont utilisé cette direction naturelle sont :

  • La draille de Margeride (dans une troisième branche) qui permettait de conduire les troupeaux d'ovins des plaines du Bas-Languedoc au Mont Lozère et plus loin.

  • La route départementale 9 Florac - Alès, qui passe par le col du Rey, Barre des Cévennes, le plan de Fontmort, Saint Germain de Calberte...

Vers l'ouest et le nord... c'est un peu moins facile

Vers l'ouest et le nord, point de "longue arête". Sur ces deux côtés la can n'est jointive avec aucun relief quelconque qui permettrait de passer tout droit. Pas le choix, il faut commencer par descendre. Jusqu'au Tarnon à l'ouest, jusqu'à la Mimente au nord. 400 mètres de dénivelé dans les deux cas. De là, il faut remonter sur le causse Méjean à l'ouest, ou descendre le Tarn sur une dizaine de kilomètres et remonter sur le causse de Sauveterre. Mais une fois ce double dénivelé franchi, on retrouve des immensités relativement planes qui permettent de reprendre une progression facile.

Voici quelques voies de communication de grande ampleur qui suivent ces direction :

A proximité...

A proximité immédiate de la can passaient d'autres itinéraires de grande circulation :

  • La Témélague, ancienne route de Barre des Cévennes à Pont Ravagers
  • La route de grande circulation n°20, Saint Hyppolite du fort - Barre - Le Bleymard, appelée en 1852 la départementale 20.

Dans un autre ordre d'idée, certains lieux de la can servaient aussi de relais dans les réseaux de tours à signaux.

30/04/2008
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Histoire des routes et chemins de la can de l'Hospitalet.
Les premières traces d'itinéraires de circulation sur la corniche des Cévennes, la crête du Marquairès ou la can de Barre sont apparues bien avant que l'homme ne s'installe dans les environs
Les drailles.
Les drailles, ou dralhas en occitan, sont des itinéraires utilisés pour faire "transhumer" les troupeaux de moutons mais aussi parfois de vaches, c'est à dire les faire monter dans les alpages d'altitude pendant la saison chaude
Les chemins muletiers de la can de l'Hospitalet et des alentours.
Un chemin muletier est un chemin accessible aux piétons, cavaliers, mules, troupeaux... mais non conçu pour permettre le passage de voitures à roues.
Les chemins de la farine.
Chaque hameau de la vallée du Tarnon a son "hameau d'estive" sur le causse Méjean. Le chemin de la farine permet d'aller de l'un à l'autre.
La corniche des Cévennes.
La corniche des Cévennes est un itinéraire multimillénaire qui relie Florac à Saint Jean du Gard par la Montagne cévenole
La route Cardinale.
La route Cardinale, ou côte Cardinale, est une petite route raide et tortueuse qui monte de Salgas vers la can de l'Hospitalet, qu'elle rejoint au col de Solpérière.
La route de crête Aire-de-Côte / La Bastide.
La crête qui relie le massif de l'Aigoual à la Can de l'Hospitalet par les cols du Marquaïrès et de Salidès est un passage pratique car il présente très peu de dénivelé.
La route des gabales.
Peu avant l'époque gallo-romaine, des tribus gauloises sont installées partout sur le territoire des Cévennes et autour.
La route royale n°7.
Un article tiré de la revue du Club Cévenol, qui fait un magnifique tour de la question.
La Témélague.
La Témélague était une ancienne route qui reliait Barre des Cévennes à Pont Ravagers
Le chemin de Valleraugue.
Le chemin de Valleraugue est une ancienne route qui reliait Florac à Valleraugue par l'Hospitalet, puis la crête des cols de Salidès et Marquairès et Aire-de-côte.
Le chemin des croisades Aubrac - Saint Gilles.
Ce chemin de croisade traversait les Cévennes, et en particulier la can de l'Hospitalet
Le contournement de Peyreficade.
Depuis longtemps, les autorités avaient le désir de permettre aux voyageurs d'éviter la can de l'Hospitalet par temps de brouillard ou de tourmente. En 1787, le sieur Boissonade, directeur des travaux publics du Gévaudan, propose un itinéraire de Mende
Le réseau de tours à signaux Anduze - Florac.
Ce réseau a été mis en place lors de la guerre de cent ans pour améliorer les communications en Cévennes et organiser la défense contre les anglais.
Les montjoies.
D'une manière générale, les montjoies sont des repères pour les voyageurs. Mais le terme peut recouvrir une grande variété d'objets très différents.
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