Rêve éveillé Si vous voulez m'aider, achetez mon livre :
"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
Démocratie participative
Recherche sur le siteNouveau sur le site
Skip Navigation Links
Accueil

C4 : Mener une réflexion collective

Voici une méthode pour mener une réflexion sur un nouveau sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail qui se prolongera ensuite.

Elle peut être utilisée dans des groupes de moins de 30 personnes (voir en fin de fiche les aménagements pour des groupes plus grands).

 

DESCRIPTION DE LA DÉMARCHE

L’ensemble de la démarche peut se mener en 3 heures, mais ne représente pour les participants que 2 heures de travail (ils pourront se reposer à plusieurs occasions en attendant que des synthèses soient faites).

1 – Présentation du sujet (quelques minutes)

Introduire le sujet en décrivant sommairement l’état de la réflexion, du projet… A ce stade il ne faut pas en dire trop pour ne pas orienter trop profondément la réflexion.

2 – Recueil des premières idées

Réflexion individuelle (5 mn)

Demander aux participants de rassembler par écrit leurs propres idées sur le sujet. La consigne ne doit pas être trop précise durant ce premier temps, elle peut être par exemple « Concernant tel sujet, qu’est-ce qu’il vous paraît important de dire ».

Laisser quelques minutes de réflexion silencieuse au groupe (5 à 10 mn). Ecourter si tout le monde a visiblement terminé.

Compilation des idées (15 mn)

Demander à chacun de donner ses idées, de manière courte et synthétique (il ne doit pas y avoir débat). Noter au fur et à mesure ces idées de manière visible pour tous (panneau, vidéoprojecteur…).

Cette phase peut se faire simplement sous forme de tour de table. Elle peut être plus efficace sous forme de prise de parole spontanée, avec la consigne de prendre la parole au moment où ses propres idées viennent compléter ou s’opposer à l’idée qui vient d’être émise. Cela permet de commencer à regrouper les idées proches lorsqu’elles sont notées.

Débat (10 minutes)

Un court débat peut être lancé lorsque toutes les idées émises sont visibles au tableau. Ce débat sert à commencer à « sentir » ce qui, dans les idées émises, fait consensus ou au contraire divise, ce qui intéresse et ce qui n’intéresse pas, etc…

3 – Organisation des idées (1/2 h à 1 h)

Constituer un tout petit groupe (3 personnes au plus, une personne seule peut suffire) qui sera chargé de mettre de l’ordre dans les idées recueillies. Dans la mesure du possible, les membres de ce groupe doivent avoir un bon esprit de synthèse ! Remettre à ce groupe l’ensemble des idées compilées, ainsi que les notes personnelles de ceux qui acceptent de les donner. Il se basera aussi sur les premières réactions du groupe durant le débat.

Ce groupe se réunit à part. Pendant ce temps, les autres participants à la réunion peuvent faire une pause, ou travailler sur un autre sujet.

Le groupe devra faire le travail suivant :

·        Regrouper les idées en grands thèmes, et donner des titres à ces grands thèmes. Eventuellement, commencer à organiser chaque thème en plusieurs sous-thèmes s’il y a suffisamment d’idées pour cela.

·        Bien faire apparaître, dans chaque thème, les différents types d’idées : opinions, propositions, identification de problèmes, questionnements, etc…

·        Préparer un « visuel » de ces thèmes pour retransmettre au grand groupe

Retransmission (5 minutes)

Le petit groupe présente son travail au grand groupe, et vérifie que le grand groupe « reconnaît » bien ses idées.

4 – Enrichissement des idées

La phase d’enrichissement consiste à développer les idées mises en forme dans la phase précédente. Elle peut se mener de nombreuses manières : en petits ou en grands groupes, de manière écrite ou orale, par des méthodes rapides type « brainstorming » ou des méthodes plus lentes et approfondies type débat. Nous ne détaillons qu’une démarche possible.

Travail en petits groupes (1/2 h à 1 h)

La répartition du travail peut se faire de deux manières :

·        Soit on sépare le grand groupe en autant de petits groupes que de thèmes, et chaque groupe travaille sur un thème. La retransmission finale constituera alors une compilation des thèmes retravaillés.

·        Soit chaque sous-groupe travaille sur l’ensemble des thèmes, et lors de la retransmission on cherchera à regrouper les idées sous chaque thème (utiliser un panneau par thème).

Pour cette phase on peut conserver ou non les idées de détail déjà obtenues lors de la phase précédente. Si on les conserve, elles vont orienter l’enrichissement, si on ne les conserve pas, la réflexion peut repartir de zéro pour chaque thème.

Débat final (1/4 h)

Le grand groupe est appelé à débattre librement sur l’ensemble des idées émises et leur organisation. Les éléments du débat doivent être notés et intégrés dans l’ensemble des idées.

Le résultat final du travail est une sorte de « plan », chaque thème constituant un titre de premier niveau, et des idées plus détaillées.

On peut boucler plusieurs fois cette phase d’enrichissement, la faire travailler successivement par des groupes différents, subdiviser plus finement le plan et appliquer la même démarche sur des sous-sous-parties, etc…

5 - Rédaction finale

Sur la base des idées listées et organisées, il reste à rédiger des phrases en bon français.

Cette tâche peut être réalisée de plusieurs manières :

·        Soit une personne fait toute la rédaction

·        Soit le travail est partagé entre plusieurs personnes qui travaillent sur des parties différentes, il faut alors qu’une personne fasse un dernier passage pour homogénéïser les styles.

·        Les rédacteurs doivent comprendre et accepter le fait qu’elles doivent rester au plus près des idées, sans chercher à les déformer ou les remplacer par les leurs.

 

POUR ALLER PLUS LOIN

De nombreux aménagements ou prolongements sont possibles :

·        Si le groupe est grand (plus de 30 personnes) certaines phases devront être aménagées différemment. La compilation des idées ne pourra pas se faire en grand groupe, elle pourra se faire en petits groupes qui auront pour consigne de commencer à organiser leurs idées une fois compilées (prévoir au moins ½ h supplémentaire). L’organisation des idées (faite par un sous-groupe) repartira alors de ces premières compilations.

·        Si le groupe est très grand, ou dispersé sur un vaste territoire, il est possible de mener plusieurs démarches de ce type en parallèle, dans des réunions différentes, et de faire se rassembler les groupes à partir de la phase 5 seulement.

·        Pour des sujets importants, complexes, impliquants, etc… la démarche décrite peut être subdivisée en plusieurs réunions, chacune servant à mener une ou plusieurs étapes. Veiller alors à ce que les mêmes personnes soient présentes au long de la démarche, sous peine de devoir recommencer tout à chaque fois.

Réflexion collective : récapitulatif de l’ensemble de la démarche

1 – Information préalable

 

 

2 - Le recueil d’idées

 

Donner une consigne

Choisir une méthode pour favoriser l’émergence d’idées

 

 

 

 

 


Collecter les idées « en vrac », sans hiérarchie ni jugement de valeur

 

 

 


3 - La hiérarchisation et la synthèse des idées

Faire émerger des idées-phare

·        Soit par regroupement et synthèse d’idées

·        Soit en donnant plus d’importance à certaines idées

 

 


4 - L’enrichissement

Préciser et enrichir les idées-phare

·        Zone de Texte: ou

 

Soit en ne repartant que de celles-ci

·        Soit en repartant de l’ensemble des idées

 

 

 

 

 

 


On obtient un ensemble d’idées hiérarchisées

 

 


5 – La rédaction finale

 

 

UN CAS PARTICULIER : PROLONGER UNE RÉFLEXION DÉJÀ ENGAGÉE

Voici une bonne démarche générale :

1.      Commencer par repartir de zéro, en faisant réfléchir les participants « tous azimuths », en utilisant la démarche précédemment décrite.

2.      Lorsque une bonne quantité d’idées est recueillie, et que ces idées commencent à s’organiser entre elles, reprendre les résultats de la réflexion précédemment menée, et voir ce qu’ils peuvent apporter au nouveau travail, en terme d’idées supplémentaires, de vision générale des choses, etc…

14/05/2012
C3 : mener une rlexion colletive de manière interactive : la méthode des "papiers volants" C5 : Quelques attitudes de gestion des conflits
A lire dans cette rubrique
A1 : Préparer sa première réunion.
Si vous êtes perfectionnistes, la préparation et l’animation de réunions respectant les principes de la démocratie participative vous permettront de vous régaler car il est toujours possible de faire mieux, plus performant, plus efficace, plus participatif.
A2 : Préparer l'ordre du jour d'une réunion.
En démocratie participative, la préparation d’un ordre du jour nécessite que l’on porte une attention toute particulière à associer les participants au choix des sujets à traiter.
A3 : Etablir le planning de la réunion.
Le planning est construit à partir de l’ordre du jour, mais il apporte beaucoup de précisions supplémentaires, comme la durée de la réunion, l’ordre de traitement des sujets, les durées de travail consacrées à chaque sujet, les méthodes de travail employées, les configurations de groupes, etc.
A4 : Préparer la logistique de la réunion.
La logistique des réunions n’est évidemment pas l’objet central de cet ouvrage. Voici tout de même, sous forme d’inventaire à la Prévert, quelques aspects auxquels il sera utile de penser pour améliorer les conditions du travail, et donc sa qualité.
A5 : Préparer les débats.
Durant cette phase, le coordinateur s’assure que chaque sujet à traiter est préparé comme il faut, c’est-à-dire que tous les atouts seront réunis pour que le travail avance au mieux sur ce sujet.
A6 : Préparer et mener une séquence d'information.
L’apport d’information est la première étape d’un processus décisionnel (qui en comprendra ensuite 2 autres : la réflexion et la prise de décision), mais elle peut aussi être utilisée en tant que tel, juste pour informer le groupe, ou pour lancer une réflexion sans objectif décisionnel.
A7 : Préparer une réunion de taille moyenne.
La présente fiche se positionne dans le cas de figure d’une réunion d’importance moyenne (une journée, une trentaine de participants).
A8 : Préparation d'une grosse réunion.
La préparation d’une grosse réunion (exemple : plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personne durant plusieurs jours) suit la même logique chronologique générale que pour une petite, mais nécessite une grosse équipe de préparation et d’animation.
A9 : Préparer une réunion pour un groupe qui n'a pas l'habitude de la démocratie participative.
Comment faire lorsque le groupe que l’on doit réunir ne sait pas ce qu’implique concrètement de travailler en démocratie participative ?
B1 : Animer sa première réunion.
L’objet de cette fiche très concrète est de vous guider pas à pas dans le déroulement de votre première réunion, afin de vous aider à ne rien oublier.
B2 : Introduire la réunion.
Les premiers instants d’une réunion sont très importants. C’est à ce moment que l’ambiance s’installe, que l’esprit dans lequel la réunion a été préparée « passe ».
B3 : Conclure une réunion.
Une réunion ne devrait pas en principe se terminer « sans fin », c’est à dire sur les dernières discussions concernant le dernier sujet à traiter.
B4 : Mettre de la convivialité dans une réunion.
La convivialité n’est pas une fin en soi dans une réunion. Elle peut cependant beaucoup apporter, tant au niveau du bien-être des participants que de l’efficacité même des travaux
B5 : Coordonner le déroulement d'une grosse réunion.
Une part du travail du coordinateur est terminée lorsque la réunion commence. Le déroulement nécessite cependant une grande attention de sa part pour s’assurer que tout le monde est « à son poste », et fait bien au moment opportun le travail qu’il s’est engagé à faire.
B6 : Prendre une décision collective.
La prise de décision collective est parfois, par simple manque de méthode, un moment délicat d’une réunion
B7 : Préparer les salles de travail.
L’allure des lieux a une influence directe et immédiate sur les relations qui vont s’établir entre les participants d’une réunion, et l’ambiance de travail qui va se mettre en place.
C1 : Quelques méthodes de gestion de la parole.
Voici quelques règles ou méthodes à mettre en application par l’animateur de la séquence
C2 : Mener un bilan de réunion.
Voici une démarche simple et éprouvée pour mener un bilan en fin de réunion.
C3 : mener une rlexion colletive de manière interactive : la méthode des "papiers volants".
Voici une méthode pour lancer la réflexion sur un sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail de réflexion.
C4 : Mener une réflexion collective.
Voici une méthode pour mener une réflexion sur un nouveau sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail qui se prolongera ensuite.
C5 : Quelques attitudes de gestion des conflits.
Si l’ambiance au sein du groupe est mauvaise, que les discussions sont conflictuelles et se déroulent dans une atmosphère d’agressivité ou de violence, l’animateur peut intervenir assez simplement et de manière efficace.
C6 : Préparer et animer une réunion téléphonique.
Nous essaierons dans cette fiche d’identifier les points particuliers sur lesquels il faut être vigilant en réunion téléphonique.
C7 : Les suites d'une réunion.
Toute réunion s’inscrit dans un processus commençant avec sa préparation et s’achevant par sa valorisation. Quand la réunion est terminée, il reste donc un travail non négligeable, au moins pour quelques personnes !
C8 : Commencer avec un groupe débutant.
Le premier contact avec les méthodes de travail respectant la démocratie participative est souvent déconcertant pour des gens qui n’en ont pas l’habitude (c’est à dire une grande partie de la planète !).
D1 : Etre simple participant à une réunion.
Travailler en démocratie participative signifie s’efforcer d’avoir un niveau d’implication personnelle fort. Cela est valable concernant les sujets traités durant la réunion, cela peut aussi s’appliquer à la manière dont se déroule la réunion elle-même. Chaque participant devra mettre du sien pour que tout se passe au mieux.
D2 : Etre garant d'une réunion.
Le garant est une personne qui garde du recul sur le déroulement d’une réunion pour veiller à ce que le fond (les sujets traités) et la forme (les méthodes de travail employées pour travailler sur les sujets) restent bien en accord avec les valeurs du groupe, et soient efficaces.
D3 : Etre rapporteur d'une réunion.
Le rapporteur est chargé de retransmettre, de manière synthétique et fidèle, les contenus d’un débat. Cette fonction nécessite donc des qualités de synthèse et d’objectivité.
D4 : Etre secrétaire d'une réunion.
D5 : Etre animateur d'une séquence.
Un seul animateur suffira pour une réunion courte (moins de 2 heures). Au-delà, il est conseillé de travailler à plusieurs, chacun étant responsable d’une séquence.
D6 : Etre coordinateur d'une réunion.
La préparation d’une grosse réunion nécessite une équipe qui peut être importante. Cette équipe doit elle-même être animée et organisée, d’où la nécessité d’un(e) coordinateur(trice).
Skip Navigation Links
A propos du site "Rêve éveillé"
Si ce site vous a été utile
Toutes les pages