Rêve éveillé Si vous voulez m'aider, achetez mon livre :
"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
Etre musicien
Recherche sur le siteNouveau sur le site
Skip Navigation Links
Accueil
Composer, arranger
Travailler
Jouer en groupe
L'administratif
La promo
Etre pro

Le travail musical

Les différents types de répets

La mise au point d'un morceau et d'un répertoire nécessite un travail de groupe en plusieurs étapes. Personnellement, je distingue trois types de répétitions aux objectifs nettement différents :

Bien entendu, la réalité n'est jamais tout à fait aussi simple : bien souvent, dans le même temps de répétition, on a besoin de faire un peu de création, un peu de mise en place, et un peu de "général"... Dans ce cas on a affaire à une répétition mixte

Quelques conseils valables pour tous les types de répets

Chaque type de répétition a ses impératifs, ses règles de fonctionnement, ses petits "trucs" pour que ça avance plus facilement... Les pages suivantes vous en proposent quelques-uns. Certains conseils seront toutefois utiles dans tous les cas :

Choisissez un lieu convenable

Il y a bien sûr une partie subjective là-dedans, mais certains paramètres sont très importants :

  • La taille de la pièce doit être suffisante, il n'est pas forcément gênant de travailler dans un lieu très grand, il peut être fatigant de travailler dans un lieu trop petit. La sonorité de la pièce doit être correcte.
  • Eviter absolument les pièces avec trop de réverb naturelle, elles transformeront votre musique en bouillie et ne vous permettront donc pas de progresser, sans compter que cela vous fatiguera plus vite
  • Eviter également les pièces au son au contraire trop "sec". C'est moins grave que le cas précédent, mais cela enlève de l'ampleur à ce qu'on joue et si vous jouez en acoustique certains instruments ne s'entendront pas.
  • La lumière est également un facteur influent : rien de tel que la lumière naturelle, grandes baies vitrées donnant sur un paysage ensoleillé... dans certains styles de musique on préfère une cave sombre et enfumée... et pourtant, essayez !

Organisez votre travail

Commencer la répétition, quel que soit son type, par un morceau que l'on connaît et que l'on va jouer, tout simplement,  sans se poser de questions. Ca permet de se mettre en jambe sans tomber directement dans trop de difficulté. Mais attention au piège de faire ça trop longtemps, de se consacrer à ce qu'on sait déjà... et de rechigner à mettre le reste au travail.

Placer ensuite le travail le plus difficile vers le début de la répétition. C'est le moment où on est moins fatigués, et donc plus productifs. Selon les groupes, la notion de "plus difficile" est évidemment variable. Souvent, la création est plus laborieuse et destabilisante que le fait de tourner des morceaux plus calés, il faut avoir de l'énergie pour s'y lancer.

La suite logique de cette démarche consiste à se laisser quelque chose de facile et d'agréable pour la fin. C'est une sorte de récompense, et ça permet de terminer en se fatigant moins.

Durant la répétition, qu'elle soit de création ou de mise en place, enregistrez-vous régulièrement (les enregistreurs numériques sont des excellents outils pour ça). Prenez ensuite du temps pour écouter ensemble le morceau, autocritiquez-vous... c'est très efficace pour bien comprendre là où il faut encore travailler.

Le top : enregistrer un concert et l'écouter entièrement ensemble en répet.

Rien de pire que les groupes ou le silence règne. N'hésitez pas à vous conseiller mutuellement, ou tout simplement à dire ce que vous ressentez ou pensez sur le travail en général ou sur des aspects en particulier. Même si c'est difficile, si vous trouvez que quelqu'un fait quelque chose de pas très bon, il faut arriver à le lui dire... parfois c'est tout simplement que l’autre ne l’entend pas correctement lui-même, parfois il y a un problème de fonds mais ne pas l'aborder mènera invariablement à la crise !

L'expérience montre qu'au delà de 1h30, l'attention baisse, surtout si on a été bien concentrés. Programmez des pauses ! 1/4 heure minimum toutes les heures et demi. Votre productivité en sera accrue.

Arrangez-vous pour que vos répétitions n'aient pas de spectateurs. l'expérience montre qu'on ne se comporte pas du tout pareil lorsqu'on est entre musiciens et lorsque des personnes extérieures nous regardent travailler. Il y a plein de choses assez intimes qui se passent dans une répet, et dès lors qu'il y a des spectateurs on ne joue plus pareil, on ne tente pas autant de choses, on ne se parle plus aussi librement entre musiciens.. bref, on est déja en scène plus qu'en préparation. Mettez les copains gentiment dehors, en leur expliquant tout cela et en les invitant par contre à assister aux répétitions générales, seules répets pour lesquelles un public est un plus à tous égards.

Ce qui devrait ne pas se faire durant les répétitions

A priori, deux types de travail n'ont pas leur place en répétition :

  • La mémorisation du thème d'un morceau, c'est à dire cette étape qui consiste à écouter un morceau (sur CD ou autre) et à le mémoriser progressivement pour pouvoir le jouer.
  • Le travail technique individuel, c'est à dire l'étape ou des musiciens répètent fastidieusement un passage pour arriver à le "passer" techniquement

Ces deux types de travaux devraient théoriquement être réservé au travail personnel, en dehors de la répétition, sous peine de faire languir ceux qui n'en ont pas besoin ou qui vont plus vite que les autres. Si l'un des musiciens a besoin de ce genre de travail durant une répet, proposez-lui plutôt de travailler cet aspect chez lui et remettez le travail du morceau à la prochaine répet.

Ceci dit, tout n'est pas toujours affaire de logique dans ce domaine : nous avons tous pratiqué ce genre de moment dans nos répets, et parfois c'est bien utile. Rien de tel par exemple qu'écouter ensemble un morceau que l'on souhaite mettre au travail, c'est souvent plus motivant que de le faire tout seul, ça permet de commencer à s'imaginer ce que ça pourra donner lorsque ça sera "nous" qui le jouerons, souvent c'est un premier moment d'échange...

De même, prendre 10 minutes pour accompagner un des membres du groupe dans son apprentissage d'un passage technique peut être ennuyeux pour tout le monde mais permettre, enfin à ce musicien dépassé, grâce à la motivation, de passer le cap... Et puis, d'ailleurs, on trouve toujours quelque chose à améliorer dans son jeu à soi pendant que l'autre travaille !

Le tout est que ces moments ne parasitent pas l'ensemble du temps de la répétition.

25/05/2009
A lire dans cette rubrique
Les répétitions de création.
Comment organiser une répétition de création
Les répétitions de mise en place.
L'objectifs des répétitions de mise en place est de "rôder" l'interprétation d'un morceau lorsque sa structure a été définie.
Les répétitions générales.
Les répétitions générales ont pour objectif de réviser une dernière fois le déroulé complet d'un concert, en intégrant toutes les composantes (musique, effets de scène, transitions, etc...).
Les répétitions mixtes.
Comme rien n'est jamais totalement simple, il est très rare qu'un groupe différencie totalement les différents types de répétitions.
Entre les répétitions.
Si les répétitions sont évidemment le haut lieu du travail de la musique collective, il serait largement faux de prétendre qu'il ne doit rien se passer dans l'intervalle.
Skip Navigation Links
A propos du site "Rêve éveillé"
Si ce site vous a été utile
Toutes les pages