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"Sacré mont Blanc"
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Marc Lemonnier
Démocratie participative
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C8 : Commencer avec un groupe débutant

Le premier contact avec les méthodes de travail respectant la démocratie participative est souvent déconcertant pour des gens qui n’en ont pas l’habitude (c’est à dire une grande partie de la planète !). « Toutes ces règles à respecter ! Pourquoi je ne peux pas parler comme je veux, comme d’habitude ? »

Commencer avec un groupe débutant nécessite donc une démarche progressive.

 

EVALUATION DE LA SITUATION

La facilité avec laquelle on peut mettre en œuvre des démarches de démocratie participative dans une réunion dépend grandement de deux facteurs :

·        La pérennité du groupe qui se réunit. Si la réunion est ponctuelle (c’est-à-dire que les participants sont réunis pour une seule réunion), il n’y a pas matériellement le temps de mettre en œuvre grand chose. Si par contre le groupe a vocation à se réunir souvent et dans la durée, il est intéressant de lancer progressivement des démarches de plus en plus élaborées.

·        Le niveau d’ouverture à la démocratie participative. On ne pourra pas mettre en œuvre une démarche similaire avec un groupe de cas sociaux qui ont un très faible respect pour la parole d’autrui, et un groupe d’animateurs (en principe) rompus à ce mode de travail.

Le croisement de ces deux facteurs donne une idée des possibilités:

 

Faible ouverture à la DP

Forte ouverture à la DP

Réunion ponctuelle

Seuls les outils les plus simples devront être utilisés.

Seuls quelques outils simples pourront être utilisés.

Réunion de groupe permanent

Quelques outils simples pourront être mis en œuvre dès le début, à terme le groupe devrait progresser dans son acceptation de la DP et permettre la mise en œuvre d’outils plus élaborés.

A terme, il sera possible d’aller très loin dans la mise en œuvre de la démocratie participative durant les réunions

 

CAS D’UN GROUPE DE FAIBLE OUVERTURE À LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE : LA MÉTHODE « MINE DE RIEN »

C’est le cas d’un groupe qui n’est pas demandeur de changement, soit pour des raisons de pouvoir en place, soit par « manque de culture », soit parce qu’il s’agit d’une réunion unique : on ne peut ni prévoir à l’avance le comportement des participants, ni planifier de stratégie.

Dans ce cas de figure, la discrétion et la diplomatie sont de rigueur. Parler de « démocratie participative », de « processus décisionnel » va au mieux ne pas intéresser les gens, au pire les braquer.

Il s’agit donc de mettre en œuvre des démarches de démocratie participative d’une manière très progressive à l’occasion de réunions ordinaires: Il est déconseillé de programmer des réunions « spéciales démocratie participative ».

·        procéder lentement : il est impensable de bouleverser trop vite les habitudes, ou de proposer trop de règles inconnues d’un seul coup.

·        Il est important que l’animateur mesure sa légitimité : il y a-t-il eu définition de fonction ?  Cette fonction est elle acceptée au sein du groupe ?  Faire attention à ne pas s’enfermer dans un rôle déstabilisant à long terme.

Avec cette méthode, il ne sera possible d’aller plus loin (d’ajouter de nouvelles règles de fonctionnement) que lorsque les règles précédentes auront fait la preuve concrète de leur efficacité et que le groupe se les sera appropriées. Cela ne peut pas se faire sur le temps d’une seule réunion, il en faut parfois 5 ou 6 pour faire accepter la seule présence d’un animateur !

 

CAS D’UN GROUPE  OUVERT À LA DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE : LA MÉTHODE EXPLICITE

Lorsque le groupe qui se réunit est en questionnement par rapport à son fonctionnement interne, que la volonté d’amélioration est manifeste, il est utile et souhaitable de procéder « au grand jour ». La démarche passe alors par une information sur les intérêts de fonctionner en démocratie participative, une réflexion collective sur les démarches à mettre en œuvre, des « travaux pratiques » pour appliquer ces méthodes à des travaux en cours, etc…

On peut éventuellement organiser des réunions spécifiquement consacrées à ce sujet, pour faire réfléchir les gens sur tout ça et leur permettre de s’approprier la chose.

14/05/2012
C7 : Les suites d'une réunion D1 : Etre simple participant à une réunion
A lire dans cette rubrique
A1 : Préparer sa première réunion.
Si vous êtes perfectionnistes, la préparation et l’animation de réunions respectant les principes de la démocratie participative vous permettront de vous régaler car il est toujours possible de faire mieux, plus performant, plus efficace, plus participatif.
A2 : Préparer l'ordre du jour d'une réunion.
En démocratie participative, la préparation d’un ordre du jour nécessite que l’on porte une attention toute particulière à associer les participants au choix des sujets à traiter.
A3 : Etablir le planning de la réunion.
Le planning est construit à partir de l’ordre du jour, mais il apporte beaucoup de précisions supplémentaires, comme la durée de la réunion, l’ordre de traitement des sujets, les durées de travail consacrées à chaque sujet, les méthodes de travail employées, les configurations de groupes, etc.
A4 : Préparer la logistique de la réunion.
La logistique des réunions n’est évidemment pas l’objet central de cet ouvrage. Voici tout de même, sous forme d’inventaire à la Prévert, quelques aspects auxquels il sera utile de penser pour améliorer les conditions du travail, et donc sa qualité.
A5 : Préparer les débats.
Durant cette phase, le coordinateur s’assure que chaque sujet à traiter est préparé comme il faut, c’est-à-dire que tous les atouts seront réunis pour que le travail avance au mieux sur ce sujet.
A6 : Préparer et mener une séquence d'information.
L’apport d’information est la première étape d’un processus décisionnel (qui en comprendra ensuite 2 autres : la réflexion et la prise de décision), mais elle peut aussi être utilisée en tant que tel, juste pour informer le groupe, ou pour lancer une réflexion sans objectif décisionnel.
A7 : Préparer une réunion de taille moyenne.
La présente fiche se positionne dans le cas de figure d’une réunion d’importance moyenne (une journée, une trentaine de participants).
A8 : Préparation d'une grosse réunion.
La préparation d’une grosse réunion (exemple : plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personne durant plusieurs jours) suit la même logique chronologique générale que pour une petite, mais nécessite une grosse équipe de préparation et d’animation.
A9 : Préparer une réunion pour un groupe qui n'a pas l'habitude de la démocratie participative.
Comment faire lorsque le groupe que l’on doit réunir ne sait pas ce qu’implique concrètement de travailler en démocratie participative ?
B1 : Animer sa première réunion.
L’objet de cette fiche très concrète est de vous guider pas à pas dans le déroulement de votre première réunion, afin de vous aider à ne rien oublier.
B2 : Introduire la réunion.
Les premiers instants d’une réunion sont très importants. C’est à ce moment que l’ambiance s’installe, que l’esprit dans lequel la réunion a été préparée « passe ».
B3 : Conclure une réunion.
Une réunion ne devrait pas en principe se terminer « sans fin », c’est à dire sur les dernières discussions concernant le dernier sujet à traiter.
B4 : Mettre de la convivialité dans une réunion.
La convivialité n’est pas une fin en soi dans une réunion. Elle peut cependant beaucoup apporter, tant au niveau du bien-être des participants que de l’efficacité même des travaux
B5 : Coordonner le déroulement d'une grosse réunion.
Une part du travail du coordinateur est terminée lorsque la réunion commence. Le déroulement nécessite cependant une grande attention de sa part pour s’assurer que tout le monde est « à son poste », et fait bien au moment opportun le travail qu’il s’est engagé à faire.
B6 : Prendre une décision collective.
La prise de décision collective est parfois, par simple manque de méthode, un moment délicat d’une réunion
B7 : Préparer les salles de travail.
L’allure des lieux a une influence directe et immédiate sur les relations qui vont s’établir entre les participants d’une réunion, et l’ambiance de travail qui va se mettre en place.
C1 : Quelques méthodes de gestion de la parole.
Voici quelques règles ou méthodes à mettre en application par l’animateur de la séquence
C2 : Mener un bilan de réunion.
Voici une démarche simple et éprouvée pour mener un bilan en fin de réunion.
C3 : mener une rlexion colletive de manière interactive : la méthode des "papiers volants".
Voici une méthode pour lancer la réflexion sur un sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail de réflexion.
C4 : Mener une réflexion collective.
Voici une méthode pour mener une réflexion sur un nouveau sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail qui se prolongera ensuite.
C5 : Quelques attitudes de gestion des conflits.
Si l’ambiance au sein du groupe est mauvaise, que les discussions sont conflictuelles et se déroulent dans une atmosphère d’agressivité ou de violence, l’animateur peut intervenir assez simplement et de manière efficace.
C6 : Préparer et animer une réunion téléphonique.
Nous essaierons dans cette fiche d’identifier les points particuliers sur lesquels il faut être vigilant en réunion téléphonique.
C7 : Les suites d'une réunion.
Toute réunion s’inscrit dans un processus commençant avec sa préparation et s’achevant par sa valorisation. Quand la réunion est terminée, il reste donc un travail non négligeable, au moins pour quelques personnes !
C8 : Commencer avec un groupe débutant.
Le premier contact avec les méthodes de travail respectant la démocratie participative est souvent déconcertant pour des gens qui n’en ont pas l’habitude (c’est à dire une grande partie de la planète !).
D1 : Etre simple participant à une réunion.
Travailler en démocratie participative signifie s’efforcer d’avoir un niveau d’implication personnelle fort. Cela est valable concernant les sujets traités durant la réunion, cela peut aussi s’appliquer à la manière dont se déroule la réunion elle-même. Chaque participant devra mettre du sien pour que tout se passe au mieux.
D2 : Etre garant d'une réunion.
Le garant est une personne qui garde du recul sur le déroulement d’une réunion pour veiller à ce que le fond (les sujets traités) et la forme (les méthodes de travail employées pour travailler sur les sujets) restent bien en accord avec les valeurs du groupe, et soient efficaces.
D3 : Etre rapporteur d'une réunion.
Le rapporteur est chargé de retransmettre, de manière synthétique et fidèle, les contenus d’un débat. Cette fonction nécessite donc des qualités de synthèse et d’objectivité.
D4 : Etre secrétaire d'une réunion.
D5 : Etre animateur d'une séquence.
Un seul animateur suffira pour une réunion courte (moins de 2 heures). Au-delà, il est conseillé de travailler à plusieurs, chacun étant responsable d’une séquence.
D6 : Etre coordinateur d'une réunion.
La préparation d’une grosse réunion nécessite une équipe qui peut être importante. Cette équipe doit elle-même être animée et organisée, d’où la nécessité d’un(e) coordinateur(trice).
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