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J'ai été nourri à diverses cultures musicales qui m'influencent au travers de tout
ce que je fais.
La musique des pays andins
A 6 ans, j'assiste à la projection d'un film de "Connaissance du monde" sur le lac
Titicaca. Hauts plateaux immenses, sommets étincelants de neige... les paysages
m'ont ébloui, mais l'émotion la plus forte me vint des quelques instants durant
lesquels le film montrait une fête de village.
On y voyait des musiciens jouer de grosses flûtes de pan et des instruments à corde
bizarres. Ces quelques instants ont touché au plus profond de ma sensibilité de
petit garçon. Sous la pluie, devant la porte du cinéma, je me suis juré de jouer
un jour cette musique. C'est grâce à elle que je suis devenu musicien.
En 1983, sur la Plaza de Armas de Lima (Pérou).
Je m'acoquine avec un groupe local pendant quelques jours... Grande victoire pour
moi que de me faire accepter par eux, au delà de l'image du "gringo". |
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Sensibilisation à l’âge de 6 ans puis approfondissement par le biais d’une très
importante écoute de la discographie.
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Pratique de la guitare rythmique andine à partir de 1977, puis
du charango à partir de 1979
- Création et animation de mon premier groupe en 1979
- 4 années de stage au festival du Puy-en-Velay avec le groupe Pachacamac
- Un premier voyage de 3 mois au Pérou en 1984
- Création du groupe "Inchi Yapakis" en 1985 (fonctionnement jusqu’en
95).
- Un second voyage de 2 mois en Bolivie en 1992
- Des tournées de (petits) concerts en 1992 – 1994 – 1995 (Catalogne,
Lozère, Puy de Dôme, Isère)
- Animation d’un atelier de musique des Andes de 95 à 99 à Florac
- Travail d’orchestration pour le chant sud-américain avec la chorale
de Florac en 97 et 98
- Facture de flûtes des Andes (kénas, zampoñas, mocénos, tarkas…)
et de cordes (charangos en bois, tatou et fibre de verre, cuatros)
- Participation au groupe
El Pueblo depuis 2001. Nombreuses compositions instrumentales, arrangements
vocaux
La musique classique et baroque
Au conservatoire du Havre, il n'y avait pas de cours d'instruments andins. Pour
avoir une chance d'assouvir un jour ma passion pour cette musique, j'ai choisi de
pénétrer le monde musical par le biais du seul instrument classique appartenant
à l'orchestre andin typique : la guitare, que les espagnols ont apportée là-bas
dans leurs bagages en 1492 et après. Or, au conservatoire du Havre, pas le choix,
la guitare c'était forcément du classique. La chose m'a profondément ennuyé sur
le moment (sans doute plus à cause des méthodes pédagogiques pas très ludiques qui
étaient courantes à l'époque) et j'ai été un cancre inénarrable tant au cours de
guitare qu'à celui de solfège. Je le regrette aujourd'hui car si j'avais plus bossé
entre 7 et 13 ans j'en serai aujourd'hui beaucoup plus loin. Mais allez expliquer
ça à un gamin ! J'ai toutefois retiré de ces cours une (toute) petite base théorique
qui me sert tous les jours, et une réelle affection pour la musique baroque, qui
ne m'a jamais lâché. Certaines compos actuelles en sont inspirées.
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Cours de solfège à partir de 7 ans, guitare classique de 8 à 13 ans.
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Abandon momentané de la musique classique (qui m’a permis de commencer à développer
d’autres pratiques comme l’accompagnement, la musique des Andes, etc…) puis reprise
vers 19 ans, pratique de duos, etc…
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A partir de 22 ans : bonne culture discographique du classique.
Musique traditionnelle et folk
A 16 ans, rencontre avec un groupe de jeunes de mon âge. Le samedi soir, au lieu
d'aller en boite, ils font des soirées où ils écoutent un seul et unique disque
de "folk" : Gabriel Valse. Accordéon et violon, airs simples et faciles à retenir...
Mais surtout, ils dansent. Et qui plus est, des danses collectives.
A 2 ou en chaînes, cercles... et pas chacun dans son coin comme aux boums qu'on
fait dans nos garages. Il y a quelque chose là-dedans qui me touche instantanément,
à la frontière de la musique et de la relation humaine. Une sorte de partage que
je n'ai pas encore trouvé ailleurs. L'effet est immédiat : je me procure un accordéon
diatonique, un violon, et je commence à gratter comme un fou. Quelques semaines
plus tard, je suis déjà à faire danser... ne faisant pour le moment que rejouer
les airs de l'éternel Gabriel Valse, disque mythique s'il en est !
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Première sensibilisation en 1980 par le biais de la discographie, participation
à des bals folks.
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Démarrage autodidacte du violon et de l’accordéon diatonique en 81, autour d’un
répertoire principalement français dans un premier temps.
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Première approche de la musique irlandaise en 82, participation à un groupe amateur
au Havre (violon, mandoline) jusqu’en 84.
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A partir de 84, participation régulière à « Galaor », un atelier de musique traditionnelle
française et plus largement européenne à Rouen.
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De 87 à 90, participation à « import-export », groupe de musique irlandaise avec
quelques incursions dans la musique française, italienne, nord-américaine.
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91 : premières compositions de musiques de bal folk.
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Entre 92 et 93 à Toulouse : fondation et participation au groupe « Dryade », folk
français, compositions, irlandais, etc… Bals et concerts.
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A partir de 94 : Fondation et participation au groupe That’s all folk : bals folks,
avec répertoire français, puis de plus en plus diversifié : irlandais, Balkans,
Grèce, Europe…
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2003 : Fondation du groupe "Bas
les pattes" : bals folks éclectiques et modernes.
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2004 : Fondation de
Trio Trad, musique tradocompo acoustique
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2005 : Fondation de
Nigouf Trio, idem
La musique traditionnelle des balkans
Beaucoup plus tard... après avoir longtemps approfondi le "sudam" et le folk, je
ressens une certaine saturation. Je commence à être sensible à des harmonies plus
riches, des rythmiques plus déglinguées... Le "son" balkans commence à circuler
dans les années 80. Il m'attire tout en me faisant peur car tout ça m'a l'air plus
technique que ce que j'ai fait jusqu'à présent. C'est finalement le choix de laisser
de côté l'accordéon diatonique au profit du chromatique qui me permettra en 1997
d'entrer de plein pied dans ce nouvel univers.
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Première approche autodidacte au travers de l’accordéon chromatique et de discographie
à partir de 1997
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A partir de 1999, je suis un apprentissage plus construit au travers de stages avec
le groupe aksak en août 1999 et en 2002. Je participe aussi à quelques ateliers
de danse, que je trouve magnifiques, et qui font partie de ce qui m'a attiré dans
cette musique.
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A partir de 2000, j'introduis des morceaux traditionnels des Balkans dans le répertoire
du groupe That’s All Folk, puis de
Bas les Pattes et Trio Trad
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Aujourd'hui, beaucoup de mes compos sont inspirées de balkans...
Vers d'autres cultures musicales...
Jazz, Rock, musique brésilienne... Les rencontres avec des musiciens issus de ces
diverses cultures m'ont donné envie de me laisser entraîner par là... Non pas pour
en faire ma spécialité, car je n'en ai jamais beaucoup écouté et que je n'ai pas
le bagage technique indispensable, mais plutôt pour insérer dans ce que je fais
déjà des couleurs supplémentaires. Les groupes
Atelier FES, fondé en 2001, et
Bas les Pattes (2003) vont déjà un peu dans ce sens...
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