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"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
Démocratie participative
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C3 : mener une rlexion colletive de manière interactive : la méthode des "papiers volants"

Voici une méthode pour lancer la réflexion sur un sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail de réflexion. Son résultat peut alors être retravaillé à un petit groupe qui affinera.

Elle peut être utilisée jusqu’à quelques dizaines de personnes, et nécessite un lieu assez vaste pour que les déplacements soient aisés.

 

DÉROULEMENT DE L’ACTIVITÉ

·        Distribuer à chaque participant 3 feuilles blanches et un marqueur. Préparer d’autres feuilles de couleur différente.

·        Donner la consigne de réflexion (exemple : « Comment voyez-vous l’avenir de la commune dans 10 ans ? »), et laisser quelques minutes de réflexion silencieuse au groupe. Cette consigne doit rester très ouverte, pas trop précise, pour ne pas trop canaliser les types de réponses.

·        Chacun est invité à noter les 3 premières idées qui leur viennent en tête (une sur chaque papier). Chaque idée doit être exprimée de manière courte et synthétique (une phrase au maximum, un mot-clé au minimum).

·        Lorsque tout le monde a fini (au bout du temps imparti),  les participants posent les papiers par terre et tournent autour pour prendre connaissance de l’ensemble des idées exprimées.

·        Les personnes déplacent les papiers pour rapprocher ceux qui, à leur avis, expriment « quelque chose » de proche. On a le droit de re-déplacer ce qui a déjà été déplacé.

·        Au bout de quelques minutes commencent à se former des tas regroupant plusieurs papiers. Il faut alors donner des titres à chaque tas. Pour cela, ceux qui le souhaitent prennent un papier d’une autre couleur, notent un titre et le posent sur le tas concerné.

·        Tout le monde peut dans le même temps continuer à déplacer des papiers blancs, en essayant alors que ces déplacements respectent les titres nouvellement donnés à chaque tas

Arrêter l’activité lorsque plus rien ne bouge, ou que visiblement il n’est pas possible d’aller plus loin. La durée totale ne devra pas dépasser 20 minutes.

A la fin de cette phase on dispose d’une sorte de « plan » : quelques idées fortes (les feuilles de couleur) et des idées plus détaillées (les feuilles blanches)

 

POUR ALLER PLUS LOIN

De nombreux aménagements ou prolongements sont possibles :

·        S’il y a beaucoup d’idées, et que certains tas sont très gros, on peut les subdiviser en plusieurs niveaux de titres : un papier rouge (par exemple) pour le titre principal, des papiers d’une autre couleur pour les sous-titres, et enfin les papiers blancs pour les idées de base.

·        Le « plan » ainsi obtenu peut être mis sous forme d’un petit document, dans lequel les idées principales sont les grands titres. Ce document pourra être distribué au groupe pour faciliter un travail ultérieur.

·        On peut remettre le document ainsi obtenu à une personne ou un tout petit groupe, chargé de prolonger un peu l’organisation des idées, de trouver des formules plus parlantes, etc…

·        Le travail peut également se poursuivre par les techniques habituelles : débats (sur l’ensemble des idées, sur une seule des idées principales, etc…)

·        On peut également imaginer une seconde étape collective sur le même principe pour aller plus loin : on ne conserve cette fois que les papiers de couleur (les idées principales), on redistribue 3 papiers blancs à chacun, et on donne la consigne de trouver 3 idées détaillant l’une ou l’autre des idées principales.

14/05/2012
C2 : Mener un bilan de réunion C4 : Mener une réflexion collective
A lire dans cette rubrique
A1 : Préparer sa première réunion.
Si vous êtes perfectionnistes, la préparation et l’animation de réunions respectant les principes de la démocratie participative vous permettront de vous régaler car il est toujours possible de faire mieux, plus performant, plus efficace, plus participatif.
A2 : Préparer l'ordre du jour d'une réunion.
En démocratie participative, la préparation d’un ordre du jour nécessite que l’on porte une attention toute particulière à associer les participants au choix des sujets à traiter.
A3 : Etablir le planning de la réunion.
Le planning est construit à partir de l’ordre du jour, mais il apporte beaucoup de précisions supplémentaires, comme la durée de la réunion, l’ordre de traitement des sujets, les durées de travail consacrées à chaque sujet, les méthodes de travail employées, les configurations de groupes, etc.
A4 : Préparer la logistique de la réunion.
La logistique des réunions n’est évidemment pas l’objet central de cet ouvrage. Voici tout de même, sous forme d’inventaire à la Prévert, quelques aspects auxquels il sera utile de penser pour améliorer les conditions du travail, et donc sa qualité.
A5 : Préparer les débats.
Durant cette phase, le coordinateur s’assure que chaque sujet à traiter est préparé comme il faut, c’est-à-dire que tous les atouts seront réunis pour que le travail avance au mieux sur ce sujet.
A6 : Préparer et mener une séquence d'information.
L’apport d’information est la première étape d’un processus décisionnel (qui en comprendra ensuite 2 autres : la réflexion et la prise de décision), mais elle peut aussi être utilisée en tant que tel, juste pour informer le groupe, ou pour lancer une réflexion sans objectif décisionnel.
A7 : Préparer une réunion de taille moyenne.
La présente fiche se positionne dans le cas de figure d’une réunion d’importance moyenne (une journée, une trentaine de participants).
A8 : Préparation d'une grosse réunion.
La préparation d’une grosse réunion (exemple : plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personne durant plusieurs jours) suit la même logique chronologique générale que pour une petite, mais nécessite une grosse équipe de préparation et d’animation.
A9 : Préparer une réunion pour un groupe qui n'a pas l'habitude de la démocratie participative.
Comment faire lorsque le groupe que l’on doit réunir ne sait pas ce qu’implique concrètement de travailler en démocratie participative ?
B1 : Animer sa première réunion.
L’objet de cette fiche très concrète est de vous guider pas à pas dans le déroulement de votre première réunion, afin de vous aider à ne rien oublier.
B2 : Introduire la réunion.
Les premiers instants d’une réunion sont très importants. C’est à ce moment que l’ambiance s’installe, que l’esprit dans lequel la réunion a été préparée « passe ».
B3 : Conclure une réunion.
Une réunion ne devrait pas en principe se terminer « sans fin », c’est à dire sur les dernières discussions concernant le dernier sujet à traiter.
B4 : Mettre de la convivialité dans une réunion.
La convivialité n’est pas une fin en soi dans une réunion. Elle peut cependant beaucoup apporter, tant au niveau du bien-être des participants que de l’efficacité même des travaux
B5 : Coordonner le déroulement d'une grosse réunion.
Une part du travail du coordinateur est terminée lorsque la réunion commence. Le déroulement nécessite cependant une grande attention de sa part pour s’assurer que tout le monde est « à son poste », et fait bien au moment opportun le travail qu’il s’est engagé à faire.
B6 : Prendre une décision collective.
La prise de décision collective est parfois, par simple manque de méthode, un moment délicat d’une réunion
B7 : Préparer les salles de travail.
L’allure des lieux a une influence directe et immédiate sur les relations qui vont s’établir entre les participants d’une réunion, et l’ambiance de travail qui va se mettre en place.
C1 : Quelques méthodes de gestion de la parole.
Voici quelques règles ou méthodes à mettre en application par l’animateur de la séquence
C2 : Mener un bilan de réunion.
Voici une démarche simple et éprouvée pour mener un bilan en fin de réunion.
C3 : mener une rlexion colletive de manière interactive : la méthode des "papiers volants".
Voici une méthode pour lancer la réflexion sur un sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail de réflexion.
C4 : Mener une réflexion collective.
Voici une méthode pour mener une réflexion sur un nouveau sujet au sein d’un groupe. Elle peut être utilisée seule ou comme première étape d’un travail qui se prolongera ensuite.
C5 : Quelques attitudes de gestion des conflits.
Si l’ambiance au sein du groupe est mauvaise, que les discussions sont conflictuelles et se déroulent dans une atmosphère d’agressivité ou de violence, l’animateur peut intervenir assez simplement et de manière efficace.
C6 : Préparer et animer une réunion téléphonique.
Nous essaierons dans cette fiche d’identifier les points particuliers sur lesquels il faut être vigilant en réunion téléphonique.
C7 : Les suites d'une réunion.
Toute réunion s’inscrit dans un processus commençant avec sa préparation et s’achevant par sa valorisation. Quand la réunion est terminée, il reste donc un travail non négligeable, au moins pour quelques personnes !
C8 : Commencer avec un groupe débutant.
Le premier contact avec les méthodes de travail respectant la démocratie participative est souvent déconcertant pour des gens qui n’en ont pas l’habitude (c’est à dire une grande partie de la planète !).
D1 : Etre simple participant à une réunion.
Travailler en démocratie participative signifie s’efforcer d’avoir un niveau d’implication personnelle fort. Cela est valable concernant les sujets traités durant la réunion, cela peut aussi s’appliquer à la manière dont se déroule la réunion elle-même. Chaque participant devra mettre du sien pour que tout se passe au mieux.
D2 : Etre garant d'une réunion.
Le garant est une personne qui garde du recul sur le déroulement d’une réunion pour veiller à ce que le fond (les sujets traités) et la forme (les méthodes de travail employées pour travailler sur les sujets) restent bien en accord avec les valeurs du groupe, et soient efficaces.
D3 : Etre rapporteur d'une réunion.
Le rapporteur est chargé de retransmettre, de manière synthétique et fidèle, les contenus d’un débat. Cette fonction nécessite donc des qualités de synthèse et d’objectivité.
D4 : Etre secrétaire d'une réunion.
D5 : Etre animateur d'une séquence.
Un seul animateur suffira pour une réunion courte (moins de 2 heures). Au-delà, il est conseillé de travailler à plusieurs, chacun étant responsable d’une séquence.
D6 : Etre coordinateur d'une réunion.
La préparation d’une grosse réunion nécessite une équipe qui peut être importante. Cette équipe doit elle-même être animée et organisée, d’où la nécessité d’un(e) coordinateur(trice).
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