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"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
Démocratie participative
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Les débats

Entrons maintenant dans le détail de ces moments centraux lors d’une réunion : les débats. Qu’ils se déroulent en petits ou en grands groupes, ils constituent le premier outil de construction collective, leur déroulement doit être particulièrement soigné.

Si l’on souhaite que ces débats soient respectueux des principes de la démocratie participative, il sera nécessaire d’être particulièrement attentifs à :

·        Gérer la parole individuelle, en limitant les bavards et en favorisant les muets

·        Gérer la dynamique du débat, qui devra rester sereine et être en particulier exempte de violence

La gestion de la parole individuelle

Pour qui sait le faire, parler est une jouissance

Pour qui ne sait pas le faire, cela peut être une souffrance.

Faire un effort de gestion de la parole individuelle est le premier pas vers une démarche de démocratie participative. Des pans entiers de fonctionnements catastrophiques de groupes ont démarré à cause d’une non-gestion de la parole.

Limiter la parole des bavards

On a vu au chapitre précédent qu’il y a beaucoup de caractéristiques de fonctionnement individuelles qui rendent « bavard » en réunion. Il est cependant intéressant de faire la distinction entre deux catégories principales de bavards :

·        Ceux qui aiment ou savent tout simplement parler mais n’ont pas forcément des choses intéressants, utiles, ou compréhensibles à dire.

·        Ceux qui, au contraire, ont toujours des tas de choses réellement intéressantes, constructives, éclairantes… à dire.

 

Voir aussi :

- Chapitre « L’aptitude à prendre la parole en groupe »

Dans le premier cas, il est facile de comprendre que la limitation du temps de parole sera un atout pour l’ensemble du groupe. Mais c’est généralement vrai aussi dans le second cas (voir encadré).

Pourquoi il faut (parfois) faire taire ou retarder la prise de parole de ceux qui ont des choses intéressantes à dire

Même si une personne dit toujours beaucoup de choses pertinentes et intéressantes, le fait qu’elle parle beaucoup peut entraîner plusieurs dysfonctionnements majeurs :

·        un appauvrissement du contenu général du débat : une seule idée est surdéveloppée au détriment des autres. Rien ne remplace la diversité des sources d’idées pour enrichir la discussion (et donc les projets et les décisions qui viendront derrière).

·        une dérive antidémocratique : un point de vue qui a plus de place que les autres pour s’exprimer, pour être argumenté… sera mieux approprié par les participants, et aura plus de chance d’être validé au final

·        une déresponsabilisation des autres participants. Laisser réfléchir autrui à sa place : rien de plus facile et confortable.

·        un maintien du groupe dans l’immaturité. Les « nouveaux » du groupe ont besoin de se forcer à s’exprimer, de refaire eux-mêmes le chemin que d’autres ont parcouru avant eux.

Il faut donc essayer de garder chacun à sa place, avec souplesse toutefois : parfois l’idée lumineuse, géniale, rassembleuse, celle que tout le monde attend, se construit dans la bouche d’un participant, donnant du sens à toute la discussion… il faudra alors savoir la laisser aller à son terme. Parfois aussi, il suffit simplement de retarder la prise de parole, pour laisser aux autres le temps de s’exprimer.

Favoriser la parole des muets

On peut rester silencieux pour tout un tas de raisons :

·        On n’ose pas s’exprimer devant plus d’une personne à la fois

·        On pense n’avoir rien d’intéressant à dire

·        On ne trouve pas le moyen technique de s’insérer dans le débat (les interventions des participants se chevauchent et ne laissent pas de place pour se glisser)

·        On ne s’intéresse pas au débat en cours

·        On n’a pas assez d’information et on préfère en profiter pour apprendre…

·       

Toute la délicatesse d’un bon animateur consistera à pressentir les raisons qu’ont les silencieux de se taire, et à inciter à parler ceux qui aimeraient bien réussir à le faire, sans violer ceux qui n’en ont pas envie.

Cela passe par toutes les méthodes ordinaires de gestion de la parole, mais il faut tout de même signaler que la personnalité et le feeling de l’animateur y sont pour beaucoup. Il faut de toute façon avoir un très bon niveau d’écoute et d’attention aux personnes pour bien faire ce travail, et cela ne se commande pas forcément (mais ça se travaille !).

 

Voir aussi :

- Fiche pratique C1 (Quelques méthodes d gestion de la parole)

Gérer la dynamique du débat

La dynamique du débat, c’est l’ensemble des éléments non verbaux qui lui donnent sa couleur. Cette dynamique est plus ou moins « invitante », et permet plus ou moins aux différents points de vue de s’exprimer avec une écoute appropriée du reste du groupe. L’animateur doit s’efforcer de réguler cette dynamique, de raviver ou calmer le débat s’il le faut.

13/05/2012
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