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Chez
Marc Lemonnier
Démocratie participative
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Un pouvoir décisionnel

Trop souvent des groupes ont l’impression de fonctionner en démocratie participative lorsque les membres sont informés et consultés sur les orientations et projets. Cela ne suffit pourtant pas, et la démarche décisive consiste à confier une réelle part du pouvoir décisionnel aux membres du groupe.

Refuser ce pouvoir décisionnel à ceux qui le demandent est un non sens car cela déresponsabilise les personnes, et les pousse à se positionner en opposants, à revendiquer, plutôt qu’à proposer et chercher des solutions.

Participer personnellement à l’établissement puis à la validation du budget d’une collectivité, par exemple, est la meilleure manière de réaliser la complexité de l’exercice. Cela permet de prendre conscience que toute somme allouée à un projet particulier sera retirée d’ailleurs, et que chacun doit y mettre du sien, et penser autant à l’intérêt général qu’à ses intérêts particuliers.

Le groupe qui souhaite fonctionner en démocratie participative doit donc organiser la distribution et le fonctionnement du pouvoir décisionnel à ses membres.

Des lieux de pouvoir nombreux et diversifiés

Plutôt qu’un système de répartition uniquement hiérarchique ou sectorielle des responsabilités, il est préférable de mettre en place des systèmes « mixtes », dans lesquels des groupes (les ronds dans le schéma ci-dessous) sont responsables de chacun des aspects des différents projets ou territoires, mais travaillent ensemble horizontalement ou verticalement.

Les personnes peuvent s’impliquer dans plusieurs groupes s’ils le souhaitent, pouvant ainsi concilier précision et vue d’ensemble.

Sujet, territoire, projet n°1

 

Réalisation

 

Communication

 

Finances

 

Sujet, territoire, projet n°2

 

Sujet, territoire, projet n°4

 

Sujet, territoire, projet n°3

 

Finalités, objectifs

 

  

 

 

 

 


 

 

 

 


 

 

 

 

Cela sous-entend beaucoup de temps et d’énergie pour faire exister chaque groupe et assurer la cohérence entre les différents groupes (réunions, concertations, etc…) mais permet d’être bien en accord avec les principes de la démocratie participative.

Des instances décisionnelles ouvertes.

Elles doivent en particulier être :

·        Accessibles, pour que les personnes du groupe le souhaitant puissent y entrer sans trop de peine. Cet objectif peut par exemple s’atteindre en offrant beaucoup de places. Le conseil d’administration du réseau Ecole et Nature compte par exemple 50 places, ce qui est supérieur au nombre de personnes désirant en faire partie. Elles ne sont donc jamais toutes pourvues, ce qui permet aux personnes qui s’y présentent d’être élues presque à coup sûr.

·        Au service du grand groupe : Les instances décisionnelles et leurs membres ne doivent pas travailler pour leurs intérêts propres mais chercher à mettre en œuvre les décisions qui sont les plus représentatives du grand groupe. Quelques moyens efficaces : organiser fréquemment des consultations pour bien capter la demande du groupe, régulièrement faire référence aux documents identitaires du groupe (charte, etc…) pour vérifier si l’action respecte les principes fondateurs, etc…

·        Transparentes : elles doivent rendre compte honnêtement et complètement au grand groupe de leurs travaux (publication de relevés de décision, de bilans intermédiaires, etc…)

·        Légitimes : leurs pouvoir et domaines d’action doivent être clairement définis et reconnus par le groupe

·        … enfin, elles doivent elles-mêmes fonctionner selon les principes de la démocratie participative, en essayant de donner les mêmes pouvoirs à chacun (exemple de la coprésidence au sein d’un bureau associatif).

??? coprésidence

??? Modèle associatif : pas obligatoire d’avoir un schéma classique loi 1901.

Une prise en compte des instances spontanées

La démocratie participative favorise les initiatives individuelles. Il faut donc s’attendre et se réjouir de voir se former au sein du grand groupe des groupes spontanés, réunis autour d’une idée, d’un projet, voire de l’opposition à un projet…

Le système doit intégrer l’existence de ces groupes, les considérer le plus rapidement possible comme ayant une réelle légitimité à exister, à faire ce qu’ils se sont réunis pour faire, et bientôt, à prendre eux-même des décisions sur un certain nombre d’aspects qui les concernent.

Voici quelques questions qui émergent généralement :

·        Ces groupes spontanés peuvent ils se réclamer du grand groupe, utiliser son nom et son image ? Peuvent ils prendre des décisions qui ont des conséquences sur le grand groupe ?

·        Et si les objectifs ou méthodes de ces groupes sont en désaccord avec ceux du grand groupe ?

·        Comment gérer les aspects financiers, si l’action de ce petit groupe nécessite de l’argent mais n’en rapporte pas ? Qui va payer ? Le grand groupe ?

Il n’y a pas de réponse toute faite, mais une chose est certaine : il faut se poser ces questions !

Un système qui accepte et favorise la remise en question

Même en essayant de faire au mieux, personne n’est à l’abri de l’erreur, de la dérive, etc… Un système qui souhaite fonctionner en démocratie participative doit  en permanence s’interroger sur lui même, la pertinence de son existence, de son fonctionnement, etc…

Si les moyens cités précédemment (moyens d’information, de réflexion, d’expression…) sont correctement opérationnels, il y a de bonnes chances que cette interrogation se fasse spontanément au sein même du groupe. Mais il n’est pas inutile de mettre également en place des démarches particulières pour aider le groupe à aller dans ce sens : mettre en place une commission centrée sur ces questions, faire appel à un regard extérieur (solution intéressante pour permettre au groupe de se repositionner sur ses valeurs, ses modes de fonctionnement, etc…).

13/05/2012
Des moyens d'expression Du temps et de l'envie
A lire dans cette rubrique
Les implications de la démocratie participative.
Pour qu’un groupe ou une organisation puisse réellement fonctionner en démocratie participative, les individus qui en font partie doivent pouvoir participer aux prises de décision dans de bonnes conditions. Ils doivent en particulier bénéficier des « 5 pouvoirs de la démocratie participative »
Organiser un groupe.
Organiser un groupe en démocratie participative
Des moyens d'information.
Les moyens d'information
Des moyens de réflexion.
Des moyens de réflexion
Des moyens d'expression.
C’est une banalité que de le dire, mais les membres d’un groupe doivent pouvoir exprimer leurs opinions, avis, demandes, propositions. Le groupe doit fournir des moyens pour cela.
Un pouvoir décisionnel.
Trop souvent des groupes ont l’impression de fonctionner en démocratie participative lorsque les membres sont informés et consultés sur les orientations et projets. Cela ne suffit pourtant pas, et la démarche décisive consiste à confier une réelle part du pouvoir décisionnel aux membres du groupe.
Du temps et de l'envie.
Du temps et de l'envie
Mettre en place un bulletin de liaison.
Le bulletin de liaison est un outil de base de la démocratie participative. Son objectif est de permettre un premier niveau d’échange (d’information, d’opinion…) entre les membres du groupe.
Comprendre le groupe.
Que ce soit pour préparer un processus décisionnel, mettre en place des instances décisionnelles ou des groupes de projets…… il est important de bien comprendre comment est fait et fonctionne le groupe concerné.
Un dispositif internet approprié.
Les groupes humains ont fonctionné des millénaires sans internet. Il n’est donc pas question ici de prétendre qu’il est impossible de s’en passer. Internet peut cependant s’avérer formidablement utile pour la démocratie participative, tout particulièrement pour les groupes d’effectifs nombreux et/ou répartis sur des territoires étendus.
La Fiche projet, outil d'information et de transparence.
Ce document fait le point sur tous les aspects liés au sujet : état de situation, description des enjeux du sujet, principaux argumentaires déjà développés, éléments financiers s’il y en a, éléments de planning.
Le groupe fonctionne-t-il en démocratie participative.
Voici un petit jeu amusant que nous vous invitons à faire régulièrement pour mesurer si l’avancée de vos pratiques va dans un sens intéressant.
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