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"Sacré mont Blanc"
Chez
Marc Lemonnier
La can de l'Hospitalet
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Rubrique : Le territoire
Un arbre isolé sur la can de Saint Laurent
La can de l'Hospitalet : un bout de terre dans le ciel
La bergerie de Marcel, sur la can de Balazuègne
Epilobes sur fonds de nuages
Un arbre les pieds dans l'eau après un épisode cévenol
Belle stalagmite ronde dans l'aven de Ventajols
La can de Tardonnenche, vue depuis le Mont Gargo sur le Causse Méjean, penche curieusement vers ka gauche...
La carte de Cassini du secteur de la can de l'Hospitalet

La can de l'Hospitalet, présentation générale

La can de l'Hospitalet (ou "cham", ou "chaume" de l'Hospitalet) est un petit plateau calcaire posé sur le schiste, délimitée par les vallées de la Mimente (au nord) et de son affluent le Briançon, la vallée du Tarnon (à l'ouest), la vallée Borgne (au sud) et la vallée Française (à l'est).

Tarnon et Mimente font partie du bassin versant atlantique, vallée française et vallée Borgne font partie du bassin versant méditerranéen, plaçant la can sur la ligne européenne de partage des eaux. Au delà de ces quatres vallées qui bordent la can, sont plantés quatre massifs montagneux bien caractéristiques : le Causse Méjean (calcaire) à l'ouest, le Mont Bougès et le Mont Lozère (granite) au nord, les crêtes cévenoles schisteuses à l'est, et le Mont Aigoual (schiste et granite) au sud. La can est donc à un carrefour géologique, et l'on va voir dans ce site que le carrefour est également climatique, écologique et culturel. C'est toute la richesse de ce lieu attachant et passionnant.

L'ensemble du plateau présente une forme très allongée : son axe nord-sud mesure une douzaine de kilomètres, pour 3 kilomètres au niveau le plus large dans l'axe est-ouest, et quelques dizaines de mètres à peine dans les étroitures" constituées par les 3 cols qui la traversent (voir ci-dessous).

L'altitude moyenne du plateau tourne autour de 1030 mètres, avec une légère tendance à descendre du sud vers le nord : les points culminants (Serre de Montgros, 1111 m, et Peyre-Agude, 1102 mètres) sont tous deux situés sur le plateau sud, tandis que la can de Balazuègne, dernier plateau au nord, passe entièrement sous les 1000 mètres. A part ces deux "extrêmes", la presque totalité de la surface est assez uniforme, constituée de molles et amples ondulations de terrain aux pentes très faibles ou nulles, qui se situent entre 1000 et 1070 mètres. Le col du Rey, situé approximativement au centre de l'ensemble, en constitue le point bas le plus notable à 987 m. De fait il a toujours constitué LE lieu de passage prévilégié pour traverser la can dans l'axe est-ouest.

L'appellation "Can de l'Hospitalet" n'est pas très définie et peut désigner deux entités géographiques différentes et emboitées :

  • La can de l'Hospitalet au sens strict représente la partie sud évasée du plateau, depuis les bordures surplombant la commune de Bassurels au sud jusqu'au hameau de l'Hospitalet au nord. Sa surface est de 12 km².
  • La can de l'Hospitalet au sens large intègre la partie sud décrite ci-dessus, mais également un autre ensemble de plateaux (can de Balazuègnes, la can de Tardonnenche, la can noire, la can de Ferrière...), situés au nord de la précédente, entre les hameaux de Tardonnenche, Ventajols, Balazuègnes et Ferrière...

En son milieu, l'ensemble se réduit à une étroite bande de calcaire que traversent trois cols d'orientation est-ouest : col de Solpérière, col des Faïsses, et col du Rey. L'ensemble représente 35 km², et s'étale à des altitudes comprises entre 800 et 1111 mètres d'altitude. Lorsque l'on traverse l'ensemble de ce territoire, on constate une continuité de paysages qui rend difficile la distinction de ces différentes entités au néophyte, c'est pourquoi dans ce site, c'est l'appellation au sens large que je prends en compte...

Je me permettrai d'ailleurs des élargissements supplémentaires : même si officiellement la can est un territoire calcaire, la vraie vie ne s'arrête pas aux limites géologiques. Communes, exploitations, chemins, sites historiques... autant d'entités qui sont souvent à cheval sur plusieurs roches et qu'il serait absurde de couper aux limites du calcaire. Il sera donc souvent question d'endroits situés aux portes du calcaire, voire carrément sur le schiste (Barre des Cévennes, Le Barret, Saint Julien d'Arpaon, Saint Laurent de Trèves...), parce que de tous temps leur histoire a été intimement liée à celle de la Can ! Et puis, régulièrement, j'aurais aussi besoin d'évoquer des faits ou des lieux encore plus larges, car ce qui s'est passé sur la can a aussi, parfois, dépendu de faits survenus dans la France entière, voire au delà...

Un territoire homogène... mais administrativement morcelé

Malgré quelques petites variations dans la nature du sous-sol, la can de l'Hospitalet au sens large est territoire très homogène d'un point de vue paysager, agricole, climatologique. Pourtant, aucune unité administrative ne lui correspond, car elle s'étend sur 9 communes différentes (Bassurels, Barre des Cévennes, Florac, Le Pompidou, Les Rousses, Vébron, Saint Laurent de Trèves, Saint Julien d'Arpaon, la Salle Prunet, voir la carte ).

Ce morcellement communal trouve son explication dans la grande uniformité de la can, sur laquelle on ne trouve que des prairies assez sèches et quelques cultures. Il y manque tous les autres types de paysages nécessaires à l'établissement d'une vie humaine permanente et facile : l'eau courante, les forêts (les résineux que l'on y trouve sont très récents)... Chaque commune en utilise une partie mais étend son territoire sur les vallées.

L'importance de la can à travers les âges s'est donc construite sur d'autres particularités intéressantes, sur lesquelles je reviendrai souvent dans ce site : les facilités de communication qu'elle apporte entre différents massifs, l'importance stratégique que lui confert sa position au dessus de nombreuses vallées... La can est à la fois un lieu de passage et un château fort... mais pas un lieu de vie.

Un jour prochain la can n'existera plus, absorbée par les pluies et les vents. Il faut absolument que je me dépêche de la parcourir en tous sens pour en gaver tous mes sens.

Toutes ces raisons font de ce territoire isolé un lieu d'un intérêt exceptionnel au point de vue culturel, historique, naturel...
10/10/2007
La can de l'Hospitalet, une chaussée naturelle bien pratique... mais dangereuse
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Baume dolente.
Baume dolente, une grotte chargée d'histoire...
Bryaigue.
J'ai toujours été stupéfait de l'immense diversité de paysages que présente la can de l'Hospitalet. Briaygue est peut-être l'illustration absolue de cette vérité.
C'est un pont.
C'est un pont où personne ne passe
Cros paradis.
Le Cros paradis est une "doline", c'est à dire une dépression dans la surface relativement plane de la can de Tardonnenche. Le 14 août 1718, en pleine période du désert, à l'appel d'un prédicant protestant venu du midi, une assemblée s'y réunit.
La grotte de Baumoleïro.
Le valat de Baumoleïro est une petite vallée qui entaille le rebord de la can, à 1 km au nord de la ferme de l'Hospitalet. Elle tire son nom d'une petite grotte (en occitan, baoumo signifie grotte) également appelée grotte de l'Hospitalet, située au pied d'une barre rocheuse dominant le versant gauche du ravin.
La grotte des Farous.
Lorsqu'on observe la Terre depuis la Lune, par une nuit sans nuages, on aperçoit une immense masse continentale hérissée de caps et de péninsules. C'est le vaste ensemble afro-asiato-européen.
La plus belle cabine téléphonique du monde.
La pénétration du téléphone portable en Cévennes est lente. Certains grands opérateurs annoncent fièrement qu'ils couvrent tout le territoire, c'est à dire 99%. Les 1% restants, c'est évidemment ici.
La quille de Saint Laurent.
La quille de Saint Laurent est un rocher à la forme caractéristique qui domine le village.
Le château de Terre Rouge.
Le château de Terre Rouge se dressait à proximité de la route de la corniche des Cévennes, sur la can de l'Hospitalet.
Le jardin de Dieu.
"L'hort de Dieu"... le jardin de dieu en occitan, hortus dei en latin. Ne pas confondre cet Hort de Dieu là avec celui, beaucoup plus célèbre, de l'Aigoual.
Le ponor des Crottes.
Entre la ferme des crottes et la ferme de la Bastide s'étend une vaste prairie d'un vert intense, couleur rare sur la can. C'est la plaine des crottes
Le rocher des conques.
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Sur une photo aérienne de l'IGN, campagne 1947, on aperçoit, à la surface de l'une des prairies de la can de Saint Laurent de Trèves, 4 alignements de taches noires bien mystérieux.
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Au pied du versant sud du serre de Montgros, il existe un ensemble de prairies tout à fait uniques à mes yeux, que les enfants ont d'ailleurs spontanément nommées "le p'tit coin magique", c'est pour dire...
Mars la rouge.
Attention, dans 5 secondes, insertion sur orbite martienne... 4, 3, 2, 1... capture.
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Montagut est loin... Montagut est haut... Montagut est perdu.
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